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1-
Comme
hier, un beau ciel très chargé de…cumulus, de cyrrus ?
N’y
connais rien en nuage sauf que j’ai toujours aimé les
barbouillages célestes en blancs et gris variés. Nous y voyons,
pas vrai?, des formes molles symbolisant nos rêves fous :
architectures indédites, cavalerie floue, animaux absurdes et
quoi encore ?
Mon amerloque « concordien » réagit ainsi à
mon appel curieux : « T’es sympa de
m’encourager à aller de l’avant. » Il enrage d’avoir
perdu ses textes ( 3 semaines !) sur son ordi, nous prévient de
faire de disquettes de sauvegarde. Oh, s’il fallait…il me fait
peur. Je devrais vite aller acheter le bidule en conséquence, mon
kioute I-Mac de plastique bleu n’as pas de fente pour…
G. Tod a vécu set ans en France mais préfère le Québec…avec
la Bretagne et ses menhirs, etc. Il raconte que des biblios (à
Los Angeles ) ont vendu leurs classiques pour installer des tas de
« Harry Potter ». Ironique (?)
il « m’encourage » —à son tour— à dépasser,
par exemple, le furibond cinéaste Falardeau et publier du
pamphlet sur les patriotes et nos « vendus ». Par
exemple sur ce chef-Papineau qui, en 1837, se sauvait aux USA.
Minute. Se sauvait ou se réfugiait ? Sa tête avait été mise à
prix et lui, tué, quel progrès pour la cause ? Le génial tribun
—qui se pousse aux USA par l’insistance des siens— se disait
sans doute qu’il y aurait du travail à…continuer ? Indépendantiste
farouche, comme tant d’autres, je ne croyais pas utile de
prendre les armes et le maquis du temps des jeunes terroristes
felquistes.
Je suis jaloux, gazette de ce matin : le 11 septembre
qui approche, on va lire la Déclaration d’indépendance (1775)
à Manhattan. Si en 1980 ou en 1995… Si…Entendre notre Déclaration
d’indépendance à nous, Place d’Armes…ou Square Dorchester
(!). Hélas, hélas… Mais ça viendra. Suis « un indécrottable
optimiste » comme je le proclamais chez
Nadeau à CBf-FM, il y a peu.
Le « concordien » a apprécié mon dessin
d’un « guenillou » sur mon site, dit qu’il va se
mettre à l’aquarelle lui aussi. J'ai en tête : les
Italiennes cueillant les feuilles de pissenlit au Parc Jarry, deux
gamins aux billes (smokes, marbres ?), un tramway bondé, le
« p’tit char en or », etc. Que l’esprit de
Marc-Aurèle Fortin veille sur moi !
François Jobin de Brownsbrg
( ref : L’ass. des écrivains laurentiens) me remercie
d’avoir si vite répondu à l’appel d’un petit texte pour
son petit magazine. Mon secret : ma paresse me fait agir
promptement. Ne jamais remettre à demain…
2-
Dufort,
amusant fumiste (volontaire) à la télé —« Infoman »—
hier matin,
à la radio publique : « Je n’ai pas lu
deux livres dans ma vie ! » Aïe ! Combien sont-ils de ces générations
à négliger la lecture ? Je n’en suis pas du tout scandalisé.
Surpris ? Certes. Un monde « autre » s’installe,
veux veux pas vieux bonhomme.
J’ai égaré, mystère, une grosse tablette à papier
« désacidifié » Achat, hier, de deux petites
tablettes à aquarelliser. C’est cher. Bizarre : jadis, mes
meilleures pontes se firent pourtant sur du papier banal, « cheap ».Même
sur du papier-journal parfois. Je m’intimide facilement
(fou non ?) face à du papier de luxe ! Né pour un p’tit
pain ?
3-
Aile
tourmenté, nous allons fêter Mimi Dubois ce soir, dans son
coquet jardin à piscine, à Mont-Royal. « Quoi donc lui
acheter ? Aide-moi, Clo ! » Ne sais que dire. Le vieux
dilemme. L’épouse de l’ami Dubois (L’ex-grand sec d’Orléans)
retraite (du cégep Marie-Victorin et veut (une autre !)
s’adonner à l’aquarelle. Chez le papetier du boilevard hier : »Vous
auriez pas un ensenble de pinceaux à aquarelles ? La vendeuse : « Ah
non »! Eh ! Vivre hors-la-métropole a ses inconvénients.
Hier, tonte radicale du terrain. Ouf ! Essuyant mes sueurs,
écrasé dans un transat, j’admire ma bonne besogne. Grande
satisfaction une fois de plus. Aile : « Oui, je te
comprend, nous éprouvons cela, les femmes, après un bon ménage
dans la maison ». Courriel de Manon A. : « J’ai
lu votre journal, ces bébites inconnues… Brrr…Peur maintenant
d’aller « pédaler » sur votre lac ! » Je ris.
Aile a terminé le « Mistouk » saguenayien de Bouchard
et me raconte qu’il installe les héros « des autres »
dans sa saga de son héros, Noé : Le Survenant, Maria
Chapedelaine, Jack Monoloy, etc. Pourquoi pas ? Aile : « À
la fin, j’étais émue par ses pionniers valeureux qui ont
traversé des temps de misère effroyable. Je vais l’essayer. Un
correspondant outremontais souhaite m’enrégimenter —avec
lui— dans une controverse. Ne sait-il pas qu’ici, j’ai désormais
mon
défouloir utile ?
Vu hier à TV-5 « C’est show »
avec un gras animateur, très « gogoune », très
chevelu et
à voix de fausset, franchouilard à la parisien ! Zap !
Avions mis sur ruban —cher magnéto— un film-culte, 40 ans à
souhaiter voir ce Stanley Kubrick ancien. Coté numéro :
« un » au palmarès. Or c’est un stupide et vain
navet que ce « Docteur Folamour » Culte de mes deux
fesses ! L’antimilitarisme et le pacifisme méritaient mieux.
Aile vraiment stupéfaite. Moi itou. Peter Sellers y a deux rôles
bien mince (y est étonnant, si doué). Un scénario alambiqué,
obscur, confus. Bref : un film pourri. À coter « 6 ».
4-
J’ai
reçu (le 4)
et renvoyé, hier, les 178 premières pages du journal à
Trois-Pistoles. Dix piastres viande à chien… Le bus du terminus
d’en bas ronflait, prêt à emporter ma prose révisée là-bas.
La réviseure (fort bonne) y a fait quelques coupures… que
j’ai refusé. Elle ne suggérait pas, elle coupait ! Non mais…
Sortie du journal —« À coeur ouvert »— m’écrit
V.-L. B. à la mi-octobre. Curieux de relire mes éphémérides de
décembre, de janvier, tant de neige… Au prochain Festival de M.
Losique, fims de 75 pays. Qu’on ne verra pas, personne à part
quelques zélés cinéphiles montréalais, à nos écrans voisins
ni au club-vidéo hélas ! Place aux produits « made in USA »
seulement ! À quand un Canal-films-du-monde ? Sur 400 films, un
seul québécois ! Eh !
5-
Lucide
Daniel Pinard au sujet du défilé-homos : « Caricatures
pour faire rire d’eux pas les hétéros attroupés… »
Bravo, bravo ! Les militants du ghetto devrait vite abolir cette
parade de tantouses et autres « folles »
exhibitionnistes, il se tirent dans le pied.
Crainte ce matin d’un appel de TVA à propos du projet
« musulman » (un Centre culturel-temple), à Brossard.
Aile : « Fais très attention, si tu es « contre »
tu te feras encore cataloguer « intolérant », Clo ».
Elle a raison. Comment dire en deux ou trois minutes mon
opposition : ces émigrants devraient toujours faire voir un
besoin farouche de s’intégrer aux Québécois. Ainsi, ils
devraient monter une vraie curiosité pour le pays adopté. Au
lieu de faire cela, installer un gros machin musulman, rue de
Rome, devient, hélas, une sorte de provocation : « voyez,
nous ne somme pas du tout comme vous, nous allons vous le démontrer
avec emphase, le prouver, installer ici notre Maison
culturo-religieuse, etc. C’est maladroit. Simplement maladroit.
Voyez-vous un fort
groupe de Québécois, en Inde (ou ailleurs) installer un
centre culturo-religieux (catho) ? Exilé, je serais contre.
Adoptant une neuve patrie je voudrais que mon groupe d’exilés
fasse voir une curiosité totale, fervente, sympathique,
agissante, illustrant que cette nouvelle parie nous importe, que
,On souhaite nous intégrer —sans la globale assimilation déracinante
—
devenir des citoyens à part entière. Étudier la culture
de « ma » novelle patrie, ses us et coutumes, sa
religion « nationale » fondatrice, son histoire. Le
souhait normal, sain, de l’intégration totale. Oui, comment
bien dire tout cela en trois 3 minutes ? TVA n’a pas téléphoné,
alors silence.
6-
Mes
gazettes : des carrière-Miron s’installent en banlieues
pas bien lointaines. Loin de notre rue Papineau quoi ! Payant
commerce : 33$ le camion ! Pas de frais importants, que des
champs vacants. Allez-y : « dompez les gars, dompez vos
merdes » ! Des écolos s’inquiètent. L’affreux jus
toxique —le lixivat— traverserait vite les toiles —géotextiles—
ou la glaise. Nappes d’eau souterraines à jamais polluées
alors. Misère : le recyclage coûte cher. Les sophistiquées
machines à dépolluer aussi. Agitation utile, à Sainte-Sophie,
poche de Saint-Jérôme, par exemple.
« Yves » Yves ! » réclame les animateurs
de la radio publique. Il observe le trafic
des heures de pointe.
Sa voix nasillarde amplifiée par le téléphone grésille.
Le surveillant a un tas d’appareils sur son tableau de bord,
montre une photo du journal. Oh ! Un jour : « Yves,
Yves ? » et pas de réponse.
Il se sera fait tué, cellulaires aux mains !
Michelle T. me couriellise sa petite vie. J’aime. Veut
retourner bosser. Son C.V. est chez TQS. Mais peur d’un « oui ».
Dilemme. Enfants si jeunes. Son « homme » travaille
avec Stanké à de nouvelles facéties à « caméra cachée ».
Elle viendra « aux couleurs » par ici cet automne.
Spectacle naturaliste en effet fascinant. Soudain : « faudrait
que je termine mon maudit livre… » Ah ! Une autre écr…evisse
(vice) ! Courage Michelle, oui, courage !
Au vu le « making of » de « La planète
bleue » à Découvertes. Cinq années de guets terribles,
caméras aux poings, des heures pour une minute rare ! Faut du
fric. De l’équipement coûteux. Des équipes entières.
Pluseurs « commandant Cousteau » quoi, En fin de
compte des images qui serviront et cent fois. On les fera voir et
revoir dans des décennies, non ? Investissement lucratif ? Aile
et moi fascinés vraiment par toutes ces bêtes nageuses —et
avaleuses des plus petits— dans les eaux du monde entier. Hélas,
que de fréquentes pubs criardes. La grossièreté a un nom :la
pub intempestive.
Ce même dimanche : revu « Le parrain »,
no. 3. Le tueur (Pacino) Michael Corleone (fils de Marlon Brando
du numéro !) devenu vieux, voudrait se réhabiliter. Impossible
comme on sait. La meute des assassins italiens —Dieu que les
Ritals doivent être encombrés par cette réputation de leurs
effrayants
marginaux !— l’entoure, le rejoigne, lui recommande une
suite de meurtres neufs. Puzo, cette fois, y mêle l’affaire
sordide de la Loge P.2, de la Banque vaticanesque, de la mort
subite (questionnée encore) du pape Jean-Paul premier !
Anti-catholique ou bien informé ? Il laisse entendre une
collision effarante entre la papauté (via l’immobilier
gigantesque) et la mafia sous Paul numéro 6, mort à 81 ans.
C’est embrouillant. Voulu ? Oui. Comme avec « Omerta »
de Dionne lu sa récente saga de motards-criminels. Le public
captivé par le sang qui ruisselle sans cesse, se dit-on, ne sera
pas trop exigeant sur l’embrouillamini, sur
les tenants et aboutissants du scénario pas bien clair. Mépris
? Oui. Encore les fréquentes pubs abrutissantes —le CRTC
ronfle— bafouant le public qui n’a pas de magnéto.
Viendra-t-il le moment où, réunis, les créateurs de films
s’opposeront à ce charcutage grotesque ? Il le faut. Fellini
avait essayé et il n’y avait pas entente hélas.
7-
J’y
reviens : Saint-Germain, excellente questionneuse, regrettait
avec Dufort qu’on ne trouve jamais de commentateurs libres aux
actualités, comme il y en a dans les imprimés. Ont
bien raison. Dufort parle de Montgrain à
TQS et de Claude Charron qui s’en va chez Bruneau à
TVA… en, peut-être « columnist ».
Raymond Lévesque dans le Dev dit, avec bon sens, que la
cigarette est bien moins mortel que voitures et camions. Pourtant
pas de capgne avec images horribles…Voyez-vous cela ? Collage
obligatoire de « cadavres » sur la bagnole ? Sur les
camions ?
Aux postes d’essence ? Horribles, dégoûtantes vignettes
colorées au sang partout : « Danger : la gazoline
tue » ! L’État-maquereau a trop besoin de taxes…
Pierrot Péladeau, lui, déclare que l’on est en route
pour se faire gouverner (dans pas bien
longtemps) par des puces ! E oui, c’est parti, avec, très
bientôt, des puces savantes accrochés à notre carte de ceci et
de cela, permis de conduire, santé, etc. Le génial Teilhard de
Chardin prophétisait bien avant l’électronique sophistiquée :
« Nous vivrons tous dans des cages de verre ». Hier
matin, même page de journal, François Beaulé a pondu un
excellent article sur conscience versus science, sur rationalité
versus spiritualité. Je l’ai lu et relu. Avec contentement,
aussi
grande inquiétude. Un autre « lettreouvertiste » :
si Jésus avait eu deux ou trois femmes parmi ses apôtres ? Il y
aurait des tas de prêtres féminins
alors ? Car, dit-il, le grand argument vaticanesque (bien
sot)
est : « Jésus n’a choisi que des hommes
comme zélateurs ».
9-
Mardi,
« docu-menteur » à la télé de RDI : la vie de
Marilyn Monroe. Platitudes et redites. L’orpheline et sa
gourmandise de se faire photographier. Prudentes images muettes
pour son complexe d’infériorité ? Le mépris de Lawrence
Olivier. L’abus de médicaments. Les suicides ratés. Les 13
avortements et… rien sur les Kennedy ? Déception. Curieux,
jeune homme, cette actrice de cinéma, si populaire déjà, me
laissait de glace. Attitude de jeune intello ? Je me sentais comme
à part des autres, du monde ordinaire et normalement grégaire
cela m’embêtait un peu. Quand le dramaturge Arthur Miler que
nous admirions tant l’épousait, nous nous disions,
aspirants-artistes et écrivains, que le gars voulait une popoune,
une « star » pour briller niaisement. Notre déception
alors. Voyant des flics (à New-York) diriger le trafic des
villes, je me suis souvenu des nôtres à Montréal aux importants
carrefours, petite pointe de nostalgie. Un être vivant,
gesticulant, au lieu des feux synchronisés. Une perte d’humanité
?
Grand plaisir de revoir « The rear
window » de Hitchcock (son meilleur, ma foi !). Ce vaste décor
d’appartements où les commérages font florès me fascinait
encore. J’y retrouvais la cour arrière de ma jeunesse quand les
voisines jasaient sur toutes les galeries. Que nous savions tout
sur tout le monde. Une chaleur qui me plaisait tant. Que j’ai
voulu illustrer (souvent) dans mes livres autobiographiques. Un
temps fini. Hélas ? Je ne sais plus.
10-
De
Guise dans Le Dev du 6 août dit : foin de ce
11 septembre 2001 ! Qu’il faut plutôt commémorer
« le 6 août 1945 », jour du plus grand massacre
terroriste de tous les temps, spécifie-t-il. La bombe aux 200,000
morts, pas 3,000 à Manhattan, 200,000 ! Sur la population civile
d’Hiroshima. Oh ! Nullement culpabilisé, trois jours pus tard,
le 9 août, on remettait ça : Nagasaki. Grand moment de
silence chez Aile quand je lui lis ce rappel funeste de De Guise.
Perplexe, j’y songe.
Au pays de Dracula, chasse aux sorcières. Des gitanes. La
Roumanie veut exterminer ce payant (et hors impôts) commerce de
romanichels, une coutume répandue et estimée dans la populace.
Mes sœurs midinettes allaient chez une mystérieuse Italienne du
voisinage pour se faire « tirer l’avenir » ! Mes
parents les grondaient : gaspillage d’argent. Et moi,
« fin finaud » du cours classique —payé par leurs
pauvres gages d’ouvrières— je les ridiculisais. Honte à moi
! Dans un des mes 78 sketches du feuilleton (La petite patrie)
j’avais illustré une telle sorcière : ma petite sœur
disparue, le pendule de l’Italienne dans la cuisine, mon père
enragé contre elle...
Moins de nuages, ciel plus clair. Soleil brillant. Aller
nager. Les aquarelles… ? Qu’elles attendent !
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