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L'un des auteurs québécois parmi les plus connus, Claude Jasmin est (ou a été) céramiste, acteur, marionnettiste, critique d'art, professeur d'histoire de l'art (moderne), pamphlétaire, chroniqueur de radio et de télé, peintre (aquarelliste), illustrateur, scénographe de télévision, etc.

Photo Éliane Jasmin

Claude Jasmin fait tout d'abord des textes dramatiques pour la radio, puis pour la télé et pour le cinéma. Il a fait beaucoup de journalisme et il publie un livre nouveau chaque année. Depuis 1960, Jasmin a donc publié plus d'une cinquantaine de livres, des romans et des récits surtout.

Jasmin poursuit encore et toujours l'expérience d'écrire avec ses journaux intimes chaque semaine en publiant depuis plus de sept ans un blogue (carnet) dans son site Web . On trouve ici son avis, ses opinions sur les actualités, des critiques de spectacles, de théâtre, de films ou de télé. En somme, il raconte son quotidien. Il parle de lui mais aussi des autres. Jasmin ne laisse personne indifférent, admirateurs ou contempteurs.

Ici, un grand nombre de textes publiés au fur et mesure: lettres ouvertes, projets de romans, humeurs, portraits, extraits... Voici un raccourci vers la liste de tous les textes publiés dans ce site Web. Vous pouvez aussi laisser traces, les commentaires sur les textes de Jasmin sont acceptés et publiés en autant qu'ils s'en tiennent au sujet et demeurent respectueux.

De passage sur cette page ou de retour, pour le plaisir ou pour le travail (l'école), bonne lecture et bonnes découvertes!

LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES | 25 juillet 2010

ENCORE…LE BONHEUR !

Je ne vais pas cesser de le décrire, « c’était un p’ tit bonheur que j’avais ramassé… », oui Félix et je l’ai amené chez moi. Il est présent quand on ne rêve pas à des bonheurs impossibles. Il a fallu descendre en ville, attablés à ma chère Moulerie, aux quatre brises dans un crépuscule tout rose, rue Bernard, le bonheur, je l’ai vu, aux yeux des enfants sortant du Bilboquet pas loin avec des glaces colorées aux dix doigts salis. Les rires. Les langues sorties. Le petit bonheur du soir qui monte. Il y a peu, même rue, passait souvent le cher vieux Guy Maufette, le regard en chansons à son cabaret du soir penché.

Le lendemain, retour ici, et nos oreilles qui rient ma foi, qui entendent, bonheur, ces volées de cloches dans le plein midi sous le toit de l’église de Saint Sauveur qui luit comme de l’argent vif;  trésor grimpé au dessus de toutes ces marquises magasinières. On y a bouffé une belle large pizza très tomatée en reluquant la joyeuse horde des visiteurs. Vivants trottoirs sans cesse animés du village. Saint Sauveur offre sa magie qui est faite…de quoi ? De magie.

At home… Raymonde frappe fort dans ses mains, Jambe-de-bois, mon acrobate à queue rouge, mon trapéziste inouï, est de retour. Et en forme. Son bonheur à lui : menacer nos mésanges mal cachées dans la pinière. « Scandale », crie ma douce, : « Le salaud, il bouffe les fruits du mahonia. » L’arbre à fortes corrugations et aux bleuets sauvages encore jaunes. Une réserve (à conserves) pour les pics et les autres. Notre acrobate fou grignote, vole,  recrache, gaspille. « Ouste et ouste ! », claque ma Raymonde effarée. L’espiègle la défie, se sauve, revient.

Sans cesse, un colibri, mini-paquet d’ailes toutes  « vibrationnelles », fait sa patiente tournée des corbeilles suspendues, animant les éblouissantes rougeurs végétales. Bonheur de juillet. «  Assis su’a gal’rie », comme nos anciens, c’est le spectacle —last show, last show !— d’un soleil qui va au lit très tard et s’est encore fabriqué sa gigantesque marmite au rivage pour des cuissons aveuglantes. Sous le saule qui résiste, le vaillant jumeau du « tombé », bord du lac métamorphosé en vastes gamelles c’est de la lave, une « fondue » palpitante, pulsative. Bonheur des yeux, nerveuses illuminations en guise d’adieu… jusqu’à demain. Si Miss Météo consent.

Comme souvent, bouée fixée à la cheville, un nageur émérite, casquée, lunetté (sic), traverse d’un rivage l’autre. Son crawl à la ponctuation bien rythmé fait songer à une mécanique et épate. De jeunes congressistes du Chantecler jouent au ballon volant sur la plage, cris victorieux mêlés à ceux d’indignation chez les perdants. La vie bat. Un jeune enfant éclate en sanglots, tombé d’un radeau. Un enfant éclate de rires, tombé d’un pédalo. Mon très vieux Jean-Paul, nu et recroquevillé sur son quai, dort comme un bébé, le bonheur. De nouveau la famille « palmipède », le groupe des huit avec la mater fermant le joli cortège. Pas loin, Nicole, la femme-du-docteur, remue vivement dans une saucisse de plastique-mousse jaune. La femme-de-l’ex-maire-Grignon, m’apprend que mon camarade, Pierre, s’assomme tout seul contre une poutre du grenier, ça aussi, le bonheur ?

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1-Tout | 18 juillet 2010

LE BONHEUR…

C’est quoi le bonheur ? Souvent peu de choses. Des simples. Des chaudes. Voir, rue Morin,  un enfant courir au milieu du parc des Familles. Qui tombe. Des parents accourent. Le bambin se redresse et éclate de rire : « Avez-vous eu peur, oui ? » C’est peu, ce gros chat tout gris et bien rond qui traverse [...]

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1-Tout | 13 juillet 2010

À L’EAU CANARDS

Pour vite guérir de cette cuisse arthrosique, qui me fait tant souffrir, je veux recourir à l’hydro-thérapie. Baignades sur baignades donc. Médecine gratuite. Et que vois-je, au large, sur notre radeau ? Deux beaux canards. Côte à côte, le couple se livre à des parades (séduction ?) fort remuantes. Plumes piquées sur l’estomac, cous tendus, [...]

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LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES, Poing-comme-net | 6 juillet 2010

LES QUÉBÉCOIS EN RACISTES DOMINANTS ?

Un jeune cinéaste anglo-québécois vivant au Québec ( mal intégré et mal informé), se confie à un reporter : « La culture au Québec, son cinéma, c’est « tout blanc et franco, rien, jamais, pour ses minorités, pour nous les anglos. Ou les Haïtiens ». Sa stupide lamentation étonnera grandement une vedette québécoise comme l’excellent Norman Brathwait —ou le surdoué Gregory Charles— et tant d’humoristes à succès. Au Québec, nous sommes évidemment majoritaires (comme des Italiens en Italie, etc.). 80 % de la population. La culture est forcément blanche et franco. Le fou-cinéaste y voit du racisme, un nombrilisme, de l’injustice.

Je lis ces conneries, comme toujours, pour nous diffamer et j’ai besoin d’air. Au rivage, des canards visitent les labyrinthes de l’imposant dôme noyé du vieux saule frais tombé. Un rat musqué, gras comme un brigand, trotte vers le quai, son abri. Une marmotte (ma Donalda ?), grasse comme une voleuse, traverse le terrain, nez fouineur collé au sol. Belles visions qui consolent de ce fabriquant du film « Je suis Lénine », ou Trotski, peu importe hein ?, une fable jugée médiocre, continuait de baver sur les Québécois. Mon Dieu, que je suis inquiet pour l’épanouissement de la minorité anglo ! J’en dors p’us ! Comme s’il y avait pas trois cent millions d’anglos (300,000, 000) sur le continent ! Comme si nous n’étions pas que 2% de résistants sur ce continent. Si notre culture « blanche et franco » vit bien, s’épanouit fort, eh bien, ce fait en Amérique du Nord ne cesse de susciter l’admiration. Tous les observateurs de l’univers et nos visiteurs du monde entier ont le chapeau bas ! Notre surprenante survivance, notre farouche résistance est prodige. On a bien raison de nous en féliciter sans cesse. Partout ailleurs sur la planète (et en Louisiane donc) ce sera le souhait « de nous assimiler » selon Lord Durham venu nous enquêter en 1839. Québec français est un miracle ! Et que ceux qui refusent de s’intégrer normalement à nous —80 % du peuple québécois— aillent pisser dans les fleurs !

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LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES | 27 juin 2010

TREMBLEMENT ET NOYADE D’UN CENTENAIRE ?

D’abord parler de la fameuse secousse terrestre venue de l’ouest. Au début, devant mon ordi, j’avais cru à un cortège de ces maudits bruyants camions sur ma vieille « Route rurale numéro I », alias la rue Morin. Non, ça durait, Ça ne finissait plus. La peur ? J’ai cru ensuite à un long grondement d’un tonnerre. Mais ça ne finissait pas, alors oui, terrorisé, vite, vite, je me suis jeté dehors !

Quand ma tendre reviendra de la ville : « Pis? As-tu eu peur ? J’écoutais la radio de l’auto, c’était un tremblement de terre, venu du pays de mon enfance, Claude, la vallée de la Gatineau ! » Je vis avec « une fille d’Hull ». Vieux gag. J’ai donc vu ce que cela fait, un tremblement des sols. J’étais en Haïti un moment, à Port-au-Prince, avec mon camarade Dany Laferrière et j’ai eu une peur bleue !

De la galerie, terminée la peur, je vois la vie reprendre : un merle foufou (dit rouge-gorge), batifole dans un haut chèvrefeuille à l’ombre des érables. Comme pris d’une joie féroce ! Une attaque aux bourgeons naissants ?

Le dimanche précédant, s’amène « la Fête des pères », s’amène ma fille, le mari, deux petits-fils : « Bonne fête papa-papi ! » Mon fils de Val David, Daniel, lui, visite Barcelone. Escargot bizarre, mon Éliane traîne sur son dos (une camionnette Chevrolet), une longue carapace plastifiée. Marco-gendre descend au rivage, d’une seule main, la chose bleue et si légère déniché à son Costco. C’est alors la sinistre découverte ! Haut comme un édifice de quatre étages, gît dans l’eau, mort, notre saule plus que centenaire. Douleur de voir ça, la vraie peine. Ce vieil arbre en a tant vu : depuis 1980, des générations d’adèlois en chaloupe, en canots (à moteurs dans le temps !) Plus jeune il a vu un voisin Grignon, Claude-Henri en culottes courtes lui grimpant dessus! Il a vu, beaucoup plus tard, mes petits-fils si heureux, très fiers, dans leur cabanon improvisé entre ses gros bras. Les a vu aussi accrochés au gros câble de nylon jaune (installé par le pasteur protestant Toupin, un ami). Ils étaient de vaillants Tarzans crieurs s’élançant dans le lac. Eh bien, notre vieux saule penché, le voilà mort, noyé. ses branches, toutes, « le bec à l’eau ».

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Poing-comme-net | 19 juin 2010

À SAINT-JÉRÖME : LE PIRE DES RACISMES ?

матрациLe « grand’homme » métallique sous l’ange sculpté par Laliberté au pied du mont Royal, Lafontaine, ne fut qu’un misérable assimilé, il exigeait de son brave cocher qu’il lui  cause en anglais, un Québécois comme lui. Voyez-vous le genre de héros qu’on a voulu nous faire admirer ? Un « dominé » satisfait de s’assimiler. Fier d’être aliéné. C’est [...]

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LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES | 14 juin 2010

LE SOMMEIL DES TRUITES !

Il faisait beau soleil et voici donc un colibri, si vif, si hélico, qui fonce sur notre oiseau de bois émaillé rouge acheté « une piasse » chez Dolarama ! Il affronte ce leurre et puis, déçu, il fuit. On rit. Voulait-il s’accoupler à un cardinal de bois ? Hon ! Celui de Québec, l’insensible Ouelette, en aurait sorti sa bulle ! Puis voici que ma Raymonde rentrant de son Hyperclub de Piedmont, me répète tout le mal dit sur le dos de la marmotte. « Un vilaine rongeuse de graines en semis, très nuisible. » Bof, on n’a pas de potager ! Je descend trois marches voulant apercevoir ma grosse Donalda, rien. Faire un ménage dans mon tas de vieilles planches et l’en déloger. Non, j’y suis trop attaché. Fou hen ?

« Hier encore » (Aznavour) le vieux chat jaune-orange, bien assis, fixait ce coin secret du siffleux-terrassier derrière de vieilles persiennes remisées. Ma Donalda y allait aux toasts ! La terre volait sur un temps riche. Agrandissement ? Naissances ? On voit rien encore. Mais j’ai bien vu, une première !, un papillon d’un beige enluminé de symétriques ornements gothiques (oui, oui) se poser sur un garde-fou et, oui, choir sur le côté ! S’immobiliser « penché » les pattes en l’air. Quoi ça ? Trop gavé ? Il pulsait fortement. Papillon ivre-mort ? Je l’observais et calculai : ses grandes ailes, ce serait comme si nous supportions, attachés à notre dos, des voiles de 40 ou 50 pieds de haut ! Alors, épuisement ou trop de sucs bus ?

L’ami Jacques Allard m’autorise à me baigner chez lui. Il possède un coquet spa-auberge, le Excelsior, passé le grand domaine skiable du Chantecler. L’une de ses piscines s’orne d’un immense arbuste, sorte d’admirable palétuvier avec ses branches feuillues décorant la serre tout autour du bain et qui fait ma joie. En rentrant de nage, avant-hier, la Rivière aux Mulets venant frôler la 117, se montra d’un bleu à la clarté totale. Mon étonnement ! Un bleu bien loin de ce gris-brun de la Nord. Rivière encore vue en voiture quand nous sommes rentrés du Val David « d’en arrière ». À l’ouest. Nous apprenons que ce chemin qui aboutit, via le Mont Sauvage, à un carrefour adèlois, était la très ancienne route. On y découvre toute une campagne comme secrète et y nichent ici et là de rares vieilles belles maisons. Et des « modernes », bien moins jolies.

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Poing-comme-net | 7 juin 2010

DES ASSASSINS PARMI NOUS ?

Mon titre était un titre de film. Quoi ?, des tueurs parmi nous ? Ceux de la monoculture à la mode mondiale, à Paris comme à Rome, du « american only » ! Des assassins, des collabos, des masochistes ces reporters qui vantent Usa-Only. Des assimilés. Voyez La Presse samedi qui vient. On y tue notre [...]

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LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES | 1 juin 2010

À STE AGATHE : « NO DOGS, NO JEWS » !

J’ai vu, reproduite, cette pancarte placardant la plage municipale de Ste Agathe. Antisémitisme coutumier d’un océan à l’autre dans ces années d’avant la guerre de 1939-1945. Actualités : récente attaque juive d’un traversier turc qui filait vers Gaza, bourré de militants pro-palestiniens. L’anti-juif actuel, celui de 2010, gueule : « Sales juifs, vous avez vu ça dans la Méditerranée, des secouristes des palestiniens de Gaza, et surgissent du ciel, ces salauds de Juifs armés ! »

L’antisémite refuse de reconnaître la réalité. Israël est entouré de pays arabes et ils se sentent seuls, très seuls, au beau milieu de cet océan araboïde, vaste continent antisémite qui les cerne. Tout un monde de pays divers. On y trouve des richards (là où l’on construit des « plus hautes tours du monde ») et des bien moins nantis. La Jordanie. Unis, ils effaceraient rapidement Israël. Divisé (comme nous, Chrétiens), plein de conflits religieux au sein de cette « mahométane » mosaïque; il y a pas si longtemps, Irak et Iran ne se bombardaient–ils pas ? Uni, ce vaste monde, Égypte, Turquie, Syrie, Iran, etc, etc., ferait une bouchée du minuscule état juif. Ces jours-ci, plein d’antisémites souhaiteraient cette invasion de Tel Aviv par les « descendants d’Ismaël », avec le « rejet à la mer » de ces maudits Juifs ! Ô Ste Agathe !

Culpabilisé par l’immonde Allemagne (1933-1945), par l’horreur indicible au pays des génies pourtant, de Bach, à Beethoven aux immenses philosophe) l’Occident applaudissait en 1948 : « Vive la renaissance de l’antique patrie ! » Et la diaspora mondiale juive collaborait à cette installation, de New York à Paris et à Londres évidemment, de partout, vont affluer les soutiens.

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LES BELLES HISTOIRES LAURENTIENNES | 20 mai 2010

La fille « orignale » !

Ce mardi-là, je suis allé jeter un œil dans un sombre enclos, j’ai vu la rangée de guetteurs: ô, gagner un lot au jeu de vidéo-poker ! Magasin aux illusions avec « bandits manchots », chassés jadis, installés par l’État pour vider les poches des « croyants » du fatum grec ! Je venais du Calumet, à côté, pour acheter ma pitance-actualités. J’y allais déjà à vingt ans et je ne permettrai à personne de dire que c’est le plus bel âge. J’aimais ce bel hebdo « Arts et spectacles », made in Paris, France. Je grimpe toujours, à pied : magasins ou ex-restos « à louer » souvent. Au 31 Morin vivait le docteur Rochon et sa fille Pauline, l’âme du Centre d’Art, mon employeur. Un peu plus haut, le « Citrus », modeste bistrot à terrasse « très » parfait pour une bouffe originale, J’y étais hier ! Où il y a le parc Aubert, S’AGITAIT la Grosse Madame et son caboulot du coin. Démoli. Ce bout de la rue Morin avait des airs de far wesT. Il n’en reste que la maison de briques du « El Forno ». En face l’épicerie-boucherie Blondin, pas loin, un petit hôtel, « Le Chateauguay », disparu. En dessous, son pub d’où je voyais parfois sortir mon camarade Grignon, capot de chat au vent, marmottant au vent du nord de 1950 !

Suffit les souvenirs, je rentre et coup de fil du Jean-Paul Voisin : « Y a un orignal sur ta grève, va voir ! » Vite, je cherche l’appareil-photo, puis les jumelles et quand je descend l’escalier, trop tard. Vrai yatch-à-moteur la bête accoste déjà en face, au rivage du Chantecler. Des témoins abondent. Voisine Ouellet : « Il descendait à l’épouvante dans la rue, comme revenant de l’église ! » Pieux animal ? Messe basse ? Maurice Voisin : « J’allais porter mon sac de déchets et paf !, face à face, c’était une femelle ! » Oh, une fugueuse des bois du Sommet Bleu ? Ado délinquante ? Le calme revenu…à midi, encore ce petit bonheur, au ciel du village, d’entendre sonner nos cloches, l’air vibrant, rue Lesage. « C’est l’Angélus », ma mère chantait toujours.

« L’économie en reprise », titre Le Devoir centenaire. Vrai ?

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