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1-
Comme
hier, au ciel, tumultueux voyagement—charriage impétueux—
de nuages. En vrac ! Paquets d’ouates effilochés
voguant, voiliers confus, aux formes floues. Beauté sempiternelle
dont on ne se lasse pas, même enfant, surtout enfant, pas vrai ?
Et du vent bien fort ce matin, mon cher vent. Mon fleurdelysé se
retenant de fuir son mat
!
À Historia, hier, « Le choix
de Sophie » —tiré d’un roman de Byron— jamais vu
encore, un fort film de Pakula (scénario et réalisation), avec
une Merryl Streep extraordinaire, jouant cette rescapée d’un
camp nazi et qui tombe amoureuse —émigrée
à Brooklyn— avec un dément pathétique. Aile
en a été profondément touchée. Moi itou.
Karen (et non Sophie comme j’ai
mis) Molson continue de me raconter sa saga familial. On sursaute
souvent. Exemple : « l’envoyé de Londres, Lord
Durham, a commis une terrible bourde en libérant les Patriotes
emprisonnés ». Oh la la, Karen ! L’historique
révolte de 1837-38 n’est qu’un bref chapitre. Elle lui
accorde le même espace que pour une épidémie ou de mauvaise
récoltes (d’orge-bière-virtuele). Ce Montréal des débuts
du siècle dernier n’est qu’un terrain pour « affaires ».
Enrichissant sans cesse la tribu-Molson. Yatchs luxueux de l’un,
riche manoir à Cacouna pour un autre, des étés idylliques
quand, pas loin, tout autour des Molson, nos « habitants »
en arrachent de plus en plus. Ils installent des hôpitaux, des
temples (protestants), une université (McGill), se dévouent pour
les « leurs » avant tout. Un racisme flagrant. La
Karen ne s’en rend même pas compte. Amusante lecture de ce
point de vue et qui confirme les faits : tous ce loyalistes
ont les yeux sans cesse tournés vers la mère-patrie,
l’Angleterre. Par exemple, un Molson fera des pieds ce de mains
pour obtenir un titre de noblesse. Ah oui, une lecture instructive
en diabe !
2-
Aile
lit : « Deux sollicitudes » à son tour. Étrange
voisinage —organisé par la radio publique de Rimouski avant
publication— entre Beaulieu (l’autodidacte cultivé de
Saint-Jean et de Dieu et de Montréal-Mort) et la fameuse Margaret
Atwood. J’en ai parlé. Aile, comme moi, constate moins de générosité,
d’ouverture aux confidences, chez Atwood. Deux tempéraments.
Deux nations !
Monsieur le directeur d’une union
de musiciens, « Subit-Rana »,
se fait débarquer par des membres en réunion. Cela malgré
l’opposition à ce « putch » du « siège
central » aux
USA.
Souvenir : mon
syndicat américain (Iatse) ne nous apporta aucune aide durant la
grève des réalisateurs. Pas une cenne ! Après le conflit, nous
avions décidé d’abandonner ce grand frère amerloque. À cette
assemblée, J’avais, face à l’envoyé des USA, cogné très
fort sur « Iatse ». Premier constat pour moi en 1959.
Nous étions, Québécois, seuls. René Lévesque constatait la même
situation de solitude voyant Ottawa tout aussi indifférent Deux
ans plus tard, rencontrant D’Allemagne, je rompais à jamais
avec ces alliés (!) « anglos »
indignes. Le nationalisme nouveau naîtra de cette prise de
conscience : « ne plus comptez que sur nous-mêmes ».
3-
Souvent
harcelés —sexuellement— par deux prêtres de Saint-Sulpice au
collège… non, je ne porterai pas plainte. Et pourquoi non ? Par
reconnaissance pour le dévouement formidable de tous les autres
« moines » du collège, les Legault, Amyot, Piquette,
Aumont, Fillion, etc. Deux galeux quoi ! Mais si d’autres ex-élèves
—de tous nos « petits séminaires—, moins capables de résister,
furent d’innocentes victimes abusés, alors oui, ils doivent se
lever et parler. Je suis d’accord qu’il faut dénoncer ces
galeux même 30 ou 40 ans après les faits scabreux.
Ann-Marie Dussault, à Télé-Québec
comme, tous les matins d’été, à CBF-FM : « pu
capab » ! Comme pour la Levasseur postée à Washington. Son
fréquent « drop
de son » —pour parler en technicien— avec ses fins de
« longues » questions qui n’aboutissent pas :
« pu’ capab »!
La franchise dure et raide de Foglia.
Quatre exemples ce matin : 1- Si c’était les stéroïdes
qui donnent le cancer (Armstrong) tous les cyclistes (du Tour de
France) auraient le cancer. 2- Oui, lecteurs, on vous prend pour
des cons (« un Tour propre, propre ») et souvent à
juste raison. 3- Les filles vont moins vite et c’est un aussi
bon spectacle, c’est la compétition qui est valable. On est en
train de tuer le Tour. 4- Pas assez agressifs (la ONCE)…on peut
pas donner de coups comme au hockey. Que j’aime ce Foglia-là !
4-
Chanceux
Elie Wiesel : sa maison natale ((nord de la Roumanie) devient
un musée public E la mienne ? Souvenir : comme une cloche,
papa-le-céramiste mort, sous le choc, si peiné, j’avais fait
des démarches pour « notre » maison du 7068
Saint-Denis à convertir vite, vite, en petit musée public.
Réponse de
Québec : « Installez la chose à vos frais et, plus
tard, on vous subventionnera peut-être ». Bonne réponse et
puis je n’ai pas du tout la
pointure international du fabuleux et essentiel chasseur de nazis,
Wiesel, Prix Nobel. De la paix.
J’ai un peu fréquenté Chapleau à
TQS. Un cynique. Ce matin, une platitude (cela arrive aux plus doués).
Gros plan sur une capote usagé pour résumer (!) ce fabuleux
rassemblement de jeunes à Toronto, émules du vieux pape malade.
Niaiserie graphique regrettable.
Même gazette : trois choses. 1-
Le jeune Pratte, épaté par le vieux chanteur Salvador, enchaîne
avec le vieux Wojila à Toronto (show-bizz ?) défend les anciens
« qu’on pousse à la retraite, qu’on veut parquer ».
Les nonagénaires étaient un demi-million en 1991, en
2010, ils seront presque un million et demi, souligne-t-il, il y
aura alors plus de vieux que de poupons » ! Et Pratte
d’inviter la sagesse (hum !Toujours ?) des vieux à mieux
s’exprimer. B’en… je vais lui quémander une colonne
quotidienne, tiens ! On va bien voir s’il met son argent où est
sa bouche (traduction
moche du « Put your money where is your mouth »). 2-La
petite mère Ouimet contredit sa voisine Lysiane Gagnon :
Dutoit, comme le juge Boilard, doivent payer pour leur impérialisme…verbal.
Elle en a assez de ces tyrans à « sale caractère ».
« Le talent n’excuse pas tout », dit-elle. Je m’écoutais
palabrer avec Nadeau ce matin à la radio publique disant que je
n’excusais pas les surdoués (Riopelle ou Picasso) d’avoir été
des machos inhumains. Je persiste donc… et je signe. 3-Deux
lecteurs s’expriment, l’un, Pierre Meurice, souhaite carment
des médecins-fonctionnaires de l’État (salariés par eux avec
la Castonguette, non ?). Pas loin, ce matin, la Gagnon semble dire :quoi,
le populo est en désaccord avec moi (elle favorise l’entreprenariat
libre chez ces docteurs-salariés avec nos impôts et taxes) ?
Tous des cons, des envieux-de-riches ! L’ironiste qui disait :
« Il faudrait lui changer le peuple » ! En
seulement sept lignes, Yves Deslauriers, comme moi il y a peu,
parle du lobby de marginaux puissants et omniprésents : les
homos et lesbiennes aux créneaux. « Fierté gaie, tourisme
gai,mariage gai, adoption gai, paternité gaie, maternité gaie »…
«On dirait une toune de la Bolduc avec son « Le R-100 ».
Souvenir : tante Lucienne nous
expédiant à Pointe-Calumet
son vieux gramophone « Victrola » et un tas de
« records », des « plates » lourdes dont
les disques de la Bolduc. Cadeau formidable. On crinquait sans
cesse la manivelle. Séduisante découverte alors de cette
amusante turluteuse. N’ai jamais oublié certaines ritournelles
dont : « Les maringouins… » que
j’entonne quand…j’ai pris un ballon de rouge de trop !
5-
Qui
m’expliquera pourquoi « l’union civile », la loi
84 de Bégin, ne satisfait pas vraiment les « convoleurs »
homos ? Mystère pour moi et pour Aile ?
Dimanche soir, vu « The
glasshouse », un « trois étoiles » de Sarfati.
Est pas exigeante. Un suspense plutôt convenu. Récit filmique
vite oublié. À qui se fier ?
Lu : les 600 invités du Maire
Drapeau sur sa terrasse nobilaire eurent la « baboune »,
grosse moue, venant d’entendre le Président de la France crier : « Vive
le Québec libre ! » On voit mieux de quelle pâte molle est
faite la gente VIP ? Une honte. 600 fédérats dans leur fromage
infâme. Tous contre la nation.
Tous pour la dilution. Une belle bande de traîtres, le mot
« chien » devrait mordre parfois.
Dans le Village Gay, venant de Newark
(New-Jersey) deux prêtres organisaient la prostitution de jeunes
ados…pour servir des concitoyens amerloques ! « La honte »
en effet vieux pape ! Ils sont repartis chez eux avec un petit
mille piastres de dépôts devant la cour. Ces Giblin (70 ans !)
et Heyndrieks (50 ans), proxénètes en soutane —ou en collet
romain— démissionnaient de leur ministère, eh ! l’un des
deux souteneurs catholiques dirigeait un collège catholique là-bas.
Franchement… et voilà qu’un jésuite, prof de religion à
Atlanta et un « logue » d’Arizona, Publie,
à partir de 400
entrevues. « Passionate Uncertainty », le livre, fait
tout un tabac. Il dénonce « la culture homosexuelle »
des séminaires…qui attirent tant les jeunes homos. Enragé, un
jésuite rétorque : « Livre-foutaise. Ils ont
questionné une majorité de défroqués du jésuitisme ».
Le livre dit : « un jésuite sur trois ». Il répond :
« On fait d’enquête sur l’orientation sexuelle… »
On devrait.
6-
Le
ciel se bleute davantage … aller me baigner ! En finir. Cher
courrier électrique, le Marleau ironique me revient toujours pétillant
et « ravi » de me lire. Il fait de la révision et
s’en chagrine un peu, avec raison. J’ai souvent songé à mes
brillants réviseurs —engagés par mes éditeurs— de textes :métier
terrible, généreux. Bien payé j’espère. « Les mots des
autres » —un très bon livre de V.-L. B.— c’est voir
aux mots des autres et négliger les siens. Daniel Marleau
pourrait me surprendre un jour, il peaufine un premier roman
qu’il remet (trop) souvent sur son métier. Georges G., lui,
vient de lire mon « Pour l’argent et la gloire » et
y a trouvé davantage de questions que de réponses. Cela me plaît
bien. Il aime du journal, celui du grand Julien Green l’a sauvé.
Il a, ensuite, remplit des cahiers et des cahiers de ses
mots intimes à lui. Souvenir : découverte de Green un jour
et je m’enflamme pour ses « Moïra » ou « Léviathan »,
je retrouvais une sorte de Mauriac à l’américaine, ce qui me
convenait. Y revenir ? Oui. Je vais tenter de dénicher de son
journal.
Je vois par ma fenêtre —mon
« flag » Tit-Jean Chréchien—
que le vent vient maintenant du nord et ça ne m’empêchera
pas de descendre au rivage pour en finir avec ces Molson « tribaux
à mort », épousant des cousines d’Angleterre, qu’ils
font venir dans leurs beaux « batteaux » (ah, ils
peuvent bien, consanguinuité, être si laids !) pour que le fric
reste dans le clan.
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