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1-
Hourrah
! le beau temps se continue. J’ouvre l’œil (expression
comique) et j’observe de ma fenêtre de chambre, les jolies
taches de bleu, rouge, jaune
sur la rive opposée. Ce sont des pédalos amarrés des
condos « Villa Major ». Hier, on invite ma fille et
mon marcogendre…Quoi? Marc est déjà de retour à son ministère
(Famille) rue Fullum ! Ils viendont, promis, samedi. Hâte. Le
clan d’Aile, l’autre week-end. Ça ne cesse pas la belle
« vésite » quand on a un chalet-dans-le-nord, c’est
connu. Je nage et le rat musqué (ou bien son frère ?) me côtoie
avec sa branchette dans la gueule, vaillant comme un castor. Des
poissons font des sauts étonnants ici et là. Gare à vous
moustiques de toutes sortes ! Si chaud…que… nagettes sans
cesse. Nager sur le dos, pour revenir, m’est une joie. Un
bonheur rare. On est comme moins lourds. Fascinant. J’y
resterais des heures !
Zappeting, hier, après-souper : je vais toujours,
toujours, au 31, Canal D —un procès sordide célèbre en
Californie avec ce coco de narrateur, voix hors-champ, qui semble
toujours ronronner, ronfler une conne pub de « Canadian
Tire— au 43 pour
Historia, Lacoursière, « speedé », parle des
Amérindiens Pétuns d’où le mot « pétuner » pour
fumer, dit que des gamins de 4 ans fumaient jadis, on disait
« pour aller chez Joseph, c’est à trois pipées d’icitte
! », la notion d’enfance n’existait car un enfant dès 7
ou 8 ans devenait un travailleur agricole comme son poupa.
Lacoursière, longtemps méprisé par ses collègues excelle en
vulgarisation et est fort bien documenté— à TV-5, le 19, à
Artv, canal 28, à T.Q. Bien rarement ailleurs. Charron parfois
ennuyeux —cette M.-H. Bizier, insupportable avec ses
bafouillages. « Pu’ capab’ » ! Avignon 2002, une
jeune chorégraphe allemande explique « le corps », le
formalisme triomphe partout, coté avant-garde, avec sa quête
acharnée de symbolisme, époque du visuel gagnant, avec gadgets,
bébelles et acrobaties folichonnes et aussi,
parfois, des images renversantes, hors du commun. La pensée…
pas le temps.
À mes chers canaux, il y a des pubs, partout, hélas. Zap,
zap, zap ! Aile en a fini avec restes et lave-vaisselle et c’est
l’heure du film loué. J’aime. On se carre.
Je regrette mon anglais plus que très chétif, obligation
alors de voir les (fréquents) bons films américains « doublés »
et bien mal le plus souvent. Hélas, le grand public ne supporte
pas le sous-titrage, c’est très regrettable. « Chambre à
louer » est un film drôle et triste à la fois. Il raconte
les déboires (loufoques) d’un jeune et bel auteur inconnu Égyptien
qui veut devenir scripteur à Hollywood un jour (eh !)
comme tous les exilés rêveurs et colonisés. Émigré à
Londres, sans via, sans permis de travail, ses pirouettes se
terminent en un fort amusant « conte de fée ». Scénario
d’un maghrébin et réalisation d’El Hagar fort brillante.
Aile enchantée comme moi de ce « Chambre à louer » ;
munie d’une liste, elle trouve, fréquemment, avec bonheur.
Après ? Fin des fées ! Aux actualités : une Caisse
Desjardins, associée à un bandit, ramassent son lot de cupides
rares (promesse : 50% d’intérêt !) qui se font flouer
(domaine immobilier) et maintenant ce cocus râlent contre leur
Caisse ! Bin bon pour vous autres les avides en spéculations
faciles, bin bon !
2-
Un
saint mexicain enfin ? Je me souvenais d’un film avec notre François
Rozet : « Notre-Dame de la Guadeloupe », vu en
sous-sol d’église à dix ans. Cette Vierge immaculé, négroïde,
fit des signes (lourdiens, fatimatiens) à ce nouveau saint. Il y
a controverse sur ce saint-là et menée par une archevêque
sceptique. Bof : le pape décide, « he is the big boss »
! Un cardinal —« papabile » sur dix aspirants au
Saint-Siège— voulait « son » saint. Il l’a eu.
Souvenir : en 1980, entrant à Saint-Pierre, mon ahurissement
de voir au dessus du maître-autel, une chaise ! Oui, oui, un
fauteuil ! C’était le symbole. Menuiserie de bronze et doré !
À propos de ces vierges noires, je l’ai dit, souvent
d’antiques sculptures de Marie noircissaient avec les décennies.
De là, plusieurs Vierges noirâtres.
Ça jase « harcèlement moral » au Point. Je
dis à Aile : « Les victimes des patrons sadiques :
des fragiles, des mous aussi, non ? » Deux victimes témoignent :une
bien molle en effet mais aussi une « avec forte échine »
! Ah bon
! Qui n’a pas connu le petit despote gradé dans ses
entourages ? Au réseau français de Radio-Canada, il ne faisait
pas long feu, l’on se regroupait, grogne organisée et vite,
dehors ! Ou transmuté à Ottawa.
Essais hier : content. Des moinillons, en petits
Saint-Antoine, rue Dante, une Fête-Dieu, rue De Castelnau, un
christ couronné d’épines, éclabousseur de son sang, un
Crucifié géant (à Saint-Cécile) au-dessus d’un gamin qui
cache son arme, une fronde. Oui, pas mécontent. Je me suis
souvenu des aquarelles « à châteaux » de Hugo vu
« chez lui » à Paris, belle Place des Vosges, au numéro
7. Alors je songe à un fort bien bancal —de garnements— avec,
au ciel, leur « rêve » d’un château-dongeon-forteresse.
Hâte de retourner à mes jus colorés. Ce matin, achat de papier
et des blocs neufs de peinture.
Justement, téléphone de cette Francine-organisateure
avant-hier : « Tout baigne, l’expo va se faire
début octobre. J’ai questionné des gens du Musée, votre cote
serait dans le mille dollars ! » Je répond : « Ne
rêvez pas, Francine, si vous obtenez 500 tomates par aquarelle,
ce sera miraculeux ! » Elle proteste : « Vous
vous sous-évaluez ! » On a bien ri. C’est qu’elle veut
beaucoup de fric pour ouvrir son centre culturel dans Saint-Arsène,
rue Bélanger, angle Christophe-Colomb. Avec une part pour aider
« La maisonnette » de Sœur Gagnon, tel que promis.
Soucy chez « Sogides-Typo » m’a dit :
« D’abord, avant l’encadreur, tu m’apportes tes
image pour « le scanning » ici, oublie pas ».
Cette « PetIte patrie » toute illustrée par « la
main de son auteur » sortIrait chez « Typo »
dans un an ou deux. PATIENTIA !
3-
Hier
soir, pizza végétarienne (au four) chez « Grand’pa »,
à Val David, avec les J., nos voisins. La patronne, une Française
installée ici à jamais,
« endure » son dernier été : « Très
difficile de dénicher du personnel efficace ». C’est
vendu. Présentation —un Français aussi— de son acheteur.
Bonne bouille : « Craignez pas, je ne changerai
rien, ça marche si bien ». Bon. Jasette en quatuor :
nos anciens « voyagements ». Pauline et Jean-Paul sont allés
un peu partout plus jeunes. Tiraillement : sédentaires, on a
la paix, partir (pour des aînés) c’est les attentes, le délais,
l’impatience, les risques de déception, etc.
Avant qu’elle ne redevienne si populaire, Françoise
Faucher… et moi, on imaginait des « voyages organisés »
avec nous deux comme guides ! Une idée restée en jachère.
Au retour de Val David, docu (au D) sur l’acteur Chris
Reeves, le —« Superman 1-2-3-4— bien connu, tombé un
jour de son pur-sang et, à jamais coincé dans son
fauteuil-roulant, très gravement paralysé. Hagiographie.
Complaisance des amis : « Il était un homme parfait ».
Reeves dira que le divorce de ses parents avait été un choc…
énorme. Encore un ! Il s’en trouvera, dit-il, incapable de se
marier ! Ce matin, gazette, un autre : « divorce des
parents et choc affreux, très perturbateur ! Décidément… Je
me félicite donc d’avoir attendu que mes enfants soient de
jeunes adultes avant de me séparer. Satisfecit facile ?
À la télé : « en deux ans, 2,00 tués au
Proche-Orient en chamaille », bombe meurtrière encore hier
à l’Université Hébraïque. Cantine ensanglantée. L’horreur
et puis —la télé va si vite— tas de dauphins géants à
l’agonie sur une jolie plage au Cap Cod.
Segment des souvenir : à Percé, en 1979, énorme
baleine échouée. Sang et sable. Yvonne (mère d’Aile) écœurée
du sombre spectacle. En avoir vu 30 ou 40…brrr ! Mystère :
perte du radar bio, infection par virus inconnu, on sait pas
encore.
4-
Y
revenir : la laideur insoutenable du décor pompier au studio
des nouvelles à cette télé publique. Maquillage ($$$) de
parvenu, de nouveau riche, plus je le vois, plus je suis insulté.
Tout ce clinquant métallique comme si le Téléjournal était un
show de rock and roll ! Qui a osé approuver un tel chiard prétentieux
? Qui ? Un journaliste alerté me le dira-t-il bientôt ? Il faut
mettre au piloris une « direction » aussi conne, non ?
J’écoute, télé toujours —Aile médusée aussi—, ce
Cubain d’ici qui parle de ses concitoyens qui, comme lui,
veulent (venus au festival catho de Toronto) abandonner Cuba. Il
dit clairement que l’on se sent traître les premiers temps.
Comme « un salaud » qui a quitté lâchement sa
culture, ses gens, son pays…Je me disais souvent cela, je
voulais, je l’ai dit, questionner un Dany Laferrière
abandonnant les siens… Dostooïevsky : « Être
apatride est le pire des malheurs ».
Articles fréquents sur qui est responsable de ces enfants
mal éduqués: familles ou écoles ? Aile —« the tongue in
the cheek »— à Val David : « Ah, plus de
religion, donc pus de code moral ! »
Ma Germaine de mère éduquait. Le mal existait, la méchanceté
était une réalité. Nous écoutions parler entre eux maman et
papa : « Quelle méchanceté terrible, effrayant.
Médisance, pire : calomnie, c’est mal ce qu’elle a fait,
cette voisine. Ce voisin… » Ainsi nous était communiqué
« qu’il fallait se démarquer du mal » Le mal ?
Notion disparue de nos jours ? Eh oui, soyons moderne et « tout
est relatif ». « Ne jugeons pas ! Jamais ! », ce
leurre. Comment bien grandir, correctement, sans aucun code moral,
sans déontologie minimum, sans éthique essentielle, sans critères,
ni balises, comment ?
« Ah !, dit l’ami Jean-Paul —qui s’inquiète de
ses petits-enfants un peu
perdus— plus de mère au foyer ! Maison vide à quinze
heures et demi, dix mois par année. Personne pour recevoir
l’enfant rentrant de l’école ».
Quatre vieux schnockes n’est-ce pas ?
5-
Soudain,
je sursaute, pluie forte. Brève. Quoi, fin du beau temps ?
Angoisse ! Nuages se multipliant. Combat du blanc contre le bleu
du ciel. Toujours ce « ça va pas durer tous ces beaux jours »!
Effet du judéo-christianisme bien catastrophiste ? Le vieux Grec,
lui, fataliste : la sagesse ?
Je lis « une écriture fragmentée », oh ! Bon
titre pour le journal : « La vie fragmentée ».
Aile dit : « Fragments », juste ça ? »
Chez Lanctôt, j’ai déjà mis pour un roman à clés :
« La vie suspendue ». J’hésite :
« À coeur de
jour », ou « À cœur ouvert ». Vic décidera
tiens !
Michèle Richard, chanteuse : « La séparation
de mes parents fut un choc terrible ». Encore ? À Jean
Beaunoyer —reporter suractif— aimant se livrer —telle une
Reno— Richard jase volontiers de son mari en prison (pour
fraudes) qu’elle aime encore : « Un gars qui
avait pas eu d’enfance. Comme moi ». Elle chantait dans
des cabarets enfant, quand les autres, autour, jouaient à la
balle, à tag, aux poupées. « Miserere » de ces
petits singes dressés dont on tire des sous ?
Débat actuel. Pour ou contre : imiter la Suède
qui punit les clients de putains et protègent les prostituées ?
Pleine page dans Le Devoir. Je suis suédois. Là-bas, baisse
notable de la prostitution depuis cette loi. Eh ! J’ai souvent
souhaité publiquement que l’on poursuive ces névrosés, sans
eux, moins d’abus des —jeunes— corps. Féminins ou
masculins. Toujours des démunis, des pauvres, vous aviez remarqué
? Une intello bien connue, Gisèle Halimi, sort son « distinguo ».
Qui me fait répéter cette farce : le portier d’un club
« Pour intellectuels seulement » questionne : « Vous
faire entrer ici ? Êtes-vous vraiment un intellectuel ? »
Le quidam : « Euh…distinguons d’abord le mot… »
Le portier : « Entrez, entrez »!
6-
Cher
courrier électrique : Lionel L., 58 ans, de Joliette. Il a
visité la maison de Félix aux Chenaux de Vaudreuil (1959), celle
d’Ernest Hemingway aussi à Key-west. Vendredi, il cherche la
maison d’Aile (qui l’a eu pour une chanson en 1973). Caméscope : « Zoom
sur la parure en haut de votre porte… », me dit-il.
Or, il n’y en a pas. Un loustic le guidait : « Jasmin?
Maison aux persiennes oranges (chut : noires sont mes
persiennes), impasse-Grignon ». Pas ma rue, mais mon
joliettain fureteur était pas loin. M’ayant entendu —Cbf-fm—
converser avec Nadeau, il craint de « ne pas voir venir
cette civilisation autre », comme je l’espère. Moi,
l’optimiste à tout crin, je rêve.
Claude S., étonnant correspondant, me révèle que tous
nos « produiseurs de nourriture » seraient forcés
—par notre très puissant lobby juif— à « cachèriser »
tout ce qu’on bouffe ou presque ! Lire, dit-il le « Protégez-vous »
d’août. Et que nous payons tous en conséquence « sans être
de foi rabbinique » ! « Une taxe », dit-il. Il
m’a amusé et puis j’y ai songé :injustice en effet ? Il
m’apprend que Jacques Attali (« Les juifs, le monde et
l’argent) affirme que « le capitalisme est une invention
des Juifs ».
Claude dit : « Ont-ils inventé aussi « ce
taxage » (par 1.2 % de la population) sur les aliments »?
Manon A. a apprécié mes propos à Nadeau sur « les
enfants de Borduas » maganés, et les compagnes donc !
Jeune, elle me jalouse d’avoir vécu les débuts fringants de la
télé d’ici. Oh, il y a eu aussi des « noirceurs ».
J’en parlerai un jour. Oui, hélas, tout est « formaté »
commercialement désormais, elle a bien raison. Elle lit mon
« Alice vous fait dire bonsoir », je lui ai parlé de
ce polar (« mon meilleur » disait Martel !).
J’arrivais, avec Aile, de la rue Cherrier, à cette rue Querbes
à Outremont. J’habitais le 360 et mon voisin (papa de Renée
Claude) avait, lui, le numéro 354 ! Il n’y a donc pas, rue
Querbes, de 356 ni 358. Ce sont les adresses (fictives) des deux
maisons où se déroule le drame terrifiant d’ « Alice… ».
Aile voyage comme Manon
A. à… Outremont.
Elle vit au Lac-Saint-Jean —en ses pionniers efforts—
avec le roman-saga, « Mistouk » (bien laide couverture
de Boréal-éditeur !) du frère de Lucien, le Gérard Bouchard
sociologue. Me dit que c’est maladroit comme prose, amateur même
parfois, mais qu’il y a une vérité historique qui la captive.
« Tu veux un exemple, dit-elle
? Bouchard parle d’un pionnier, médecin-accoucheur, qui
se tape souvent un petit « somme » en se couchant aux
cotés de sa parturiente (!), lui disant : « Dans
votre état, madame, vous n’avez rien à craindre de moi ».
J’aime ça ! Je le lirai donc.
Gilles G. me révèle que le CRTC (surveillant des ondes !)
s’était opposé —les salauds— à la télé franco de l’Ontario
qui souhaitait l’obligation par les cablodistributeurs d’intégrer
ce Télé-Québec ontarien. Gilles G.
m’apprend aussi qu’en Abitibi comme en Acadie, TFO
rentre ! Maudit Cogeco des Laurentides ! Maudit CRTC du diable !
7-
Mon
G.Tod, prof de français en Caroline —pour des Noires démunies—
est-il
mal informé ? Il
prétend que Vigneault a accepté le Prix-« Governor »
ottawaïen. Il avait refusé. L’anarchiste reproche au « Couac »
de ne pas le publier. Qu’il ne vote plus pour Nader (?). Qu’il
a vu, en ses manoirs privés, un jour, les pancartes « No
trespassing » chez le libéral Teddy Kennedy. Enfin que son
bon sens « de l’humour » le prémuni de toute
parano.
Son lamento « on édite pas le réfractaire, le
dissident m’énerve. allons, il y a des livres qui sortent et
qui fessent. Cher Tod grognon, foncez, creusez, dégainez-vous,
accusez, stigmatisez avec une cruauté impitoyable « l’american
way of life » qui vous pèse, qui assomme. Ne craignez pas
de river de gros clous. Dites tout. Candidement épouvantable. Naïvement
sincère. Devenez vraiment la fureur, un enragé, celui qui en a
assez d’une riche contrée toute puissante minée par cent
aspects malodorants. Ayez aussi l’impudeur de celui qui raconte
tout sur lui. Ça fait mal. C’est difficile. Parler aussi de
propres lâchetés. Nos compromissions qui énervent. Des secrets
intime éventés, il sera lumineux, ce manuscrit. Devenez fragile,
nu, sacrificiel.
Le peut-il ? A-t-il peur de sa propre demi-lucidité à
faire péter ?
Est-il disposé à crever tous les abcès ?
Trouvez le nécesaire et rare courage de vous e mettre à
blanc. Allez Tod, à bas la concorde moche !
Soyez capable de dévisager, de démasquer vos amis, vos
parents, vous-même…tous les sépulcres blanchis. Vous verrez,
si vous arrivez à cracher tout ce pus, à décaper toute cette
gangue pourrie qui recouvre, chez vous l’amerloque (amer loque),
la civilisation actuelle nord-américaine, un éditeur
s’empressera de publier votre essentielle clameur, voulez-vous
gager ? Il vous faut l’énergie totale pour vous délivrer. De
tout. De tout ce qui vous pèse sur le coeur. Soyez pire que
franc, sans concession aucune. Comme si c’était votre dernier
temps à vivre ici. Faites scandale de l’effrayante incurie, de
l’épouvantable inconscience étatsusinienne, vous verrez, vous
deviendrez une sorte de
hérault national, très conspué, honni par vos
adversaires, les conservateurs ronflards. La gauche toute entière
vous applaudira. Soyez excessif.
Assez… G. Tod, de Concord, l’organisera peut-être ce
bombardement —« les mots peuvent tuer », Sartre—
qui s’impose quand on voit la cruelle et flagrante disproportion
—intolérable— entre ceux (nous tous) qui ont et ceux qui
n’ont rien. Ah, si j’étais, comme lui —enfant mal dans sa
peau— des USA, et jeune, je cognerais, je cognerais. Seul un Étatsunien
peut frapper. Chez lui. À lui de jouer ou de continuer à râler
ordinairement.
Claude G., lui,
fit du « Grasset », comme on dirait faire du
« pen ». Ex-fonctionnaire fédéral, il sait ce
qu’il dit face à l’astuce bilingue-muti-culs du traître
national en chef, Trudeau, le héros des blokes. Visée : la
dilution. Nous tous en une petite facette —on sera quoi 10% du
Canada
dans…bientôt, ce sera alors : vos gueules,
minoritaires insignifiants— de la chère chérie mosaïque
canadian, surtout pas en nation. Il me fait lire son amusante
paraphrase sur une fable du génial Lafontaine pas piqué des vers
(« Les animaux malades… »). Merci à lui.
Gros nuages partout. Aller lire au bord de l’eau ou bien
mouiller ma nouvelle boîte de couleurs…Hum !
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