|
1-
La
météo se fait docile au calendrier. Dès le 22, temps frisquet.
Sortie des blousons. Remisage des maillots de bain. L’automne
officiel débute. Ce matin, comme hier, beau ciel bleu tout ennuagé
et cette froidure dans l’air.
Coup raide sur la tête hier après-midi.
Pierre Graveline (un de mes éditeurs) me dit : » non ».
On ne fera pas, Claude, cet
album espéré avec vos illustrations et la ré-édition de
« La petite patrie ». Je ne lui en veux pas tellement.
J’ai rêvé de trop ? Graveline m’explique, très aimablement,
que leur maison (Sogides, Ville-Marie, Typo, etc.) n’a
pas d’expérience en ce type de livre un peu luxueux. Ne croit
pas à un bon succès
de vente. Ce qui est probable. Qu’en « poche », pas
cher donc, le livre fonctionne fort bien et que ça suffit.
L’exposition et concert de Francine Ladouceur,
lundi le 14, à l’église Saint-Arsène, rue Bélanger va
se faire sans que l’on puisse promettre aux acquéreurs que
leurs images seront dans un bel album édité ! Eh !
Je téléphone vite ce maudit « pépin » à
Francine. Elle garde sa bonne humeur.

Il me reste quoi ? Cet artisan-éditeur,
René Jacob, pharmacien et auteur, de Saint-Georges-de-Beauce. Il
veut travailler avec moi. Il a édité des livres illlustrés de
Clémence Desrochers. Il m’a fait parvenir hier des exemplaires
ici. C’est joli. Bien modeste. Il n’a visiblement pas les
moyens d’un Sogides, géant des livres ici. Je vais lui écrire.
Folie ? J’avais cru à une sorte
d’hommage, de généreux « salut » à bibi,
de la part de Sogides en me disant « oui » à
mon album rêvé; après tout, « La petite patrie »
comme « Pleure pas Germaine », rapportent bien des
sous au… géant et depuis des années
! Tant pis ! Je me consolerai. Pas mon genre, de passer par
dessus le directeur Graveline et d’aller brailler, protester,
insister chez le PDG, Pierre Lespérance : « Sans
coeur, vous me devez bien ça, etc. » Non. Je me consolerai.
2-
Demain
matin, être au Musée des Beaux-arts avec un de mes tableaux et
assister au lancement de la série télévisée : « Tablo »
pour ARTV. Après filer avec Francine chez l’encadreur « un
macaroni merveilleux », M. Bambino, à Montréal-Nord, avec
mon portefeuille géant des 40 illustrations —à reprendre
penaud, piteux, chez Graveline— de « La petite patrie »
pour cette expo-concert du 14.
En fin d’après-midi, ne peux me
rendre à l’UNEQ, rue Laval, pour le lancement des « Mardis-Fugère ».
Hâte de passer sous cses fourches (caudines?) au Centre culutrel
Frontenac, rue Ontario, est bientôt.
Hâte aussi d’entendre
la « divine Miller », notre Sarah à nous, lire mes textes.
Coup de fil au poète-graphiste
Robert DesRoches, travailleur pour de « Les éditions
Trois-Pistoles », à Montréal.
« Ah, Caude, sais-tu qu’on va faire deux tomes avec
ton journal. 800, pages en un seul volume, ça tient mal en
reliure ». Bon, bon. Deux tmes…Hum, le lecteur va-t-il marcher
là-dedans ? Ça ira dans le 40 piastres (20 tomates chaque brique
!), je suppose pour mon « À cœur de jour ».
Brrr….Peur !
Le mag « Âge d’or »
me revient. Encore d’autres
photos. Celle de la couverture du journal. Un « donquichotte »
comique ! Des photos de mes tableaux…Ça m’énerve. Fixer des
dates. Une heure. Prise de sang urgente pour voir si mon méchant
cholestérol diminue. Denturologue bientôt. Ouf !
3-
Mon
Marlou-Marleau me couriellise :il m’a vu faire le comique
ave Paul Houde chez
« Tous les matins », vendredi. Il s’est bidonné. Il
joue l’épaté. Veut me rédiger des textes de « stand up
comic », dit que j’ai (encore) de l’avenir. Il me nomme :
« polémicomique » ! Ô le tannant amusant
!
Hier, rentrés de Montréal, Aile et
moi, au soleil intermittent, sur la galerie, défrichons des
journaux en retard ! Une tonne. Dans « Voir »
Martineau cogne et s’enrage sur ceux qui, comme moi, souhaitent
l’uniforme dans les écoles. Il est dans les patates avec ses
« l’injustice est là pour rester, l’uniforme ne cachera
pas l’injustice (enfants riches et enfants pauvres) des classes
sociales »; à la fin, en jeuniste odieux, il tonne…
« que les vieux voient à leurs dentiers et fichent la paix
aux riches parents de jeunes écoliers ! » Puant ! Tout le
monde vieillit et il lui faudra, à lui aussi, des prothèses
…comme les miennes ! Cependant, plus haut, il dit que les
parents ne savent pas dire « non » aux caprices des
petits gâtés-pourris. Là-dessus, je le suis à plein ! La peur
idiote de ne pas se faire aimer de ses mômes est néfaste.
L’enfant a besoin de cette sévérité pour se construire,
savoir au pus tôt qu’il devra se débattre sans cesse dans la
vie réelle pour assouvir ses…caprices. C’est formateur.
Hier midi, visite chez mon audioprothésiste
(ô prothèse maudites, nauvrage du temps, vieillir !), rue
Fleury. Prise de moule de mon creux d’oreille. Quoi ? Ce sera
2,000 piastres, viande à chien ! Hier après-midi, Aile : « T’as
pas envie de fouiller de nouveau le rivage pour retrouver ton
bidule, non ? » Non ! Téléphone le matin de la « Great-West »,
assurances de la CBC-SRC : « On vous donnera 250
tomates pour cette perte ». Merci bin ! « Maudite
marde », disait Angèle Coutu devant son ostin-de-beu
d’époux.
4-
Lundi,
un « 5 à 7 » bien lourd rue Saint-Laurent dans ma chère
Petite Italie. Inauguration
du presbytère (ex-Saint-Jean della croce) pour « La
maisonnette… » de Sœur Gagnon. Plein d’officiels. Échevins,
députés etc. 15 discours en ligne ! Ouash ! Magnifique local
pour les démunis (mères et enfants)
de « La petite patrie ». Dire que quelques célibataires
en robe noire disposaient d’un tel vaste chic manoir ! Honteux !
Le lendemain de ce pesant cérémonial, studio avec Houde et
Bertrand. Je raconte le faux trésor de pirates imaginaires enfoui
au parc de la Visitation. David, l’aîné de mnes cinq petits
mousquetaires, me dira en riant, il a maintenant 20 ans :
« Ô papi, tous les mensonges que tu nous a raconté,
ô ! » Toute l’équipe vient me féliciter par la suite.
Un jeune chroniqueur (spots) se colle, se penche sa tête sur mon
épaule :il me veut en papi menteur ! Il attend un enfant et
me dit : « vous venez de mettre de la grosse pression
sur mon père, futur papi ! »
On a ri. Croisé : Jacques Boulanger, vieilli et rsté jeune,
France Cael, toujot de belle humeur, Louise Forestier. Elle fera
« les livres ». Ayant donné dans ce domaine, je lui
donne un conseil : « Ne jase pas trop du contenu
d’un livre que personne n’a lu encore. Parle de l’auteur,
pique la curiosité et ensuite, tu « plogues » son
livre récent ». Le public de la télé n’est pas
librairomane forcément. Contente
de mon avis, semble-t-il.
Mardi prochain je veux raconter le
grands bonheur des « farces et attrapes » sur les
enfants.
La bonne petite bavette saignante,
aux échalottes, à La Moulerie hier soir. Ils ont installé de
gros becs à gaz dehors ! Réchauffement garanti de leur terrasse.
5-
Quand
je promène nos visiteurs, je montre l’ex-demeure du papa de
Claude-Henri Grignon, mon ex-voisin. Aussi, en arrière, la maison
pour les garçons qui ne s’entendaient pas du tout avec la
belle-mère. Le tunnel pour communiquer avec le père du « père
des Belles-Histoires », un puissant agent des terres (comme
Séraphin !), gros marchand dans l’immobilier. C’est devenu
« Hudon-fleuriste ». Boutique utile fameuse que je ne
fréquente pas assez. Pauvre Aile ! Mon voisin Maurice a transformé,
lui, l’ex-maison du notaire du Docteur Grignon (Le potiron),
conservant les pièces montées sur mortier.
Chez Lattès éditeur, lu un livre
vivant sur la mort vue de près. « Pompier de Manhattan »
de Richard Piocchiotto, est le récit candide (et bien patriotard)
d’un rescapé miraculeux de l’effondrement que l’on sait.
Lecture étonnante. Instructive sur un « simple »
new-yorkais ordinaire. Hier soir, chez Thierry Ardisson, un autre
rescapé —businessman venu de France— du 11 septembre, parlait
du même sauvetage. Effrayant voyage au bout de la nuit ! Il a cru
devenir fou ce matin-là. Il en a fait un livre : « 47
ième étage ». On a revu Marc Labrèche faire sa fausse
« fausse-entrée » en studio Et on a pu constater la
censure du bonhomme Ardisson. Plus de « j’ai de trop
grosse fesses », plus de « ah, vous baisez moins
qu’avant monsieur Ardisson ? », etc. Tripotage du ruban !
Des choses vues nous hantent. Ainsi,
je repense à Claude Jutra. Brillant « fils à maman ».
Père médecin. Mère aimée mais veut s’accaparer entièrement
du son fils prodige. Homosexuel non assumé. Le film de
Baillargeon, télévisé, y faisait des allusions claires.
Un jour, accident grave, « en vespa », dommage
collatéral à venir ? On ne sait trop.
Cette mère « dérangée »,
Rachel, rencontrée jadis. J’avais vingt ans. Elle m’achetait
un joli « service de terre cuite »
—carafe et des gobelets en grès bellement émaillé—,
un premier achat pour l’élève qui achève son cours de céramique.
C’était à la galerie —prestigieuse— d’Agnès Lefort, rue
Sherbrooke près de Guy. J’étais pas peu fier. Les Jutras étaient
reconnus comme « collectionneurs d’art » réputés.
Pourtant, je regrettais cette vente car j’ aimais mon service à
liqueur fine. On ne parle jamais de l’attachement du créateur
à ses produits. Cela existe bel et bien, vous savez. Fou non ?
J’aurais bien voulu le garder pour moi.
À cette même (1950) époque, les
designers (exilés de France) de la rue McKay, Guenters et Villon,
m’encouragèrent aussi en m’achetant quelques pièces de céramique.
Je me disais : « ça va marcher mon
affaire. J’aurai des tas de gros clients un jour. »
J’ai déchanté et vite. L’échec de l’écurie-atelier de
Sainte-Adèle (1951). Sans « La Roulottte »
de Buissonneau (1952), serai-je devenu un de ces nombreux
artisans-quêteux ! Longtemps ? Ne sais pas.
Jutra, lui,
est un « gosse de riche » donc. Mais faire un
film c’est autre chose que faire une poterie. Il y faut des
fortunes. Ce sera donc les demandes de subventions et les
attentes, les refus, à la fin, les échecs. Ce sera un homme
encore jeune, atteint d’une maladie épouvantable : ne plus
même se souvenir comment tracer un 8 ! Un jour, désespéré, le
bourgeois-bohémien du Carré Saint-Louis s’achète une fiole de
cognac et s’en va voir l’eau couler sous le pont
Jacques-Cartier. L’appel du… large. Du vide. De l’oubli
total. De l’éternité. Le cinéaste « décoté » va
sauter. Fin. Triste, très triste histoire !
6-
Vu,
à TQS, « Tension ». Pacino et De Niro :un flic
et un bandit. Deux hénaurmes vedettes réunies. Bonne histoire.
Bien ficelée. En 1995, Michael Mann réussit ce « face à
face » qui fera florès évidemment. Héla, paquets de pubs
criardes. À un rythme grandissant une fois le public bien appâté
n’est-ce pas. Une
honte !Grossier modus vivendi. Intolérable. Ouvrage charcuté
donc. Les cinéastes du monde entier devraient agir. S’unir.
Changer la donne. La réclame au début et à la fin d’un
ouvrage cohérent. Refuser la charcuterie immonde. Faire stopper
ce carnage.
Foglia, cette semaine, clame sa haine
des (si jeunes) hommes-bombes de la Palestine et aussi l’empiètement
des « colonies » juives. Bourgault, avant-hier, même
détestation. L’ONU bafouée ! Que faire ? En ce moment,
hyper-suspense : Arafat isolé dans son bunker démoli. Étonnant,
en septembre 2002, tout le monde désormais ne sait plus vers quel
bord pencher. Deux nations :l’une bien armée, riche, défendue,
soutenue par USA et alliés, l’autre, perdue, découragée, vouée
aux assassinats de civils innocents, aux portes de l’auto-suicide
! Misère humaine ! D’heure en heure, télé guettée, nous
surveillons cette affaire affligeante : exil ou mort d’Arafat
!
Dire une chose embarrassante : v
rai que l’ on et nombreux (intellos, écrivains, etc.) à
nous taire. À nous
retenir. Il y a la « cause sacrée ». Ne pas nuire à
la naissance d’une patrie. Oh oui, s’empêcher de critiquer
parfois. C’est très difficile. Nous avons hâte d’ être
libérés. C’est une position intenable à l’occasion. Quand
on se veut un esprit libre. Une fois le pays installé, hâte de
redevenir ces critiques de tous les pouvoirs abusifs. Est-ce que
je retrouverai cette liberté entière avant de mourir ? J’en
doute certains matins. Mais bon,
la Grèce, par exemple,
colonisée, dominée sans cesse, a dû attendre six fois
cent ans pour obtenir sa liberté. Patientia ! Ce qui est
surprenant ? Nos Grecs d’ici —comme nos Israélites— ne
soutiennent pas le diable notre combat depuis 1960.
Vrai que le public a été très mal
informé —affaire Concordia dans tous les médias— sur le
personnage Nethanyaou, contre les accodrs de paix sans cesse.
Un adversaire farouche, agressif—pire encore qu’Ariel
Sharon (!)— des
Palestiniens. Alors, tous de s’écrier : « honte
à ces manifestants, empêcheurs de démocratie » ! Les
Juifs d’ici le visage voilé hypocritement ! À 18 h. propos éclairants
d’un jeune politisé à
« Ce soir ». À 22
h. le Téléjournal et…disparu ce témoignage
gênant ! Censure organisée ! Peur du lobby bien puissant
des Juifs ? Clair. Oui, très clair. Ma honte parfois de mon «
alma mater ».
7-
Une
Moricette, bien nonoune, samedi,
dans La Presse se vante, sur quatre longues colonnes, d’être
bilingue (pourtant pas de quoi se péter les bretelles !)
— ou même quadrilingue— et approuve à 100% pour 100% le plan
—libéral— d’enseigner l’anglais —entendez l’américain—
dès la première année. Bouthillier de la SSJB l’a remis à sa
place hier matin, avec raison. Quand ces zélateurs de l’ « amerloque
linguage » vont-ils
saisir les nuances ? Ici, aux portes de l’hyper-puissance, ce
n’est pas comme apprendre l’english à Paris, à Rome ou à
Berlin, ici, le français est fragile, (7 millions d’habitants)
en voie de rétrécissement. Les jeunes ont du mal à bien savoir
leur propre langue, pollués qu’ils sont sans cesse par la
culture populaire gigantesque du voisin géant (280 millions
d’habitants).
Plein d’experts linguistes qui
affirment qu’une « langue autre » ne peut pas bien
s’enseigner (et s’apprendre)
si on ne possède pas bien d’abord sa langue à soi. Cela
fera des baragouineurs mous de deux langues différentes. Cette
infirmité fera que sans pouvoir penser, inventer, calculer,
clairement dans une langue, le handicapé va foirer dans tous les
domaines ! Clair, non ?
Après ce pathétique portrait de
Jutra, on jasait cinéma, Aile : « Jamais, jamais
je ne pourrai oublier cette scène muette dans « Faut sauver
le soldat Ryan », une mère campagnarde voit arriver des
voitures du gouvernement sur le chemin de terre. Elle devine, sait
tout, son fils s’est fait tuer au front. Elle s’écroule en
silence sur sa galerie. Pas un seul mot. C’était fantastique. »
Elle a raison, je trouve. La force de cette séquence :
extraordinaire. Pas une seule parole.
8-
Robert
Dole, né à Washington, 25 ans au Québec, signe : « Mon
Allemagne », (il y a eu « Mon Afrique » de Miss
Paré ) où il a vécu. Il dit : « Lisez Mathieu 25 :Jésus
y est délirant et parano ! »
Eh bin ! Je monte chercher ma mini-Bible (dite de Jérusalem). Je
trouve le 24…et pas de 25 !!! Bizarre ! Censure ? Je chercherai
ailleurs ! Dole jase schizophrénie, « Jésus en aurait
souffert » ! Il parle aussi de bi-sexualité. Cout’ donc,
naître à Washington trouble le cerveau ou quoi ?
Aile : « Ce Le Bigot
des samedis et dimanches matins, la radio à son meilleure ! »
Vrai qu’il y a un rythme d’enfer. Vrai que l’aimateur
y est disons… directif en diable. Faut absolument
?
Aile vendredi soir. « Cloclo,
faut la trouver même s’il fait noir ». Quoi donc ? Une de
nos tomates. Je la vois. Vas-y.
Va me la chercher. Je descend l’escalier de la galerie. Toute
petite tomate chétive. Rongée. Racoon errant ? Écureuil
grandi… venu peut-être de la troupe printanière du plafond ?
Bon chien, je ramène le fruit gringalet. Est contente. Je
l’aime. Elle voit le trou dedans. « Ouash, jette ça ! »
Non. Je coupe le bout ravagé et je me suis fait un sandwich. Avec
arrière-goût d’écureuil, je veux dire de pinotte ! J’aime
arroser :une fois dehors, à la noirceur, j’ai arrosé un
peu partout. On dit qu’il faut de l’eau avant les gels de
l’hiver. Il y en aura. Ça me calme, ce jet de boyau…Non, faut
dire de tuyau, paraît.
L’excellent acteur, Luc Picard, pas
bien fort chez Homier-Roy, première
de « Viens voir les comédiens ». Table montrée
vainement en contre-plongée pour faire posat-moderne, éclairage
affreux sur l’animateur le transformant en Méphisto-Dracula. Le
son déficient. Pas de chronologie captivante. Picard verbalise
pas trop bien sur son métier.
Aile : « C’est le gros pépère Lipton
à « Inside Actors Studio », mon meilleur ! »
Elle a raison jusqu’ici. On verra avec le temps.
Téléphone de Francine :
« me faut une page de votre plume pour le « programme »
du lundi 14 au soir. Et votre photo. Demain, cher l’encadreur
Bambino, apportez-moi ça. Pis, pas trop magané par ce refus de
votre album ? Il fait
beau soleil, non »? Je grogne faiblement. Et ce soleil, je sors
le dévisager un peu avant le souper.
|