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La
lumière si pâle de novembre encore ce midi. Une fine pluie
tombe, invisible presque. Bof ! « Dès le 20 décembre, les
jours vont rallonger », me dit Aile.
Patientia ! Le téléphone sonne et, valet, vous décrochez.
Je déteste le téléphone si j’aime bien les courriels, les mél
( commande Paris,oui, avec accent sur le e). « On vous veut
au « Canal Vox »
pour raconter « le grand-père », ça vous dirait de
venir chroniquer ? » Ma foi, ces recherchistes « vidéotron-iques »
ne regardent pas
T.L.M. à la SRC ? Y
aller pour recycler encore mes anecdotes comiques du papi esbaudi
par les enfants candides ? J’ai
dit « oui », j’aime tant jaser en public, au monde.
Un fou ?
Autre appel : « J’ai
fait une gaffe, je vous ai posté la cassette de votre passage à
« Tablo »,, fallait pas, on va me chicaner ». Je
voulais vous poster la bande des « chutes » tournées
chez vous cet été (des
retailles), vous l’aurez plus tard. Faites semblant de rien…Okay
? » Je rigole et la menace : « Je visionne
ça et je téléphone pour révéler du contenu à Dame Cousineau… ».
Elle rit.
Appel autre : « Faudrait
venir « pré-enregistrer » —par avance— des
chroniques à T.L.M. car il y aura le long congé des fêtes. D’accord ? Aurez-vous des idées
? » Oui, demoiselle, oui, je me fouille.
René Jacob, hier, au téléphone. Désolé
de notre non-rencontre samedi. L’éditeur beauceron (les Lilas)
lui aussi n’estime
pas trop la grosse foire commerciale du Salon, Place Bonaventure.
En colonne des lecteurs, un quidam a porté plainte conte la
longue déambulation « pré-portique » là-bas avec escaliers sans cesse. Avait bien raison. Jacob a relu « La
petite patrie » et est enthousiaste. Me demande un document
officiel, signé, de
« Typo-Graveline-Sogides » pour le projet de cet album
illustré qu’il a très hâte de publier. Chaud au coeur, cet
enthousiasme d’un éditeur-artisan. Faudra que je ponde une
vingtaine de « magnifiques » aquarelles. Y
arriverais-je ? J’ai parlé à Jacob de « dieux qui
descendent… Ou pas »,
il a ri et se dit d’accord. Touchons donc du beau bois de
bouleau noir laurentien !
Cette nuit, un rêve curieux :
scène de soir, lampadaires partout, réverbères aux cottages
tassés de Bordeaux, Aile, curieux,
vit avec moi dans mon ancienne banlieue du temps où j’élevais
mes deux enfants, plein
de monde sur les balcons (comme dans Villeray !), on a gardé un
enfant mongolien (!), on nous remercie de cela, j’ajuste mal un
tuyau d’arrosage, ça pisse partout sur la galerie d’en arrière,
j’arrose des
voisins et Aile, protestations, ma gêne, tantôt c’est le jour,
tantôt c’est la nuit, rêve bizarre, je lave la décapotable
Chevrolet, des voisins ricanent, me montrent du doigt,
pourquoi ? je n’en sais rien, un défilé s’amène dans
notre rue Zotique-Racicot, des anglos (?), une parade d’enragés
(ai lu du Lester, Livre noir,
avant de me coucher), ça marmone des
imprécations
confusément, un reporter pend des notes sur ce curieux pèlerinage,
il note de noms, Aile me dit : « il confond les gens,
fait des erreurs, va le corriger, c’est pas Roch Voisine c’est
Rivard qui parade (souvent Aile me corrige ainsi), on me fait des
menaces soudainement, je veux fuir, avec Aile, en cabriolet, mais
la rue est bloquée… Je me réveille.
Lu un article : la lassitude du
je-me-moi dans les livres. Je m’ausculte. Moi ? Mes nombreux récits
sur Villeray : du je-me-moi ? Non, j’ai publié au fond sur
les autres, mes jeunes amis, le pittoresque voisinage, la
nombreuse parenté, les petits métiers de jadis, etc. Non ?
Tremblay a fait de même, non ? Et ce journal ? Du je-me-moi ?
J’espère que non, j’en ai déjà jasé, souhait d’imaginer
les lecteurs se sonder les coeurs et les reins face à mes
opinions, distinguer, jauger, faire des différences. Exciter le
lectorat à d’incessantes comparaisons avec ses goûts, ses
tendances, ses jugements. Bof ! Le Grec sage : « pour
comprendre l’univers, le faire passer à travers soi ».
Dans le « Bouscotte »,
tome 3, au titre vraiment anti-commercial, Aile toute étonné par
les terribles attaques et acerbes critiques « hors intrigue »…Sur
par exemple, Michel Tremblay et son fidèle Brassard, toit ce
clan, exposé comme des fumistes ! Sur la vadrouilleuse Francine
Grimaldi : paf ! Massacre de cette dévouée échotière !
J’ai glané moi aussi, dans ce tome 3, d’étonnantes
vives et cruelles critiques qui sont mises dans les bouches des
protagonistes « bouscottiens ». Et qui sont sans doute
les opinons du romancier. Grand risque. Jamais, romancier, je
n’ai osé faire cela. Cela ne devait pas se faire, il me
semblait. Balzac,
Hugo et compagnie, au 19ième siècle, s’y adonnait
souvent, moi j’étais
du côté des romanciers étastsuniens : pas le temps…pas
de place pour opinionner quand on se coule à fond dans des
personnages romanesques. Eh !
C’est un manège inusité, étonnant
vraiment. Un effrayant défouloir au travers— TRUCHEMENT— des
personnages inventés ? C’est pas plate, oh non, jamais, mais
embarrassant de le voir se servir du roman en cours pour y faire
aussi—quoi ?— l’essayiste
? S’il avait une chronique régulière dans un « canard »,
s’il tenait journal publié, ferait-il usage de ce stratagème ?
Un truquage, non ? Faut que j’en jase un jour prochain avec mon
Victor.
Gazette du matin : presque 50%
de femmes dans les quincailleries désormais. Aile : «
Eh oui, les femmes doivent remédier à la paresse des hommes
actuels ». Bang
! Elle rit. J’avale. Mon cher Théoret —où hier je dénichais
une poignée de valise pour ma machine à péter— va-t- il
fermer boutique bientôt : on dit que les Rona, Home Dépôt
et Cie amèneront à la faillite les petits quincailliers. Misère
! J’achetais aussi des graines : des fines et des grosses
pour nos deux mangeoires —sorties pour l’hiver. Bienvenue oiseaux
en tous genres sur notre galerie. Hier, je chassais les
écureuils —noirs et gris— accourus, les saudits rats
voltigeurs !
Aile partant aux courses quotidiennes : « Tu
as reçu la « cassette-Tablo » ! Je descend visionner
la chose qui sera télédiffusée fin de ce mois à Artv. Huit
petites minutes pour cette longue journée de tournage cet été,
j’enrage. Facile
alors —montage— de faire ce 8 minutes ! Paresse ! Imprévision,
manque d’un plan préalable. Mode actuelle ?
Le ministre Ménard aux écoliers : « Dénoncez,
dénoncez, les enfants, soyez tous des stools ».
Je lis : « Un écolier sur deux est taxé ».
Je lis cela, je dis « Un sur deux » ? Aile : « Oui,
oui, l’autre est le taxeur » ! Souvenir : à l’école,
rue de Gaspé, jamais eu envie de « stooler » Michel
Labonté, un démon méchant. Oh non ? Le fuir, me tenir loin de
ce batailleur enragé, ne pas le regarder dans les yeux comme on
doit faire avec les chiens furieux. Dénoncer ? Ah non, empirer la
situation ? Non.
Hier soir, au bout du téléjournal, une Aile catastrophée,
effondrée. « Mais Claude, ça va mal partout, partout, en
Cisjordanie comme ici » ? Vision espagnolisante ?
Qu’elle tient de sa mère un peu De
Gratia par sa mère à elle ?
À « Points chauds », sur
T.Q., excellente émission, très
instructive, sur l’Indonésie — pays aux cent langues,
aux cent ethnies, débarrassé « des militaires partout »
pour « s’islamiser » dorénavant.
« Les pauvres y trouvent une espérance »,
disait un invité, « les pauvres via toutes ces écoles
coraniques —à milices hélas — y trouvent une structure de
vie ». Ces « curés » de Mahomet installent des
services, des refuges, servent des repas, ouvrent des cliniques…
Et je songeais : toujours la même
histoire, le procédé malin, pareil partout, derrière les impérialistes
de toutes sortes (Hollande, USA, Angleterre, France) visage de
pieux et bons saints, souvent
sincères, les braves pasteurs protestants, les héroïques
missionnaires cathos (mon oncle Ernest en Chine !) …D’abord du
social et puis le…fanatisme ensuite ! Soudain : une disco
bourrée de jeunes touristes jet-set à Bali —la moins musulmane
des places, tiens— qui saute ! Un expert : « Partout
dans les ex-colonies se libérant, il y a eu l’essai du
socialisme d’abord (de toutes les gammes) les échecs, le désarroi
des Philippines à Java, du Congo à l’Algérie, alors la
religion de l’Islam est venue prendre la place, remplir le vide ».
Le capitalisme mondial, le monde industriel occidental s’énerve.
Répressions : en douce ou en raideur partout. Ainsi naît un
réseau terroriste « Jama Ismalia » en Indonésie, frère
de l’autre réseau.
À T.Q. hier soir donc des propos
clairs avec des experts sur cette région « aux mille îles »
qui prospérait pas mal avant le « krach » asiatique.
Comme cela fait du bien de s’éloigner des « damnées deux
minutes » aux nouvelles.
Même soir, au « Grand blond », à ce propos,
Daniel Pinard gueulait, avec raison, contre la vitesse pour
comprendre le monde en chamailles. Disait qu’il avait quitté
CKAC pour cette raison : « assez d’un maigre cinq
minutes pour expliquer ». Bravo !
Mon beauf’ Albert, le bon sens
incarné, applaudit la « sortie de studio » du
chrooner Pierre Lalonde à « Tous les matins », hier.
J’en suis. Je le dirai en ondes si j’en ai l’occasion. Déboussolés,
les programmeurs foncent dans tout : pénis, vagins et tutti
quanti en épices frelatées. Le sexagénaire Lalonde n’en
revient pas de découvrir ces excès niais au sérieux réseau
français de la CBC. La dure lutte pour capter les auditoires fait
ces ravages. Pas d’autre motif, croyez-moi. Comme au théâtre déserté,
je l’ai dit, viendra une actrice qui mangera sa serviette hygiénique
sur scène pour attirer le…bétail ! Comme en roman, s’amène
une « call-girl » en « chicane freudienne avec
papa » relatant sa lubricité monnayée avec clients
clandestins. Pardon ? Nelly Arcand son nom ? Ainsi va, partout, la
course commerciale en secteur « cul »-turel.
Tiens, envie de lire le « Sainte-Thérèse » (Fides éditeur)
de Fernand Ouellet pour me laver l’esprit.
« Chercher le vent »,
roman du fils Vigneault, obtient un autre prix. La longue partie
Louisianaise de son roman est fort bien menée. Du bon talent. Il
a le Prix de… « l’Académie française » de
Montréal, patron Jean Royer, le poète.
Ce matin, Depardieu (La Presse)
crache sur « La méthode » si cher aux Lipton de
New-York. Il est un « naturel », « je joue comme
je vis », dit-il, sans
se prendre la tête. Bravo ! Le Gérard célèbre se moque aussi
du « Dogme » des cinéastes scandinaves. « J’aime
les beaux éclairages, les décors organisés »,
rafraîchissant d’entendre cette vedette immense (pas
juste au physique) : « surtout ne pas se prendre au sérieux,
ni pour un autre ». Il fera enrager les théâtreux- profs
« à sondages de tréfonds à complexes ».
Un « junkett » —lire : tous frais payés,
avion, hôtel, vins et bouffes, pour le reporter— a permis cet
article. Même chose pour les pages de pub gratuite pour le
nouveau « Harry Potter » ou pour le énième
« James Bond ». Les cinéastes indépendants pauvres
d’ici ou d’ailleurs ? « Allez vous licher »
! Pas de fric pas de complaisance en somptueux pré-papiers.
Infinie tristesse !
Woodward (Wahington Post) dénonce le
gaspillage bushien : « ce fut 70 millions (70,000,000$
US) de l’argent public des étatsuniens taxés pour acheter des
Talibans (mal repentis) et des Chefs de guerre (en rivalité). Et
le Bin Laden qui jase encore sur ruban pour menacer tous les infidèles
de la planète même ces faux-jetons arabes qui osent ne pas le
soutenir. Grand résultat ! Grosses ventes de clôtures-à-alarmes
sur minuterie, de pistolets « at home », de mini-caméras
partout, de milices en tous genres, de vigiles partout, de
gardiens pléthoriques aux douanes, aux aéroports, partout,
partout. Et le tout-puissant « lobby des armements »
fonctionne à mort ! Le fric coule ! Ces industriels adorent le
Bush « faussement » hystérique. Un crétin mais aussi
un bon ami de Chrétien. « W » voit sa caisse électorale
très bien renflouée, il est fin prêt pour le prochain match démocratik
!
Ma fille passait chez nous hier matin
en coup de vent : elle allait aux massages (prix gagné à
Saint-Arsène )du fastueux sauna de l’Excelsior voisin. Je songe
parfois à me faire bichonner un bon jour. Je suis trop dur pour
mes vieux os. Oui, une bonne fos, m’allonger et dire : « allez-y,
frottez, huilez, graissez, soignez-moi ! De la boue, de algues
pourries ? Pourquoi
non ? Aile, inspirée par Éliane ?, part visiter un spa de Piémont
et me revient avec la liste des prix pour ces exercices variés.
J’irai au Chantecler en face dès décembre. Pas cher. Il y a
une piscine si pas de vélos stationnaires et haltères sophistiquées,
ce que j’aime avant tout, nager.
Pendant que je m’étonnais devant une longue liste de
magazines d’ici, propriétés de grosses riches compagnies
—Quebecor et autres Transnatinaf Corp.—
subventionnés (non mais…) par
Pôpa-Providence (
avec notre argent), les
Sept-Jours, L’Actualité, Châtelaine, Coup d’œil,
Pince ce sans rire, etc. Pendant dix ans, devoir de stopper
les « US, mags », racontait l’article, une manne
ottawaïenne était distribuée et les businessmen en faisaient ce
qu’il voulait..eg bien, déjà sur le cul, j’écoute que
« Cinar » la voleuse, la tricheuse,
redevient « persona grata »
et peut quêter les bienfaits d’Ottawa de nouveau. Rozon
—le bon samaritain de frauduleuse-Dame-Charest—
il me semble, répétait au Martineau de T.Q. que enquêtes
et procès n’étaient pas finis !
Un monde hein ? Ce monde me rappelle
qu’il y a des écrivains malins qui savent, eux aussi, comment
remplir les formulaires et comment et avec qui « s’acoquiner »
pour jouir de subventions, bourses et voyages « kulturels »
à l’oeil. Un monde hein ? Encore ? Je lisais hier des tas
de sigles où les « parteux de compagnies » (villes et
campagnes) peuvent obtenir du fric public. Les tétins de la
Grosse Pourvoyeuse (nous tous) sont à sang ! Je me contente, moi,
de payer impôts et taxes. Comme la plupart des nigauds. Bien con,
je reste complètement allergique à ces façons de sucer sans
vergogne le trésor commun devant soutenir avant tout
éducation, santé, transport essentiel (routes). On ne se
refait pas : je tiens de mes parents, pas riches mais dignes,
qui refusaient l’aide publique jusqu’à se priver du nécessaire;
comme la majorité des citoyens…Honnêtes,
eux.
Aile très fâchée contre moi, hier.
Douleur. Au dessert du souper elle me raconte ses problèmes
—abandonner ou non des soins pour ménopausées— paraït que
j’ai fait des « airs ».
Sa colère ! « Insensible va » ! Je
proteste. Rien n’y fait. Très fâchée, bouderie qui va durer
toute la soirée. « Tabou »
terminé —où le poète-chanteur Claude Léveillée a bien montré
son immense talent d’acteur (Aile, yeux mouillés)— fin donc
et départ du générique,
je zappe aussitôt. Aile de nouveau en furie : « Insensible
va »! Elle re-zappe au générique et grogne : « Il
y a l’ambiance, la musique, un temps d’arrêt nécessaire;
« speedy », tu peux pas saisir ça ? Insensible »!
Oh la la ! Je me tais, suis désolé, malheureux.
Redire : paresse de filmer deux
séquences de deux minutes et puis de les coupailler, au montage
en huit séquencettes de 15 secondes pour s’imaginer du rythme.
Ignorance d’une loi scripturaire primaire ! Un auteur (et un réalisateur)
véritable aurait su mieux composer sa prose dramatique. Il est
imbécile (et méprisant pour le public )
de ne pas marquer un peu de temps (même infime) quand on
fait du « back to ». Ça ne s’améliore pas à la télé
des feuilletons avec ces nouveaux venus et cette façon de
saucissonner, oh non ! Jamais je n’ai (en pus de 200 sketches de
télé) eu recours à ce système —de saucisse en rondelles,
tronçons bien minces.
RDI, TV-5, Historia, Canal D : zapping stoppé !
« Dossier O.J. Simpson ». Des témoins scandalisés
profondément par la manière judiciaire de cacher des
faits—exemple : refus d’accepter en preuve un fait majeur :
la fuite éperdue sur autoroute de O.J. dans sa Bronco blanche qui
était un aveu clair de sa culpabilité— non, il fallait
absolument sauver ce Noir. Éviter des émeutes. Stupéfiante
justice USA ! Aile revirée, démontée comme moi, s’écrie :
« Mais c’est une honte, une honte » ! Elle a raison.
À son procès « civil », plus tard, Simpson-la-star,
reconnu coupable, sera condamné à payer des millions.
Plus tard, ma surprise, à TV-5,
alors que je songe à ce roman à faire d’un « Ernesto »—
jeune prêtre exilé et marié de force dans un village d’Indiens
primitifs— débat télévisé sur des prêtres vivant avec une
femme ! Le hasard existe-t-il ?
Je reviens de l’école culinaire.
Attente, lecture. J’ai commencé alors, après le Blank,
le plus récent roman de Poulin. Un étudiant diplômé en lettres
pas pressé d’aller enseigner. Il va se faire engager par un
vieux bonhomme bien bohémien. Un vrai bonheur ! Son monde
habituel. Paumés sympas. L’employeur en vieux libraire
philosophe, mal revenu du San Francisco du temps des hippies
(1968). Le vieux Québec chanté. Un chat, bien évidemment ! Je délaisserai
ce « Mystic River », sauce Stephen King (sans
l’horreur ) plein de noms, de détails vains ? Et cette
traduction franchouillarde, faite à Paris, hélas. Vive Poulin !
Hier, j’ai essayé le Rollin si
bichonné par nos médias : « Tigre de papier ».
Ouf ! Plutôt assommant ce périple —sur le boulevard périphérique,
la nuit— à n’en plus finir avec une « jeunesse »
qui est la fille d’un ex-camarade-en-manifs. Il lui détaille
son passé de révolté instruit,
« soixanhuitard ». Un peu de son enfance, un
grain sur ses parents, un zest de son adolescence, surtout les
« mauvais plans » candides de son groupe « La
cause » : pour faire trembler les bourgeois parisiens
de 1970-1980. Après cinquante pages, je n’en peux plus.
C’est redondant, fouillis, lassant. Je l’ai repoussé pour me
replonger dans « Larose.. », dans « Le livre
noir… ». Dire que ce « Tigre de papier » a
failli remporter le prix Goncourt, étonnant et incroyable ! Le
Rollin intéressera tous ceux qui —étudiants petits-bourgeois
en veine de secouer « papa »—
à Paris, ont vécvu ces années anti-De Gaulle et surtout
anti-Pompidou. Franchouillardises pénibles.
Vu à Canal D :
docu sur L.B.
Jonhson. On y a vu l’Impérialiste des Majors de Hollywood, Jack
Valernti, en conseiller militaire de la White House. Édifiante
carrière ! Sans son aventure de la guerre sale au Viêt-Nam,
Lyndon-Baye aurait pu se construite une certaine stature :les
droits (de vote) accordés aux Noirs, etc. Hélas, la défaite en
ex-Indochine a tué sa réputation… et à jamais. Lu aussi :complexe
de l’imposteur. Autour de lui des gens venus de « Harvard »,
lui venu du Texas. Il en est mal. « Il n’avait jamais rien
lu », dit un témoin proche.
Coup d’œil à TQS aux nouvelles
« Insolences » de mon cher Stanké. Pénible. Vie
fait, mal fait. Zappinfg vite ! La farce avec Dame Marois du faux
Picasso qui se fracasse ... nulle à la caméra si on ne doute pas
d’une ministre au bord de la crise d’apoplexie.
Hier soir, voir le PET en Mercédès
cabriolet, le voir draguer, à Tahiti, une enfant de la Jet set de
Vancouver, voir ce quinquagénaire prétentieux jouer le
jeune bouffon fringant à Ottawa… Voir tout cela et craindre le
pire pour cette série (quatre heures de télé pour six millions
de $ Can.) à la SRC. Bien meilleure facture (visuelle) que pour
la pénible série ducepienne à propos d’un comédien, lui, pas
pénible du tout, ça oui — l’acteur Feore (et non Feere comme
j’ai écrit), sosie un peu d’Yves Jacques, est bon—
mieux faites toutes ces images, bien trépidantes.
Très clair : ce sera « la
vie » de Margaret (audiences : venez en foule, il y a
couple tiraillé) autant sinon davantage que celle de ce fils
« choyé par maman » l’anglaise délicate, héritier
des « Garages Champlain », du père grossier, proprio
du Parc Belmont, vendant à temps sa chaîne de postes
d’essence, un papa-commerçant pris avec un « vieux garçon »
playboy puritain (oui, oui) et
grand voyageur.
Marchand et Pelletier y
jouent les potiches. Marc Lalonde joue ce qu’il était, l’éminence
grise et chauve (l’acteur Marchand y est bon ) dans l’ombre.
Lumière sur le PEt avant tout et, pas loin,
sa future jeune épouse, groupie éblouie d’abord… mais
on sait la suite. On se souvient du « batteur de femme »…
femme qui s’ennuie sur Sussex Drive et qui le cocufia.
Odeurs bonnes venues du premier plancher…J’éteins.
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