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Ça
tombe, hier, cette nuit, encore ce matin : que de neige
abondante à la mi-novembre !
À midi, rayon de soleil :la beauté ! Ale et moi :souffles
coupés. Blancheur lumineuse dans nos sapins, flocons rares, isolés,
qui flottent dans la lumière hivernale. Au loin, image liquide
contrastante, l’eau du lac en vaste ardoise sombre.
J’ai eu envie, hier, comme de me débarrasser
du conte de Noël pour CKAC, le 20 décembre.
C’est fait., en suis bien content, l’ai donné à mon
webmaster, Marco, pour le site. Depuis trois ans, ce « rituel » a
un fort succès pour les auditeurs de Paul Arcand. Espère même
succès le 20. On verra bien.
Pour demain matin avec Houde et
Bertrand, ramasser des notes. A) le cabanon des indiens, les
noyaux de cerise enterrés pour eux, le « whippet »
sacrifié par Laurent, le petit Gabriel et ses canards secrets. B)
les fontaines et leurs vœux en y jetant des cennes noires, C)
installation facile de mini- golf partout, enfin, D) organiser
« course au trésor ». Bien. Suis prêt !
Tantôt à « La tribune du Québec »,
(Cbf.fm) l’éditeur
Vaugeois (« Septentrion ») déchaîné et avec raison.
Il fustigeait les médias qui avantagent « systématiquement »,
dit-il, les auteurs de l’étranger (lire Paris surtout !) et négligent
(je dirais :méprisent) les écrivains québécois ! J’étais
content en diable. L’animateur plutôt silencieux…Culpabilité
collective de ces favoriseurs des livre d’ailleurs ?
Hier, cahier du dimanche-livres de La
Presse :mon éditeur Beaulieu y allait d’une diatribe
enflammée, lui aussi. Enragé mon Victor. Avec raison et preuves.
Il a tiré tous azimuts sur le « milieu des livres »,
les bureaucrates, le Salon du livre et… Radio-Canada…Oh la la
! Une attaque bien venimeuse. Vénéneuse ? Comme j’ai bien fait
de résister à ce projet (en 1987,1988) de devenir, moi aussi, éditeur.
Je l’ai échappé belle, ma foi du bon yeu. Une activité de misère
! De déboires, de déceptions s’il faut l’en croire. Me voilà,
lui se révélant comme aux portes d’une banqueroute, inquiet
pour l’avenir de mes deux tomes de journal à venir et pour mes
royalties ! Aller à l’aquarelle, me retirer au plus tôt de ce
jeu infamant, la littérature québécoise.
J’ai relu, à midi, mon conte pour
CKAC expédié, aussitôt fait, hier soir pour le site
claudejasmin.com: plein d’horribles fautes et coquilles ! Ma
honte à retardement. Je le corrige (avec ajouts) et le ré-expédie
à Marco. Faut que je me surveille mieux, nom d’une pipe ! Gros
paresseux jouisseur toujours pressé. J’avais mis « mirre »,
c’est « myrrhe » l’orthographe correct (Robert) ,
fainéant en dicos ! Non mais…
J’ai cru utile (?) d’envoyer un
texte sur André Cailloux,
mort dimanche, aux
gazettes. Peut-être…Je l’ai sorti de mon « Je vous dis
merci », chez Stanké. On verra verrat !
Magnéto béni : vu des émissions
capturées par l’experte Aile. Exemple : Charrette « Chez
Roger », un bar dans
ma petite patrie. Encore énervée, trépidance énervante, bavarde,
coupant, n’écoutant pas trop… Une Marie névrosée sortie de
prison quelques heures pour son livre tout frais « Lettres
de prison » (VLB, éditeur). Étudiante universitaire, entre
deux cellules (à Tanguay ou à Joliette), elle nous arrose sans
cesse pourtant de « tu-comprends-tu là ? ». « Franchement »
dirait Aile.
Hier soir, à la SRC :
Terrifiants aveux d’un ex-ministre et ex-animateur de radio, le
fils de l’ ex-Premier ministre Bertrand. Chez « Maisonneuve
à l’écoute », il
raconte sa chute épouvantable. Médicaments pour « performer »,
puis l’alcool à flots généreux, enfin la cocaïne (le
sexolisme fou). Un enfer ! Suite de thérapies, rechute sur
rechute. Depuis six mois, il tente de stopper définitivement sa décadence.
Une émission renversante. Que commentait Bourgault chez Bazzo ce
matin. Bertrand
junior (il a 56 ans, son père mourait à 57) le fait pour se
rendre comme vulnérable. Pour poser un frein. Ne plus retomber.
Devenir pour tôt le monde un cible. Il dira : »Oui,
qu’on me surveille même ! » Il a perdu des millions de $
avec sa drogue ! Aussi ses amis, son épouse, il ne lui reste
comme copains que les ex-drogués !
Soudain, aveux supplémentaires
: le pensionnat, huit ans, de 12 à 20 ans (cours classique
du temps) l’aurait amené à l’homosexualité ! Hen ? De quoi
? Quoi ? Eh ben ! Il se dit devenu…bi-sexuel (« une
foutaise, me disait Michel Tremblay, un leurre, un masque, il
n’y a pas de vrais bi-maschins »).
L’homme
semble sincère, là, n’est pas la question. On se pose des questions
sur son nettoyage de plaies vives. Alors tous ces psys consultés,
à quoi servirent-ils au juste ? Désormais, il veut s’en sortir
seul, insiste-il, sans aide. Condamnation confondante des psys ?
Ah oui, une confession étonnante.
Trop de pub peut nuire : déjà
fatigué d’entendre jaser sur le film à venir « Séraphin ».
Pas vous ? Overdose non ?
Le cinéaste Francis-Ford Copola chez
Lipton hier soir, ARTV. Formidables propos (avec extraits de ses
fims archi-connus) sur cet « oscarisé » célèbre.
J’aime ces entrevues. Bien faites.
Sur Tv-5 :débat. Les écologistes,
les verts, pour ou contre. Fameux. Zapete énervée entre deux
bonnes émissions. Soudain, madame Chandernagor vient jaser de son
livre : « La chambre » la fascinante
histoire du petit futur roi Louis numéro 17. Enfant —par les
« sans-culotte »— enfermé dans une chambre close à
la Prison du Temple. Tué ou caché…et puisexilé, on disait en
Canada…légende ! Vient le « Galilée » de
l’ex-ministre de l’éducation en France,
« jeté » par Jospin, le gras et très brillant
Allègre. Que de livres à lire, trop ?
Avons revu « American beauty »,
un film fort. La banlieue USA, le confort et les malaises du monde
bourgeois. Instructif. Illustration des dangers de posséder trop
d’armes à feu ! Ken Spacey toujours parfait en époux cocu, dérivant
vers le jeunisme imbécile.
On veut descendre en ville avant le gros trafic. Devoir en
finir avec le journal. Mes autres notes remises à plus tard.
Demain matin, tôt, studio No. 84, de radio, pour l’enfant de chœur
à raconter à la SRC avec un réalisateur venu de Chicoutimi. Ma soutane
rouge, ma calotte…Vite ! Je chante : Partons la mer…
blanche des neiges tombées m’appelle…
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