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1-
Je
n’en pouvais plus. Tant de jours sans journaliser. Il a fait si
beau. Ce matin, même lumière avec un grand vent —froid— du
nord. Mon « flag » me le montre. Ainsi diariser
m’est agréable, c’est clair. Je sors des trois vieux volumes
de journal, cadeau de Manon
A. Je n’en reviens pas. Tant Mauriac que Julien Green, c’est
le questionnement spirituel continu. C’est impressionnant
certes. Du vrai journal ? Non. Mauriac ne date même pas ses entrées
! Il en résulte un
tas de réflexions graves, avec des trouvailles riches, des
moments « métaphysiques » bien trouvés. Mais
on ne sais rien
De
concret sur leurs existences disons « terre à terre ».
Ils flottent dans une
quête acharnée —un peu répétitive parfois— pour le salut
de l’âme. Je ne m’en moque pas du tout.
Les deux bons écrivains semblent vivre en dehors des réalités,
des « contingences » pour prendre le mot de Sartre.
Ils font réfléchir croyants et incroyants. Il y a comme en
leitmotiv la mort et le
chemin ardu pour la sanctification.
Je pourrais transcrire des lots de
passages édifiants, mieux que cela, essentiels. Mais mon journal
ne doit pas servir à citer longuement les autres.
Ces
lectures me fortifiaient. Et m’agaçaient ici et là. Cette
« hauteur de vue » n’a plus rien à voir ave un
journal, il me semble. Pourquoi ne pas oublier des essais alors ?
Mystère. Les trois livres sont très salis de centaines de mes
notes. J’y reviendrai sans doute, ici-même.
2-
Hier
matin, coup de fil de Stéphane Tremblay : on me veut comme
chroniqueur à une nouvelle émission de télé. « Tous les
matins ». J’y serais une fois par semaine. Comme quoi ?
Comme « ancien » ? Comme sage sénateur ? Comme un
papi ? Pas trop clair. Bon cachet et j’ai dit « oui ».
Jeudi après-midi, devoir aller
à un premier contact —« screen test » écrit T.—
à Radio-Canada. Hâte.
Tantôt : message du Marleau
ironique si amusant. Il m’a fait grand plaisir en me disant
qu’il avait acheté une cassette de mon « Pleure pas
Germaine », version belge. 5,95$
Il lit le journal :qu’il sache que j’irais boire
volontiers un café fort avec lui s’il vient dans mes parages
laurentiens comme il le souhaite. Au Van Houtte de Val David, avec
nos vélos ? Il en est un adepte de la « petite reine ».
Marleau s’amuse de sa trouvaille : moi en aquarelleur, mer
titre-t-il, contraction
avec « querelleur ». J’ai ri.
Il y a aussi mon G.Tod de Concord. Il
revient, hélas, sur sa querelle avortée avec ce « Festival
de la poésie universelle » à Trois-Rivières (ouf !). Ne
sait-il pas que c’est un non-événement ? Perte de temps, sa
colère ? Mais il a raison de mijoter un pamphlet sur le
parasitisme-artistes-subventionnés —collier du chien de
Lafontaine !— par l’État. Il tient à me re-redire qu’il
n’est pas toujours à l’unisson avec mes déclarations. Pis ?
Non mais… L’unanimité m’importe peu et depuis longtemps. Ce
jeune homme, imprécateur imprévisible,
« afficheur qui hurle » (Chamberland), aussi
pondeur de b.d. prof aux USA, sa patrie, reste
quoi ? Un dissident. De tout ? Sais pas. J’aime les
dissidents, mes frères.
Actualités du jour : la télé-TVA
veut avaler la radio-CKAC et affiliés. Pas une nouvelle. C’est
la mode convergence un peu monopolisante et un peu beaucoup en vue
de contrôle des annonceurs. Ces « clients »
pourraient payer cher pour devoir s’enrégimenter avec un vaste
réseau « journaux-télés-radios » avec un seul et même
proprio qui dira : Jean-Coutu,
Wall-mart, St-Hubert BBQ, branchez-vous, vous venez dans
notre immense « parc à pubs » sinon…
3-
Ma
fille et mon Marcogendre s’en
vont, quatre jours, louer
un gîte à Ogunquit. Mi-prix après la fête du Travail. Les
chanceux. Je veux revoir la mer ? Quand ? Avec mon « oui »
à Radio-Canada-matins…hum ! Pogné ? Contaminé par Aile
—heureuse chômeuse volontaire— j’ai hésité avant de dire
ce « oui ». S. Tremblay, le chef-recherchiste,
en témoignerait. .
Le ministre Simard, un docteur en
lettres, doit améliorer le système public mais il enverra ses
enfants au « privé ». Ça gronde en médias.
Contradiction ? J’aide —en subventionnant— ce système :
Mont St-Louis, Regina Asumpta… etc.
Là où étudient mes petits-fils. Décision —que je
n’avais pas à discuter— de mes enfants. Sauf pour Simon
Jasmin qui fut accepté en « douance » (!)
à Sophie-Barat. Que rétorquera le Ministre ? À suivre !
Hier soir, télé : autre épisode
des « Misérables » de Toto (Juliette, sa maîtresse,
le nommait ainsi, comme Aile avec ses Cloclo !). Malcovitch y est
fascinant en policier Javert qui, obsédé,
« voit dans sa soupe » l’ex-bagnard Jean
Valjean joué par Depardieu-la-bedaine. Du mélo étonnant du père
Hugo. Paris est tout petit car les protagonistes se croisent sans cesse ! Invraisemblances
qui dérangent pas trop quand les rebondissements pleuvent. La télé
tasse le long roman ! Ça
revole ! Une grosse machine visuelle ($) captivante.
Vu aussi une bio du canal D —c’était
son tour— avec un Guy Fournier d’une candeur déconcertante
qui se peint —involontairement— parfois en « sale con ».
Nous apprenons, médusés, que sa mère était une sorte de déséquilibrée et, plus
grave, qu’il se vengeait, vieux libidineux empêché,
d’une toute jeune actrice qu’il…convoitait, en lui
fabriquant un rôle de très méchante guidoune ! Aveu renversant.
Franchise exagérée ? Fournier,
fécond créateur, n’a donc pas de boussole ? Tient-il
de cette mère si peu pédagogique ? Une longue séquence
de télé montre Fournier au bain fruité avec sa compagne
de l’époque (Deschatelets) et ça vire au burlesque d’un
grotesque rare. Non, pas de boussole !
4-
Vu
la deuxième partie —avant-dernière ce soir— de « Thomas
Mann et les siens ». Ce triptyque
fort bien filmé nous raconte, non pas le grand écrivain
allemand exilé sous le nazisme et ses œuvres mais « sa vie
privée ». Rien pour nous familiariser avec ses talents
d’auteur. Un voyeurisme atroce. Épouse aveugle et muette,
homosexualité larvée et non assumée du « grand homme »
nobélisé en 1929, romancier « enfermé », froid,
frustré —il aime les jeunes garçons comme dans son « Mort
à Venise »— distant, hautain. Écrivain dur et trouble à
la fois, bien joué par l’acteur fameux qui incarnait le héros
de « La liste de… » de Spielberg). Un grand frère
communisant, auteur lui aussi, accroché à une jeune danseuse
« taxi-girl ». Klaus, son fils
incestueux et inverti drogué, Érica, sa fille, lesbienne
pas moins à la dérive. L’avant-guerre aux mœurs à la
« Cabaret », le film culte. Un petit caporal fasciste,
l’Autrichien Adolf Hitler va y mettre bon ordre, n’est-ce pas
? 1933 : le pouvoir aux nazis et l’exil des Mann.
Cette bizarre entreprise —« voyez,
vastes publics du monde entier, Mann, le fameux Prix Nobel, fut
indifférent à la noyade familiale »—donne le frisson. On
y a mis, avec talent, des tas de vrais documents (d’époque) et
l’ensemble en devient une sorte de fascinant documentaire. On
reste rivé à son fauteuil. On a pourtant honte d’être
transformé en voyeur dans les trous des serrures de ces riches.
On ne voit jamais, pas une seconde, le peuple allemand. Le
populo. Les gens ordinaires. La misère horrible dans cette
Allemagne ruinée (après 1918) pour la majorité. Les caméras
restent braqués sur ces bourgeois. Manoir, jardins, bagnoles de
luxe, etc.
Au lit, je dis à Aile : « Dans
« Les jardins des Finzi-Conti » je fus très bouleversé.
Pourquoi suis-je resté froid face à ces « malheurs de
riches » ? Aile : « Les Mann s’échappent (en
Suisse puis aux USA). Les juifs italiens, les Finzi-Conti, s’en
allèrent, eux, aux camps de la mort ». Vrai. Très hâte de
voir la fin de « Mann et les siens »
ce soir à ARTV.
5-
Ma
joie ce matin :voir deux hommes « de couleur » en
« grey flannel suit » à la une ! Impensable jadis.
L’un vient de l’Inde, l’autre est d’Afrique du sud. Ils président
le « Sommet de la terre » qui s’ouvre à
Johannesburg. Thabo Mbeki et Niti Ndisan, c’est la revanche des
« esclaves », des « colonisés ». Ils représentent
plus d’un milliard d’humains. De deux continents bafoués si
longtemps. Joie, oui !
Guy Bouthillier, président de la
SSJB, me contacte pour mon appui : donner le nom de Camille
Laurin à la future « Grande biblio » de Montréal. Je
le lui donne volontiers et l’aide à dénicher d’autre appuis
d’écrivains car l’Union des écrivains serait « contre »,
voudrait un nom d’écrivain : Anne Hébert (inconnue hélas
du grand public),
Gabrielle Roy (l’exilée du Manitoba détestant la cause indépendantiste,
Gaston Miron, le poète animateur
d’un seul receuil. Sans sa courageuse « Chartre de
la langue française », sans Laurin, nous serions moins écrivain
en fin de compte. Son coup de barre audacieux —René Lévesque hésitait,
craignait— historique,
nous rendait la « fierté d’être québécois français ».
Mais… une lettre ouverte de ce matin recommandait de dire : « La
grande bibliothèque »,
tout simplement et je crois qu’il a raison.
« Je me regarde jamais la télé »
! Encore ça ? De ce Richard Chartier (La presse) qui déclarait
« nul » un comédien de la tempe de Robert de Niro !
Qu’il est donc coco. La télé offre des heures (rares certes)
inoubliables. Il s’agit de lire les télé horaires, Trop
fatiguant, pauvre nono ?
Mon fils Daniel, ex-prof démissionnaire,
avait donc raison ? Je l’avais jugé bien impatient dans le
temps. Ce matin encore (Marie Allard de La Presse) un témoignage
fortement accablant de profs vite écœurés de l’enseignement
comme il le fut. « Grosse vache »…fillette
enceintes effrontées, jeunes dealers de dope, Marie-Êve, 25 ans,
a vite quitté l’école Père-Marquette. On ne sait plus trop
quoi faire. On parle d’un prime ($) pour garder ces profs éprouvés.
Misère humaine !
6-
Mon
fascisme ordinaire : quand je lis tant de drames dans des
familles en décomposition aux jeunes enfants innocents
écrabouillés : « interdiction de se
reproduire » si on n’a pas un certain « quotient
intellectuel ». Hon ! Oui, j’ai honte. Mais… Tant de
filles et garçons ignares, perdus, incapables en tout, qui
pondent des rejetons —« cé not’ seul’ richesse hein »—
pour les élever comme (pire) chiens et cochons… Oui, stérilisation.
Interdiction d’enfanter ! Oui, mon fascisme ordinaire. Quand il
m’apparaît, je tente de lui clouer
la gueule mais… Julien Green, inquiet de trop en dire
parfois dans son journal : « Tenter, malgré ma réticence,
de dire la vérité, la mienne, sans cesse. » C’est ça
qu’il faut faire mon Julien. Bravo !
Vu aussi à la chaîne Historia,
hier, début de la série sur nos ascendants. Hier, un Marsolet.
Un « truchement », voulant dire un voyageur en forêt,
apprenant la langue huronne, organisant le troc
pour les prudents marchands restés au village naissant.
Il y eut la « morue pour tous » —avant même
Cartier. Il y aura désormais les fourrures. Échanges pour du fer
et du cuivre (haches, chaudrons, couteaux etc.), du verre (
pauvres bijoux recherchés, miroirs), de la lingerie (aux couleurs
si vives). Ces « coureurs des bois » fornicateurs
libres avec les sauvagesses, seront condamnés par les Jésuites
qui s’en viennent —avec une autre sorte de troc. Ils vont
fustiger ces jeunes « intégrés » trop libertins !
Bon récit avec utiles commentaires (historiens et alliés)
sauf ces damnées « reconstitutions ». Du bidon
d’amateur ! Des séances d’école. Et ces putains de pubs
incessantes. Et un peu de « tétage » (lècheculisme)
sur « les tous bons et tous braves » amérindiens.
Même lècheculisme dans les pubs télévisées du 25 e
anniversaire de la « Chartre-Loi- 101 » avec gros
quota gonflé—artificiel— d’ethniques. Nous sommes 83 % de
la population. Huit sur dix quoi. Or, on montre, bien téteux,
50-50 en ethnies colorés dans ces images. Mensonge vain.
Fausser les faits par une complaisance niaise et futile.
7-
J’oubliais :
les fils de G. Fournier parlaient
du « cliquetis » perpétuel du père à sa
machine à écrire. Ma fille Éliane, Daniel aussi, me parlaient
de ce « cliquetis » typographique —typewriteriste
(!), de leur jeunesse. Même tard le soir ! Eh oui !
Le docteur Guay de Trois-Rivières
m’écrit chaudement, venant de Villeray. Il aime ses souvenirs.
Ce n’est pas si fréquent qu’on pense. Il admire aussi mes
insolences. Se dit parent en la matière. Je lui ai rédigé de
gros mercis.
Ça cause « uniforme »
pour tous… dans écoles (et cégeps?). Souvenir : au
Grasset, éléments latins et port obligatoire d’un pantalon
gris et d’un « blazer » bleu. Maman court chez
Greenberg. Je compare pour ma veste, je vois bien de belles étoffes
pour plusieurs, ety de ces pantalons d’une flanelle de qualité,
bien supérieure. Pas de ce linge qui se froisse si vite !
Payés de meilleurs prix. Ma honte niaise. Et l’écusson
à devise du collège qu’il faut payer, broderie dorée. Non,
pas pour moi. Trop cher. L’uniforme ne réglerait rien dit un letttreouvertiste de ce matin : « non pas
d’uniforme, plutôt un code des vêtements. Pas trop de
fantaisies libertaires « chic and souel »,
c’est tout ».
Il a raison.
Amusant de lire cela hier matin
: Normand Brathwait (venu de La petite patrie, rue
Bellechasse) se souvient de son
« dédain très hargneux à l’École de théâtre pour le
monde commercial ». Il en rit maintenant, lui, qui prête
son nom et son allure à tant de publicités (pas juste Réno-Dépôt).
La jeunesse et la pureté. À méditer !
Faut que je me grouille :
organiser une protestation unanime, publicisée, de tous les créateurs
du monde (cinéma, télé etc.) —commencer par Québec— en vue
d’un slogan rassembleur : « TERMINÉ LE CHARCUTAGE »!
Rallier les « gros noms ». Comuniquer (ô Internet !)
avec ceux des autres pays de la terre. Pourquoi un tel mouvement
ne viendrait pas du Québec ? Y aller avec patience (oh mon Dieu
!) , même si le résultat devra attendre cinq ans, dix ans s’il
le faut. Assez c’est assez. Les réclames (dont les
auto-publicités hein), tant qu’ on voudra, on serait pas
« contre », mais au
début et à la fin de l’œuvre. Oui, un jour, fini le
charcutage.
J’oubliais : Thomas Mann, voix
hors-champ : « On ne devrait pas faire d’enfant, les
gens comme moi ». Oh la la ! Je sais bien ce qu’il voulait
dire. Hier, un Fournier ose dire parlant de ce
père absent : « Mon père, sa passion c’était
de rédiger, pas nous, ses enfants » » Oh, oh !
Constat effrayant ? Eh ! Moi qui ne me suis jamais consacré
totalement aux démons de la création, moi qui ai obtenu tant de
joies, tant de bonheurs, tant de plaisirs (petits, moyens et
grands) à voir vivre, grandir, s’épanouir, vivre mes deux
enfants, je sais le prix à payer. Jamais d’œuvre impérissable.
Jamais de prix. Jamais de Nobel. J’accepte ce prix à payer.
J’en suis fier, heureux, content.
Green parle —dans son journal— de
cette vaine « poursuite du chef d’œuvre contre la vie
elle-même », se pose de graves questions. Fournier, moment
rare hier, dit qu’au chevet de Judith Jasmin, il l’a entendu
lui confier qu’elle ne regrettait surtout pas « le temps
perdu ». Cela
l’a tant marqué en retard
et il se surprend
à consacrer une heure de promenade en boisé (temps perdu) chaque
matin. Le diable devenu vieux…
8-
Aile dimanche soir revoit
son émission avec Donald Lautrec dit : « Et que j’étais
bonne là-dedans ! » En effet, c’était souignant en yabl’
! Frisson ici quand on voit son nom au générique. Le temps passe
vite ! Aile s’en alla, à jamais, vers les dramatiques pourtant.
Et ne le regretta pas.
Que de jeunes chanteuses et
chanteurs, vedettes d’une saison ou deux,
ensevelis profondément dans des limbes bizarres ! On en a
jasé revoyant ce vieux « variété-jeunesse ». Le
temps file…Que de romanciers disparus…Durer, durer, le bel idéal.
Je repense souvent à la magistrale
interprétation d’Hélène Loiselle dans « En pièces détachées ».
Elle concentrait toutes les pénibles mères miséreuses, les écrasées
du destin, les démunies de la terre, mères désarmées face à
la vie qui bat fermement. Inoubliable Loiselle !
À « Découvertes »
dimanche, étranges machins virtuels du temps des bêtes anciennes
et des hommes des cavernes, Aile et moi très étonnés. L’infograohie
et ses trucs montrés comme des lapins magiques sortis de chapeaux
technologiques ahurissants. Oh la la !
La romancière (brillante) Monique
Proulx revenue de Chine (à nos frais ) rédige son rapport dans
La Presse. Soudain, elle parle de la langue anglaise (américaine
au fond) que les jeunes apprennent là-bas à toute vitesse et dit : « on
devrait faire comme eux, il y aurait moins de paranoïaques par
ici ». Pas verbatim. Une saloperie! Comment comparer la
Chine —plus d’un milliard d’habitants— son immense
histoire, sa culture écrasante et nous, nous, chétif 2% de
« parlant français, » héroïques résistants
—peinturés par la jeune Proulx en malades paranos. Un tout
petit 2% sur ce
vaste continent à vouloir « être », menacés par
tout ce tout- puissant bloc anglophone à nos portes —285
millions de « speaking english ».
Coups de pied au derrière de madame Proulx —schizophrène,
elle ? — qui se perdent. Une « Monique-couche-toi-là »
? Vrai : parfois les voyages (payés par Ottawa) ne forment
pas du tout la jeunesse ! Le reste de son article était bien
fait, souvent étonnant de constatations originales.
L’écrivain péruvien Llosa :
aristo, il désigne comme complices les pauvres gens qui voient
s’installer une dictature chez eux ! Eh b’en ! C’est vite
aller en… jugement. sommaire. Il publie, sur ce sujet, « La
fête du bouc » narrant la montée de la dictature en République
Dominicaine, jadis. Culpabilisons
les pauvres manipulés quoi !
Green m’influence ? Envie de
remercier en me levant chaque matin… Mais qui ? Mon refus de
voir Dieu comme un papa, un pater, un humanoïde. Le percevoir
comme une « lumière ». Je remercie
donc…la Providence. Ah les mots ! J’ai bien vu que
c’est Jésus et les évangiles qui fascinent Green dans son
journal. Dieu ? B’en, c’est trop abstrait pour ce sensuel
puritain qui n’assume pas bien ses attractions pour la beauté…
toujours masculine (Ah Thomas Mann encore ?). Qui ne reçoit
jamais les femmes dans son antre !
Converti aux cathos, il reste un protestant dans l’âme. La
Bible sans cesse à son chevet. Il estime beaucoup le célèbre
« que le premier sans péché lance la première pierre… »
du Galiléen Jésus. Il
se disculpe ? Il joue au chat et à la souris avec le péché de la chair
et c’est fascinant de le voir…écrire.
Le soleil brille sur le lac. Y
descendre jusqu’à la venue du crépuscule. Oui. J’y vais.
Tenter de lire du Eco un peu plus…
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