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1-
Ce
lundi matin : je lève le store, soleil flamboyant sur mes érables,
bouqet fleuri d’ocres, d’orangés, de rouges, de citrons et,
autour, contraste aveuglant, la neige de cette nuit, si blanche.
Oh ! La beauté naturaliste ne finit pas d’éblouir, non ?
Miche de Sherbrooke, choqué pour
moi, lui ayant raconté avoir été chassé du collège (après
l’année de l’Immatriculation) et traité dans un « billet
aux parents », d’indésirable. Peine atroce de ma mère, déception
cruelle pour mon père. Moi choqué, bouleversé, de ce mot
affreux, cruel : « élève indésirable ».
Le collège actuel a changé d’idée ? On va me nommer
« élève à imiter » ! C’est bin pur dire. Pas
dupe, je sais bien qu’on veut mousser l ‘Institution du
« boule Crémazie » en se servant de ma notoriété et
je marche volontiers car j’ai connu quatre ans de bonheur au
Grasset malgré certains incidents. Cette Miche me raconte avec
talent ses souvenirs de « chouchou » —« pas
docile mais peureuse »— du couvent et en profite pour
proclamer qu’elle a connu des nonnes formidables, ce qui est
toujours vrai.
20-
Hier, beau soleil, Aile me voyant aux
petites orgues de mon clavier : « Clo ? Je pars
marcher » ! Je partirai à mon tour mais je ne la vois plus.
Je la cherche mon Aile bien aimé. Aller vers l’est ou vers
l’ouest ? Je tourne
en rond rue Morin, pas trop loin de la maison. Introuvable !
Revenue, elle me voit transporter chaises et tables de la
terrasse, accoter la planche à voile sur le saule, poser un
tuteur pour le bouleau penché, et quoi encore ? Heureux de nous
retrouver comme si elle avait fui le domicile conjugale…Non
mais…Dépendance affective ?
Quelques rares liseurs du journal me
disent leur désolation ayant annoncé que cela s’achevait. Ils
me troublent. « On est responsable de ce que l’on
apprivoise… », m’écrit un lecteur saintexupérien.
Vrai. Mais bon, Dieu sait ce que je pourrai pondre sur internet.
Ce « collier » du journal m’est pesant. Me sentais
pas vraiment libre et pour moi, la liberté ( qui m’a coûté
cher parfois) c’est sacré. Je donnerai à mon webmaestre, Marco,
des textes divers, c’est plus que probable.
Durant les pubs criardes, hier soir,
je glane dans un livre de Jean Marcel (« Lettres de Siam »
chez « L’Hexagone ») : « le bouddhisme
n’a jamais fait se répandre une seule goutte de sans en plus de
2,000 d’existence, quelle autre institution spirituelle peut en
dire autant » ? Trop vrai ! Mon Daniel qui s’approche de
cette planète asiatique sera content.
3-
« Ici,
Joyce Napier, à Jérusalem », voilà une excellente
correspondante de la SRC, aussi ce « Ici, Christine
Saint-Pierre, à Washington ». Une autre bien parfaite. Écrire
cela pour montrer que je ne suis pas que négatif avec ces voix
d’ailleurs à Radio-Canada.
Cessera-t-on un jour de nommer
« juif » tous les Israélites de la diaspora ?
Plusieurs ne sont pas des « pratiquants ». Chez les
Israéliens, à l’est (comme ici à l’ouest) il y a beaucoup
d’agnostiques, des athées aussi, on le sait pourtant.
Juif, c’est une religion. On ne marque pas « catholique »
ou « Chrétien » tous les baptisés de la planète !
Et puis il y a des gens, hors cette nation, convertis à la
religion juive. Dans le même sens, Pierre Bourgault (à la radio
de Bazzo) fustigeait qu’on marque « Iraquien » (chez
la mère Dussault à Télé-Québec) des invités en forum qui
sont des Québécois désormais. Il avait bien raison. Facile de
mettre un carton marqué : Iraquo-Québécois comme on dit
Italo-Québécois.
4-
J’ai vu « Bilan »
de Dubé, filmé par Lorrraine Pintal, adapté (?) par Gilles
Desjardins, hier à la télé. Une dramatique bien noire. Qui
laisse froid. Pourquoi ? Aucun des personnages n’est
sympathique…à part peut-être ce bras-droit, Gaston…et encore
? Ainsi, le téléspectateur de cette famille bourgeoise cassée,
perdue, écrabouillée, n’arrive pas à sympathiser —avec
personne. Le héros de « Bilan » est une fameux salaud
—fort bien rendu par mon cher Vincent Bilodeau— et qu’il se
fasse déculotter ne nous émeut pas un instant. Aile d’accord là-dessus.
Dans « Mort d’un commis-voyageur » (pour seul
exemple), le héros arrache l’empathie. C’est une victime. Dubé,
délaissant les « pauvres »,
décidait de dépeindre les « riches » un jour,
et y allait avec une encre impitoyable. : « tous des
corrompus ». Vision manichéenne qui lui aliéna une grande
part de son public. N’empêche que l’on s’ennuie (les ges de
ma génération) du « Téléthéâtre » de jadis.
Avant « Bilan », vu un
fort bon docu sur Marcel Duchamp à ARTV. Ce personnage, surréaliste
à sa façon, étonnant révolutionnaire en art, fut un pionnier
pour secouer le monde visuel, à Paris comme à New-York dans les
années ’20. Duchamp
(que j’enseignais à mes jeunes élèves avec délectation )
termina sa vie… en jouant aux
échecs. En expert ! Cet abandon subit des arts visuels... Il a
tenté de l’expliquer mais cela reste un mystère.
Après « Bilan » nous
zappons sur « Actors Studio » et c’est,
s’achevant, la rencontre de Lipton avec Melanie Griffith.
Timide, mal à l’aise (elle aurait jasé sur sa dépendance aux
drogues) l’actrice montrait une étrange personnalité. Ah,
ellle déclare qu’elle tient son journal sur Internet ! La
vilaine copieuse ! Dit que c’est « une sorte de thérapie »
(hen ?) pour elle ! À la fin, Aile : « Elle
semble bien tristounette la dame » ! Oh oui ! Le réservoir
des forts talents s’épuise-t-il chez le père Lipton. On
dirait.
5-
À
« Découvertes » hier, utile dumping de la BBC encore,
le cloning humain. Débat filmé. Controverse vivifiante. Un
« pro cloning humain » dira : « Il faut
penser aux couples inféconds » ! Sommes-nous deux vieux
schnokes ? Aile, comme moi, toute dubitative : « Laissons
donc la nature faire son ouvrage… ». Oui mais… ouvrage
bien cruel, bien injuste parfois.
Mon Éliane au téléphone avant le
souper. Longue jasette père-fille. Des nouvelles des garçons.
Gabriel voulant devenir chef d’orchestre, songe à un DEC là-dedans.
Mère inquiète. Laurent irait
aussi à « Dawson college ». Je ne dis rien.
David (en administration à Concordia)veut maintenant virer vers
le droit ! Pauvres parents ! Je me suis souvenu de mes anxiétés
quand Éliane et Daniel jonglaient « avenir ». On veut
pas trop orienter, on souhaite la liberté mais… Éliane me dit
que ce chalet au Lac Caché, c’est « non » ! Les fils : « On
ira pas là, pensez-pas nous y voir, on a tous nos amis en ville »,
etc.
Le drôle Laporte, La Presse du
dimanche, nous fait litre le journal intime (Ah, le journal !) de
la Reine Bebeth-Deux. Voilà la monarque, toute émoustillée,
libido enfin relâchée, profondément troublée par ce bras
autour du cou à Otttawa. Il m’a fait éclater de rire.
L’astro-physicien bon
vulgarisateur, né ici, vivant en France, Hubert Reeves a jasé 50
heures face à sa réalisatrice Cardin-Rossignol. Elle en a gardé…une
seule heure ! Ah, ce gaspillage. Il déclare : « Je
suis découragé et volontairement optimiste car devenir négatif
n’arrangerait rien ». C’est mon programme de vie.
6-
Martel,
le plus fidèle chroniqueur de nos livres, vantait dimanche, énormément,
un récent roman : « Banlieue » de Yergeau.
Hélas, Martel n’a aucun talent pour bien transmettre à son
lectorat ses choix, ses bonheurs de lecture (toujours éclairés).
Il en sort donc encore un article plat qui n’amènera guère de
lecteurs chez les libraires. Réginald Martel ferait mieux de
publier des interviews avec ses favoris s’il souhaite vraiment
les aider. C’est un bon questionneur. Mais, paresseux ?, il le
fait une ou deux fois par année. Et pas chaque année, hélas !
C’est quoi, un don ?, de pouvoir faire aimer ce qu’on a aimé,
de donner l’envie d’aller vite chez le libraire du quartier.
Sa prose hebdomadaire est comme un devoir scolaire, il n’y peut
rien. Il y a du prof ennuyeux chez lui. Dans la vie l’homme est
autrement chaleureux, je l’ai un tout peu fréquenté jadis
(rencontres d’écrivains, interviews). On verra ici que je ne
cherche pas à me protéger comme auteur. Martel aime la franchise
et n’est pas rancunier.
7-
Un
policier-auteur, Farrell, dénonce la police secrète d’Ottawa.
Le SCRS. En créant notre FBI-CIA bien à nous , on a voulu
corriger la sale et illégaliste « GRC », engluée
dans des scandales énormes, on le sait. Eh bien, ce serait encore
pire avec ce SRSC ! C’est 2000 bonshommes disposés à sombrer
dans les fautes graves d’éthique, ce serait 200 millions de
notre argent public pour propager ces « truands » en
uniforme. Horreur ! Et, dissidents de tout poil, ouatchez bien vos lignes, pour un oui ou un non, on vous met
« sur écoute », on ouvre votre courrier. Un autre
« ancien » de ce SCRS confirme les odieuses révélations
de ce Farrell.
Le voisin d’en face bourre des tas
de gros sacs orangé.s de feuilles mortes. Pourtant les feuillus
ne sont pas encore dépouillés vraiment ! Un zèle rare. Un
besoin de propreté pathologique ?
C’est l’attente de novembre, le
mois le plus laid de nos quatre saisons. Pire que mars qui est pas
rigolo. J’ai vidé le reste des jardinières d’Aile, si belles
cet été, flop !
flop! la terre sur les pieds des
lilas encore verts, eux, les tenaces.
8-
J’ai terminé « Le joueur de
flûte » de Louis Hamelin. Heureusement, au milieu du roman,
l’auteur se concentre sur ce pauvre Tit-Luc Blouin qui tente de
trouver son père abandonneur. Il le verra au bout des sentiers
sauvages dans son « schack » en ruine,
avec une femme fanée et soumise, une torcheuse du « grand
esprit raté » —comme toujours avec ces zigues révolutionnaires
! Le meneur d’antan, l’entraîneur « joueur de flûte »
fatal, est devenu une
loque humaine, dopé à la codéine et à l’Absolut (vodka). Ce
sinistre papa va se tirer une balle après avoir deviné que le
tit-Blouin est son fils oublié.
Hamelin a un talent rare pour décrire.
Je ne regrette pas d’avoir continué ce « Joueur de flûte »
malgré mes réticences du début avec trop de monde dans le
domaine « vancouvérien » des cocos écolos, des
granos désaxés. Un portrait cruel. Un liseur « à premier
degré » pourrait croire à une charge terrible de Hamelin
contre ce monde de « vieux ados » déboussolés. Ces
paresseux rêveurs (on en connaît tous), en effet, sont dépeints
en misérables candides, enchaînés à des idéaux de pacotille
et surtout aux hallucinogènes de toute farine, de tout champignon
ou herbes sauvages. La
finale verse dans l’onirisme et c’est bien foutu. Tit-Luc est
cuit. Il rampe dans le tronc
d’un arbre géant évidé par les tempêtes, crapahute vers un
coin de ciel bleu, orphelin, il a des ailles imaginaires. En bas,
la police scie le vieux feuillu. C’est la fin des protestataires
généreux, crasseux bohémiens modernes, gitans à cause noble
aux cervelles fêlées. Partout, la police gagne ? Les « coupeurs à blanc » triomphent ?
Les Indiens reculent ? Les idéalistes sont broyés ? Un très
bon roman, Martel, tiens, avait bien raison.
9-
Samedi après-midi,
soudainement, la brume partout ! Ensuite, le soleil s’avance là-dessus.
Oh ! Belle bataille de
lumières. La beauté
encore ! Aile : « Clo ? T’as vu ça ?
Dehors ? Tu
regardes ça » ? Oui,
je regarde ça et c’est troublant. Le soir, film loué par Aile,
« Une hirondelle ne fait pas le printemps » avec
Seigner (fille du grand acteur) et Michel Serrault toujours juste.
Cristine Caron signe. Une urbaine (de Paris) quitte la
grande ville et étudie (un peu)
l’agronomie, achète la ferme du vieux bougon (Serrault).
Le ronchon acariâtre l’observe et doute de ses capacités, il
peut jouir (pour un temps) d’une maison collée à la ferme.
Choc de deux mondes. Amusant récit de la débrouillardise de la
jeune dame. Péripéties qu’on voit venir. Histoire en
apparence banale. Un film amusant, sans plus. Une fin ouverte
comme un roman inachevé. Pas plate ! Pas fort !
Vu Molinari —une vieille femme—
à « Tablo » et qui ose parer « impulsion »
alors qu’il « beurre » entre des papiers collants.
J’ai toujours aimé son
esprit, sa faconde. Hélas pas ses toiles. Critique
j’avais osé mettre : « fabriquant d’auvents »
! La vérité à mes yeux, lui et son « masking tape »
et ses raies colorées. Il me chicana raide un temps. On le voit
à « Tablo » posant toujours son maudit « tape ».
Misère picturale, suiveur docile des Mondrian et Cie. Des
plasticiens expérimentaux du début du siècle. Il jase mieux
qu’il peint. Persistant en
farouche « manufacturier » de bandes colorées
(décorateur ?), mon Moli (installé dans une vieille petite
banque d’Hochelaga) a fini par être amalgamé avec les « anciens »
du vieux fort contingenté de nos peintres « historiques ».
Grand bien lui fasse…en subventions. Pour la caméra,
cabotinant, mon Moli a repris un truc de sa jeunesse :
barbouiller une bout de toile « à tubes que veux-tu »,
les yeux bandés. À l’aveugle. Résultat :une bouillis
fade. On le voit la bouche crochie. On le comprend de rependre son
« masquing tape » !
10-
À
« Tablo » ces ouvrages venus de « Loto-Québec-collection »,
avec « bla-bla » de doctes connoisseurs —ce qu’ils
disent, sauce passe-partout à la Guy Robert, « fitterait »
avec n’importe quel
peintre— font
songer à de la complaisance niaise pour un commanditaire.
Insupportable ! Justement, téléphone tantôt : « M’sieu
Jasmin? ARTV très
satisfaite de notre série « Tablo », on vous prévient
qu’il y aura des « passes » (reprises) supplémentaires.
On va vous envoyer un papier à signer ». Tant mieux !
J’ai envoyé hier, pour un tome
futur, les entrées
de juillet, août et septembre à la « saisisseuse de textes »
de Victor-le-matamore. Ce matin, un « OK, bien reçu »
de cette Martine Aubut. Sortie quand ? Pour le Salon du livre de Québec, en mai 2003 ?
Je feuillète le magazine « L’Âge
d’or » de novembre où, sur quatre pages avec photos, est
installé mon entretien avec Stanton. Médicaments, prothèses,
dents, oreille, yeux…Hum ! Recettes prudentes pour les vieux.
Voyages organisés pour les vieux. Ouengne !
11-
Je lis que « Van Houtte »
va s’installer jusqu’en Europe. Pauvre pôpa ! En 1925, à
vingt ans, financé par sa moman veuve, il tente « son »
Van Houtte à lui. Trois
magasins. Échec total. Aucun sens des affaires, c’est certain.
Il finira, penaud, à
vingt-cinq ans, par faire creuser la cave du logis familial et
vendra des hamburgers et des « grill cheese » durant
de longues décennies,
enfermé sept jours sur sept, de 9h à une heure du matin. Pauvre pôpa !
Le cas Foglia. Au fond, il se raconte
en racontant à Moscou un ami émigrant. Foglia gémit que c’est
dur d’émigrer. On n’en doute pas. Pas moi en tous cas. Il gémit.
De là son humour coriace, ses critiques acerbes parfois. On
s’en ira pédaler fréquemment en Nouvelle-Angleterre. C’est
les USA rêvés. Son ami moscovite
imprudent, un physicien, est dans la « guénille » à
Ahuntsic. À salaire minimum !
« Je l’avais pourtant prévenu », dira Foglia
! Clair message : dur d’émigrer.
En Écosse (pas encore vraiment ibre
!), un politicien con parle du Québec : « Danger
de vouloir l’Indépendance, voyez le Québec, tout s’écroule
depuis leurs referendums ».
L’ignare. Depuis 1995, le PNB, ici, est le meilleur de toute la
(fausse ) confédération. Daniel Audet ( à Londres) lui a fermé
le clapet à cet idiot. Et « Vive l’Écosse libre » !
Je vois des petits placards du
nouveau jeu de société inventé par
mon cher fils. « Top secret » est dans « Voir »,
dans « Le Devoir ». Je touche beaucoup de bois. Je lui
souhaite le même succès qu’avec ses « Bagou »,
« Visou » et « Polémiques ». J’admire
mon gars de vouloir
demeurer un travailleur autonome.
12-
Vendredi,
j’observe « L’Infoman », cet hurluberlu cocasse.
Son ton m’exaspère. Criard. Parfois il vise juste et fort.
Parfois c’est d’une vanité, d’une
vacuité totale. Bien plus étrange cette longue émission (TVA
vendredi soir) avec Claire Lamarche. Elle organise, pour voyeurs,
des retrouvaille dans son studio. En direct. Aile en est mal aise
et puis éclatera en sanglots
face à cette mère, pleurant de joie folle, retrouvant son
grand « garçon-donné » en adoption. Les yeux pleins
d’eau à mon tour. Irrésistible procédé. Mélange donc de
voyeurisme et aussi d’ humanisme. Une télé bizarre ! Des
gns acceptent cette impudeur sachant l’efficacité des téléphonistes
experts de Claire
Lamarche. Irruptions gênantes en effet, intrusions audacieuses.
On regarde et on voudrait être ailleurs aussi.
Des pubs sottes entre (avant) les
grands moments forts. C’est accablant. Commercialement d’une
vulgarité qui dépasse tout. Lamarche joue ce jeu audacieux et
semble en être très heureuse. Bon. Un drôle de monde hein ?
C’est le nôtre.
Chez Homier-Roy, bon portrait de la
comédienne (cinéma et télé surtout) Louise Portal. Elle publie
depuis peu : deux romans. J’aime les artistes qui font,
soudain, autre chose .
Bon signe. Envie de passer à autre chose souvent. Sortir de la
littérature. Des écrits. Allez m’inscrire chez ces bureaux de
casting ! Avec C.V., photos. Dernier début quoi !
Me faire employer comme « acteur à cheveux blancs ».
L’Union n’en contient pas trop. Folie ! Oui, je sais. Faire
autre chose… Briser des carcans ? Je sais pas trop.
13-
Christiane
Charrette dimanche (SRC), toujours stridente, énervée, au bord
de l’hystérie. Une si habile questionneuse. Et elle applaudit,
frénétique, ses propres entrevues ! Elle est brillante et
devrait se calmer, parfois elle coupe inopinément, elle chevauche
ses invités et c’est bête, inutile. Dimanche, on a jasé sur
l’affiche d’un film (de Morin) « Le nèg ! ». Un débat
curieux. Le film n’est pas encore montré qui dénonce le
racisme de certains Québécois. À suivre.
À mon
côté, pile de coupures de mes gazettes.
Unutilisée une fois de plus. Des sujets qui m’invitent,
tous, à … » opinionner » sans aucune vergogne
! Pas le temps. Pas d’espace. Le journal s’enflerait de
pages et de pages. Stock inutile donc. Chaque matin, pourtant , je
coupe, je déchire…et cela grossit vainement sur ma table de
bout.
Aie s’énerve un tantinet. Il faut
descendre en ville. « T.L.M » demain matin avec Houde
et la belle Bertand. Je suis très prêt. Visite au garage V.W.
rue Saint-Hubert. Ces pneus d’hiver. Aller voir Francine L., rue
Liège. Courses ici et là. Oh, prothèse auditive neuve à
recevoir rue Fleury. Et quoi encore ? Alors en route pour
monrial au soleil …
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