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1-
Effondréééé….
le diariste :quatre heures
de clavier chez le yabl’, j’ai cliqué à tort et
l’icône insolite apparut, je clique « Non »,
toujours, quand ces insolites surgissent. Merdre ! J’ai perdu
une dizaine d’entrées ! Je rage. Je téléphone au fils imacien
comme moi. « Ah, je te l’ai dit souvent , tu « saves »
pas. Misérable père distrait ! Trop tard. Ton long texte est
tombé dans les enfers ordinateures. » Je sonne chez Carole
l’experte, elle aussi : « Rien à faire. Faut ré-écrire
tout cela. Je regrette ». J’en bave. J’avais
mis quelques « lumières » ici et là. Bon, au
clavier, courage et ne fuyions pas.
Un dimanche matin de brume.
Exactement comme samedi, hier. L’impression, au lever du lit,
de vivre sur une île ! Îlot. Le terrain émerge mais
tout autour ce sfumato
blanc ! Une petite planète. Pas de perspective aucune. Pas de
haut ni bas, une verticalité étonnante. Blanche. Décor surréaliste
chaque fois. Un temps pour…diarer donc. J’y monte.
Samedi soir, deux fesses. Roses. Chez
le Claude des « Délices.. », rue du Chantecler. Yam !
Correction : « Silence on court » est un titre générique
à T.Q. (pour toute une série)
et pas celui du film si « amateur » vu vendredi
soir à Artv. L’acteur De Niro, revu avec Lipton. Quel fabuleux
comédien. Il pleut. Corrections : j’ai mis Hyppocrate,
c’est Hippocrate. J’ai mis guingette, c’est guinguette.
« Ortograf », mon démon maudit. Juste un peu « moins
pire » qu’au collège quand on me fichait (ma détresse) des « zéro sur vingt » à cause de
l’orthographe, à moi le gnochon, qui aimait tant déjà
composer de belle rédactions françaises. Paresseux aussi :j’ai,
sur mon I-Mac, ce correcteur pourtant. Paresseux vicieux va !
Ce JMJ à Toronto : tout divisé,
tout tiraillé. Aile ma belle pleureuse braille soudain. Ce vieux
papa malade la bouleverse. Moi ? Aussi ému en fin de compte. Une
idole. Paganisme involontaire. Un seul Dieu tu aimeras…. C’est
lui « la » personnalité au charisme indéniable qui
aimante tant de foules, lui seul. Le vieux Polonais mort, y
aura-t-il pareilles rassemblements ? Permis d’en douter. C’est
le fond de la question. Et aussi mon scepticisme sur un
catholicisme vraiment renouvelé. La curaille (en violet, en
mauve, en ceinturons variés), en profite, installe des
confessionnaux, ouvre le catéchisme vulgarisé… En vain ? On
verra bien si dimanche prochain nos églises cathos seront
remplies de jeunesses ! Doutons-en n’est-ce pas ?
2-
Pas
top inquiet pour la patronne virée (en réalité, selon tant de
rumeurs) de la SRC. Michèle Fortin ira jouer de « la chaise
honteuse », ce tout petit cirque des cooptations. On a vu
cela pour les autres dégommés. Un club sélect.
J’y repense : nous aurions une
belle photo du pape polonais et moi, à Paris en 1980. Aile à
l’appareil photo, moi, dans le bon angle sur un boulevard aux
passants disséminés, il s’en venait pas loin, saluant la toute
petite foule. Je me disais :c’est papa le pieux qu sera
content, son fils —« défroqué »— salué par le
Pontife de Rome ! Patatra ! Aile, démone, avait mal chargé la
pellicule et… pas de photo historique !
Fou de sa succulente
confiture-maison, Aile cherche des fraises. N’y a plus que des
framboises. Elle se ramène avec des … fleurs pour me consoler
! Je l’aime. Je n’ai pas osé lui raconter ce rêve
fou, d’un érotisme curieux, où deux beautés lascives, dénudées,
se collaient, frénétiques …Silence !
Voyant un Jésus très efféminé,
puceau glabre doucereux dans une gazette, je veux faire des
aquarelles sur la religion de ma jeunesse en vue de cet
album-petite-patriesque illustré (édition chez Ville-Marie en
2003). À une vente de garage, proche de Lachute, je vois un
Christ sanguinolent à l’espagnole-jésuistique. Je dis à la
vendeuse : « Combien pour ce cadre ? » Elle
dit : »Deux piastres » et arrache la gravure
sanglante et la froisse certaine que je veux le cadre et sa vitre.
Je saute sur la pieuse image, la défroisse, peiné. Elle en est
étonnée. Ce barbu aime Jésus ? J’ai encore cette image de
sang et de sueurs. Elle va m’inspirer. Je barbouillerai une Fête-Dieu
et quoi encore ? Une procession de la Saint-Antoine, devant l’église
Santa Madona della difesia, voisine de chez nous. J’ai hâte.
À la radio du samedi matin, Jean
Bissonnette, retraité, gérant de « Bye Bye »
audacieux : « Ça serait plus faisable
maintenant. Il y a tant de pression (le puissant lobby droitiste,
les marchands). Un de RBO ensuite : « Impossible
en 2002. Nos charges féroces sur des publicités quétaines
…non, il y aurait un veto, c’est certain. » C’est beau
le progrès hein ?
Aile et moi délibérément
francophones. Nous ignorons complètement la culture pop des
amerloques. Trop des nôtres s’y collent en colonisés
inconscients. Une Monique Miller, l’autre solr, comparait les mérites
des Jay Leno et des Leiterman… On les a jamais vu, les connaît
pas ! Elle en est étonnée, nous regarde de travers un peu.
Lussier dans « La Presse » recommande souvent des show
« made in USA ». Ce monde tout-puisant a-yt-il besoin
de ces publicitaires innocents ? Il fonctionne sans nous. Les fans
du « way of life USA » n’attendent pas son « choix »
quotidien. Ils s’y plongent en petits »toutous »
fascinés par les gros Crésus de « l’entertainement ».
Pourquoi jouer ce jeu ? La mère Cousineau s’y complaît bien
moins.
Le « milieu » des
artistes —je ne cesse pas de dénombrer ces colonisés
inconscients— est farci de ces candides et bizarres
nationalistes : ils gueulent pour les différences
culturelles et se vautrent néanmoins dans les gnochonneries étatsuniennes
télévisées. Attraction fatale et, hélas, mondiale.
On nous sert : « tas
de « bas-de-laineux » ou
« gang de ceintures fléchées »! Erreur.
Combien sommes-nous qui souhaitent voir les meilleures émissions
de Chine ou du Japon ? Du Brésil ou du Mexique, nos voisins
continentaux. Ce serait vraiment international. Assez de « seulement
les USA » ! Les Québécois, c’est dit et redit si souvent
par des visiteurs étrangers, sont très curieux des autres
nations. Non, bienvenue au dumping USA. C’est pas cher, les
amortissements se font vite chez ces plus de deux cent millions de
consommateurs de ce gras show-business
outre-quarante cinquième. On obtient cela pour des pinottes,
alors on fonce dans ce rétrécissement culturel chez les
programmeurs de télé. Horreur ! Horizon culturel « one
track ».
Nous regardons les nôtres, aussi, très
souvent, TV-5 pour la Suisse, la Belgique et la France. Il
faudrait des canaux divers. Cogeco (ici) nous offre des tas, un
florilège touffu, de canaux Usa. Qu’on regarde jamais. Maladie
infantile du « satellisme » « one way » ?
À bas cette univocité plate, non ?
J’ai rédigé, hier, ma lettre
mensuelle en écho à celle de ma quasi-jumelle, Marielle.
Bulletin de nouvelles du clan. Actualités de la tribu ? Oui. Une
coutume chérie. Par écrit, c’est merveilleux, tellement mieux
qu’au téléphone.
Tiraillement samedi soir entre
Fellini de Rome et Jean-Paul de Rome à Toronto. Zapette que
l’on s’arrache. Aile envoûtée par ce vieillard
charismatique. Avec raison mais…mon cher Fellini. Quand nous
voguons entre « Juliette des esprits » et le festival
jeunesse torontos, même ambiance visuelle ! Notre stupeur. Même
climat atmosphérique :grilles métalliques, réflecteurs
puissants, foule en ombres chinoises…Bizarre surprise, je vos
jure.
La saga des Molson : 1790, vingt
ans après l’abandon de la France, toute prise qu’elle était
par sa guerre sur son continent. John
Molson, orphelin, a ris un vieux bateau dangereux et s’en vient
à 19 ans avec un petit pécule. La nuit, enfin parvenu sur le
Saint-Laurent, de canots surgissent dans la nuit, cris des
« sauvages », avec des « halloooo » en
guise de salutations sonores dans la totale obscurité.
Sachant les rudiments de ce métier,
le voilà au pied « Courant Sainte-Marie », installant
une malterie pionnière. Hier, aux nouvelles, je voyais
de la Molson à Toronto et
je lisais sur son installation récente au Brésil !
John, à 19 ans, initiait donc toute une future famille au
houblon, à la levure, au brassage de l’orge « canadien ».
Son client principal : les « occupants » armés
qui nous sueveikllent encore et qui « watchent » les
patriotes des jeunes USA —libérés de Londres-monarchiste— il
y a 15 ans et zieutant
ce Canada à avaler.
La soldatesque (mercenaires compris)
a droit à ses six « pintes » par jour ! Rue
Notre-Dame, hors les fortifications donc, le fermier Monarque
(seul C.-F. mentionné !) vend
ses terres peu à peu car Molson s’agrandit. Ce débrouillard
idusriel sera aussi marchand de bois, hôtelier, proprio de
« batteaux » à vapeur
et même banquier. Je poursuis cette lecture où je redécouvre
qu’avec 10 % de la population, les blokes (Écossais surtout) détiennent
50% et plus des richesses montréalaises ! Dire qu’un
jeune con d’ historien affirmait chez Charron (à
Historia) que la Défaite (pas la Conquête hein ?) avait été bénéfique
aux nôtres ! Sic ! Malade !
Au restau samedi, Aile me parle
longuement de son papa mort —du cancer de la gorge— jeune, à
64 ans,. Ses regrets. Son gros chagrin de ne pas l’avoir mieux
aimé, écouté, questionné, etc. « On est imbéciles, Clo,
quand on est jeune, non ? » Oui. J’ai aussi d’immenses
regrets de n’avoir pas mieux fréquenté mon vieux papa. Jeunes
on est tout pogné par nos propres intérêts. Je lis les regrets
de cette même sorte chez la célèbre actrice, Jane Fonda qui,
vieillie, se reproche de n’avoir vu qu’à sa carrière et pas
assez aux siens. Enfants négligés, vieille histoire classique ?
Je n’ose écrire que je fus bien
plus attentif. À cela, seuls peuvent répondre adéquatement mes
deux enfants, n’est-ce pas ? Pourtant, oui, il me semble… Père-modèle
? Non, ça n’existe pas bien entendu.
Baignades samedi, fréquentes. Avec
moi, au rivage, le
Molson (1890) du temps des lampes à l’huile de baleine,
enmpuanteuses, des égouts à l’air libre, du quai quémandé en
vain, de l’eau potable vendue à la criée, des malades partout,
des morts d’enfants
sans cesse, des rares bourgeois (tous anglos ou presque) en calèches
sur des rues mal pavées, et mon confort moderne.
Monique et son fils nous vantaient le
four micro-ondes… Je balance. Aile n’en veut pas. Pas
davantage du portable (cellulaire). Moi itou !
M. Molson, lui, aurait dit « oui « à tout
cela, je suppose car il part pour Londres acheter les derniers modèles
d’outils pour sa jeune brasserie, des moteurs modernes pour ses
deux barques de luxe qui font Montréal-Québec en 23 heures !
Samedi soir, « Casanova »
suivait « Juliette… » avec Sutherland, jeune,
laideron facétieux comme un Marc Labrèche. J’avais détesté
ce Fellini (fait rare), j’ai encore pas du tout aimé ce film.
On ferme et dodo alors, avec, chevet, le livre des Molson. Plus tôt,
en zappant, cocasserie, on voit la petuie Juliette sur un grill de
théâtre prête à rôtir pour sauver son âme. Giuletta Massina
—si vraie fameuse en épouse cocue dans « Juliette.. »—
sera
délivrée par son papi athée et on voit aussitôt une séance
niaise de chants plats avec chorégraphettes insipides sur
l’estrade. Gestuelle désincarnée qui m’assomme chaque fois.
Se continuait ainsi (avec Fellini moqueur) une religiosité
soi-disant spectaculaire et très
navrante. Tel ce Chemin de croix (de Gendreau) dans les rues
torontoises. Images d’Épinal navrante. Un Jésus en hyppie, bel
adonis, un Acadien, aux allures Woodstock ?
Mépris ou démagogie ? On a eu peur
de faire entendre à cette jeunesse la si remuante musique grégorienne,
ses chants si beaux ? Ouen… l’on préfère les battements de
nains à la sauce néo-africaine des raves pasteurs évangéliques
du Sud des USA. Oh Lord, oh Lord ! Alleluia, amen ! Ce mot
« Lord » que je honnis, faisant des fidèles des quoi
?, des domestiques ?, des cerfs bien dociles
? Un esclavagiste : Jésus en « bon Maître
missieu » ! Vaste Case d’Uncle Tom ?
Mes coupures gazettières ? En vrac.
La Ouimet encourage le Ministre Cauchon d’ « Ottwawa »
d’avoir le courage —il médite ce week-end— d’imiter la
Hollande et…. Québec pour légaliser le mariage des homos.
Parodie des hétéros ? Contrat légal entre conjoints de fait —
homos ou non— mais oui. Cérémonie nuptiale loufoque, non. Ce
petit et actif lobby, devenu puissant, sert bien
la rectitude politique. Cette minorité accapare la une des
journaux. La marginalité fait vendre de la copie, meuble les
petits écrans mais rien ne changera la réalité qui a fait dire
à l’animateur Pinard qu’il se serait empressé d’avaler un
comprimé, s’il avait existé, pour quitter son état d’homo.
Dix images comme une b.d. illustre le
code secret des gestes des Hells et Cie. Cocasse. Gestes
clandestins pour voler, ou drogues en vue, surveiler,
messe-caucus, police pas loin, pour un kilo de coke, pour… tuer
! Oh ! Omerta sinistre alors !
La Lysiane de La Presse, hier,
reprend sa Mission Gesca-Power. Le Ministre Legault qui fera
cesser l’odieux « médecin-businessman » n’est
qu’un matamore et sot. Les tribunes libres (radio-journaux)
montrent souvent l’accord des « clients » d’hôpitaux.
Tous des sots, Lysiane ?
Casivi, lui, avec raison, fesse sur
les organisateurs de spectacles qui gardent les bons billets pour
la chapelle intime, la coterie, les VIP, le gang de bons amis. Il
dénonce ce favoritisme. Souvenir : au Festival du film (1968
?), je vois une rangée de fauteuils libres, je m’y installe.
Des gorilles surgissent : « Quittez vite, ces places
sont pour Monsieur Péladeau et ses invités. Mon refus. Gérant
accouru, les baguettes en l’air. Je ne bouge pas. Raminagrobis
P. s’amène, je dis : « Bonsoir, je voulais
absolument être à vos côtés. » Il rigole et me serre la
main. Fin des énervés « men in black ».
Ce matin, dimanche, l’archiviste
captivant de La Presse, Vennat, me cite —sans me nommer— pour
mon interview du peintre Alfred
Pellan le 14 juillet 1962. Souvenir encore : Pellan qui
rebondit sur le terrain paternel à Pointe-Calumet, arrivant de
son Sainte-Rose (Auteuil maintenant), le crayon rouge aux doigts.
Il veut nuancer ses propos. Je dis : « Mais
c’est trop tard, c’est publié. » Lui : « Non,
non. En cas, pour plus tard… » Sacré Pellan : son
art surchargé de signaux visuels chambranlait face au triomphe de
l’abstraction lyrique. L’art tachiste incandescent de Riopelle
régnait, Borduas et ses avatars aussi —Borduas, rival que
Pellan détestait vu son anti-dogmatisme total.
Pellan aurait pu mieux utiliser sa veine « primitiviste »,
naïve, être notre Chagall. Il a brossé des tas de tableaux étonnants
cependant, des éclatements très graphiques, chaudement colorés,
uniques.
Un farouche athée, Réjean Bergeron,
y va d’un long papier anti-JMC à Toronto. Pour lui c’est un
carnaval pitoyable, des dévotionnettes lamentables à « un
humain hors du commun ». Vedettariat risible. Croyant, je ne
suis pas choqué. Vive la liberté de parole! Je suis agnostique.
Je crois pas à un « Notre père », celui de la belle
prière rédigée (texte apocryphe ?) par des évangélistes zélotes.
Je crois à une Lumière éternelle pour les esprits (âmes si on
veut) puisque l’esprit est indestructible, imputrescible, comme
les ondes ( Stephen Hawkings dirait aussi cela). Nous nous
retrouverons, tous ceux qui ont vécu un peu en humanistes —après
la mort physique de nos carcasses— dans cette Lumière
paradisiaque… et j’invoque tous mes défunts souvent…chaque
fois que l’angoisse métaphysique me hante. Non, les êtres
humains, M. Bergeron, ne sont pas seuls. Non.
Sur quatre longues colonnes, La
Presse étale les orientations de la série « Sex and the
City », Non mais… on s’en sacre-t-y ? Un
chef de pupitre participe ainsi à davantage de
colonialisme USA. Coup de pied au derrière qui se perdent
partout.
Vincent Arseneau dans l’excellente
page « À votre tour », du quotidien (dominical) de la
rue Saint-Jacques s’insurge avec raison contre les téléphoneuses
du télé-marketting, le soir. Le plus souvent, comme Arseneau, je
les envoie paître. Parfois je songe que les jobs sont rares,
qu’il faut bien gagner sa vie. Aussi, il m’arrive de jouer
l’amusant interlocuteur et pour distraire un peu ces filles
enchaînées, je blague. Récréation ? Complaisance nigaude ?
Non, certaines me remercient de mes blagues.
Les touristes des USA, (marché de
265 millions !) sans devoir prendre l’avion, pourrait découvrir
un vrai pays différent, le Québec. Non, nos marchands sont trop
bêtes pour saisir cette manne commerciale. Ou trop racistes ? Ou
trop francophobes ? Titres des bars, discos etc. Lisez :
Angels, Bed Room, Blizzarts, Bily Kun, Blue Dog, Bourbon Street
West, Club One, Cream Night Club, Funhouse, Groove Society,
Hurley’s Irish Pub, Llume Room, Jupiter Room, Jingxi, Laika
Club, Living, Medley, Pub Sky, Rainbows, Sky Club, Square
Dorchester, Swimming. Tiffany, Tokyo, The Tunnel, Unity 2,
Upstairs … Se tirer dans le pied (à profits commerciaux)
c’est cela !
Cinq colonnes — La Presse encore—
pour nous raconter que la Chine actuelle s’américanise
rapidement. Qu’en pense son auteur, Ludovic H. ? Rien. Motte !
Aucune opinion. « Facts only », dit un vicieux réglement
—implicite— chez American Press. Oui, il y a un « Bourbon
Street » en Chine moderne comme à Saint-Sauveur. Le
reporter nous jase un brin d’un homo de Montréal (Mark) qui se
fait suivre, à Shangaï, d’un
aréopage de « minets chinois ». Grande nouvelle hen ?
Mark est le gigolo d’un petit vieux australien. Comme c’est
intéressant , hen ?Benoit Braud déclare : « les
Chinoises fondent pour les Occidentaux plus gentils que les
Chinois avec les femmes ». Eh ! « Si j’ara su,
j’ara venu ». Ce journalisme de mémère exilée fait pitié.
Non ?
Qurtelle vaine : sortez les vélos
du trafic. L’un dira : « Jeunes et pas riches, on a
aucun autre moyen de transport ». L’autre : « Tous
des têtes de linottes dangereuses » ! Cher vélo de ma
jeunesse, rivé à moi, pour aller au collège de la lointaine rue
Crémazie quand le tickett coûtait 3 cents noires
! Quand je promenais la belle Irlandaise, Marion Hall, sous
les stalles désertes du Marché Jean-Talon, ou autour de la Gare
Jean-Talon, la belle Italienne, Angela Capra. Cher vélo
inoubliable.
Mort d’Évita (Peron) il y a 50 ans
en 1952 ! À 33 ans. Un film pas bien fort. La vedette :
Madonna, en dame peronniste toute zélée. Charitable, se
souvenant d’où elle sortait. Surnommée Evita, elle sera la
Bien aimée du populo candide et snobbé par les élites
argentines. Une légende vraie : une pauvresse bien jolie
sauvée par le grand homme, ex-colonel, malin et ambitieux, démagogue,
ce Juan Domingo Peron. Un dictateur « soft » d’un
pays en chicanes civiles perpétuelles. Mort, funérailles
nationales. Une belle chanson : « Don’t cry for
me Argentina ».
La pluie a cessé, une fin d’après-midi
ensoleillé. Descendre me baigner avec le père Molson sous le
bras. Allons-y. |