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1-
Fin
du soleil arctique d’hier, si luisant, ce matin peu de bleu au
ciel, bien peu. S’en aller voir le travail de l’amie Françoise
Faucher ce soir à « Denise-Pelletier ». Revenir
ensuite…ou rester à dormir Chemin Bates ? On verra. Aile
surveille notre agenda. Fêtes à venir : chez ma fille, chez
Dame Cousineau, chez ma soeur Nicole, au restau italien…Mmm…
Ai
encore sorti la brosse, neige tombée cette nuit. L’hiver déjà
? Rallonge au journal :
j’ai vu qu’il débutait le 9 décembre, je ferai donc huit
jours de décembre. Aile l’a lu. Pas déçue. Craignait des
indiscrétions ? Bof ! Y a vu un tas de coquilles, les miennes,
nombreuses, et celles de la révision qui s’ajoutent. Inévitables
ces erreurs. Ai l’habitude.
Fringale de diariste ? Sorte de deuil
à venir ? J’aimais bien jaser ad
lib ici…Possibles, ces regrets inconscients. Pas d’écho
à ma demande de chroniquer au Devoir. Bof ! Peu d’espoir en réalité.
Je songe maintenant à l’hebdo d’ici « Accès ».
On verra. Ou bien…me taire une bonne fois. Et aquarelliser en
paix. Et lire encore davantage ! Mystère de constater que Le Devoir
ne publie pas mon
texte sur les ruines de Cochin à installer à Larouche,
Saguenay ! Grand mystère. Une secrétaire me dit : « Le
directeur a voulu que l’on montre votre « papier »
à un de nos journalistes ». Bon, bon.
2-
Devenant
de plus en plus sourd, il vient un moment où je ne peux plus
entendre ces criard à la télé et je monte me coucher. Hier soir
Aile : « Tu as manqué Grégory Charles et ses remèdes
farfelus, Paul Houde, excellent à ses nouvelles folles… »
Dany Laferrière, qui ré-écrit ses bouquins, y fut savoureux,
très « poker face », fort bon comédien. Cré
Dany va ! Je m’ennuie de lui, le verrai au Salon de Montréal ?
Vu hier un Claude Léveillée en
acteur à « Tabou », il y est fameux. Souvent les
chanteurs excellent en comédiens :Aznavour, Yves Montand,
ici, Dan Bigras (si naturel dans « Tag », Gauthier,
etc.
Mode conne : on tourne deux séquences
d’un texte (« Tabou » hier, scène d’hôpital, scène
avec le télescope) et puis on les saucissonne ! Faux rythme. Imbécile
manière pour donner du « pep » à une émission.
Foutaise qui me fait enrager. Peur…mépris du public. Imitation
des poubs quoi., Pas plus d’une minute sinon, n’est-ce pas, le
public (tous des imbéciles impatients ) va zapper ! Démagogie
des monteurs aux ordres !
Ai vu la suite des « Le rêve
brisé » à TV-5 hier. Conclusion navrante.
un : il y a eu des tas de négociateurs sincères pour
cette paix difficile entre Israéliens et Palestiniens, des tas.
Deux : il y a les religions et les « mythes historiques ».
Reste du Temple antique, mosquée sacrée…Barrières funestes !
Échec donc ! Les pacifistes des deux côtés des barricades
sont minoritaires. Très. Paix qui fuit, qui fuit…Des morts sans
cesse, plus nombreux certes chez les pauvres, les Palestiniens.
Horreur !
3-
Faut absolument que
j’aille m’inscrire à la piscine la plus proche, au Chantecler,
ern face. Faut ! Tous les toubibs : la santé ? De
l’exercice physique. Y voir Cloclo !
Godbout (que le dernier « Couac »
matraque de nouveau) raconte le livre étrange de la fille du
mythique J.D. Salinger, Margaret. « L’attrape-rêves »
fat voir une fillette coincée entre ce papa célèbre « tranchant »
et une mère « agressive ». Margaret au couvent !
« Papa l’ermite » se livrant aux « boudhas
nouveaux » et à « sa » dépression, à Cornish,
état de New-York. Cette famille éclatera. « Lucide et
tendre », dit Godbout. Des rapports complexes quand on a un
père…génial ? Oh oui, on le devine. Je lirai ce bouquin,
j’aime tant les biographies.
Ah certains Québécois ! Fameux.
Dans tous les domaines. Le trafiquant Lucien Rivard, un Québécois
fort célèbre, fut recherché par toutes les polices et dans
toute l’Amérique du nord, son « histoire » fut bien
raconté par Auger et Cie à TQS. Camouflé par son dancing
populaire célèbre « Plage Idéale,
Inc » à Sainte-Rose, Rivard organisait ses commerces
illégaux en paix. Montréal était devenue, sous Rivard, la formidable porte
d’entrée des drogues dures. Héroïne en masse !
Il y eu délation et puis énergique
« chasse à l’homme ».
On le « voyait » partout, à Los Angeles, à
New-York…Il se cachait pas loin d’ici, à Piémont ! Déménagé
vite au bord du Lac Saint-Louis, il y fut cerné et amené.
Ensuite, évasion inouïe de la prison de Bordeaux, ma voisine
dans ce temps-là. Le FBI exigea qu’on le « déménage »
aux USA ! Le bras-droit des Cotroni ira donc « tauler »
aux USA longtemps malgré ses appels à l’aide aux politiciens
importants (Libéraux d’Ottawa !!!) qu’il avait aidé (en
organisateur d’élections) si longtemps. « La filière
française » (Paris, la Corse et Marseille) en fut ébranlée
très fort ! Il va mourir ici, retraité de tout cela, à 85 ans.
Ah oui, il y a des Québécois hors du commun !
4-
Encore
les coupures de gazettes qui s’amoncellent sur ma table. Les
jeter à la poubelle ? Oui. Le journal intime devant rester un
vrai journal avec « pas trop » des journaux
ordinaires. Copup de fil soudain : la peintre Michèle Bastin
que j'avais loué dans le temps. Elle expose. Veut me voir (« en
invité d’honneur », dit elle ) à son vernissage. Ne peut
le lui promettre.
Beausoleil (Les Chrétienneries »)
m’expédie un mel : son dossier contre « Les
intouchables » de Brûlé où il ne « touche »
pas ses redevances. Une affaire sale. Scandaleuse. Envie de plus
de me tenir loin du petit monde mesquin de l’édition et de
peinturlurer, pour moi tout seul, des images folles, dans ma cave.
La paix.
Départ pour la métropole : aller entendre brailler
sur scène un homme qui est insulté par les hommes de son temps,
légers, inconscients, calculateurs, …un texte de Molière, avec
Gagnon en misanthrope. Y trouver comme un écho à mes enragements
quotidiens ? Y résister
aussi car j’aime la vie comme un fou si je hais tant la société
actuelle. Oui, départ. Aile m’appelle et j’aime aller vers
elle quand elle m’appelle. |