|
Tableau
comparatif des livres de Jasmin en vente sur Internet
1-
La
belle journée. Avec du vent fort. Comme j’aime.
Un peu honte de me munir d’un saucisson de mousse (de
pastique) quand je vais au large me baigner. Peureux? Bin oui. À
mon âge, s’il fallait…une attaque…et que deviendrait Aile
sans moi ? L’eau ? Bonne. Mon Atwwod (Le tueur aveugle) pas
loin, l’ai pas continué, trop belle nature, trop beau temps où
je préfère ne rien faire comme jeter des perchaudes mortes au
loin, découvrir des nénuphars nouveaux…Chaque début d’été,
Aile et moi, un rituel, on part en pédalo faire le tour du lac.
Une sorte de tournée d’inspection. Des enfants se tiraillent
sur le quai des Ferron., Jean-Paul, bien zen, est couché sur le
dure du bois de son quai, Pauline hésite à se tremper,
un rameur solitaire, un pêcheur bien patient…
chez Laniel, une fillette joue avec son chien noir, à
Villa Machin, des installés sur un radeau énorme…Pas beaucoup
de monde aux chalets cossus, c’est classique. Beaux sites qui
dorment…. leurs proprios partis plus loin ?, richards en Italie, Crésus en Grèce ? La petite plage
publique bien fréquentée. La paix. La beauté de cette saison,
la plus stimulante. Dehors, sur le gazon, j’ai installé une
table pour dessiner mais…J’ai honte. Paresseux va !
Le journal parfait pour se corriger :
l’acteur se nomme Harvey Kettel,
non Keitel comme j’ai marqué, et Marlowe s’écrit avec
un e, je parle du détective de Chandler.
Hier soir, location de « Virée d’enfer ».
Aile toute ébranlée. C’est « Duel » numéro 2 ! Le
film de John Dalh devrait se dédier modestement à Stephen
Spielberg. Un film a trois têtes : deux gars (jeunes frères)
et une fille (étudiante). Et un camion ! Énorme, fascinant,
dangereux. Son conducteur quasi invisible reste « LE »
méchant. Aile, au milieu du film s’exclame : « Il
y en a qui entendent vraiment pas à rire » J’ai ri. Cela
définissait si bien ce récit haletant où l’on assiste à la
vengeance d’un routier contre ces jeunes frères qui ont voulu
lui jouer une mauvaise blague. C’est bon
pendant…mais, c’est plein de trous, failles vraiment
grosses parfois, avec
une fin surprenante et bien facile. Un vrai film d’horreur. On
aime frissonner à l’occasion. C’est efficace cette « Virée
d’ enfer », on s’accroche à son fauteuil, je vous
jure. Il n’en reste vraiment rien à la fin. C’est comme, goulûment,
avaler un sac de croustilles. C’est vain.
2-
« Le
dîner de cons » avec Villeret m’avait fait me tordre de
rire. Il y en a d’autres. Ainsi « Un week-end à Gosford
Park », c’est un dîner de cons, signé Altman. Il se
rapproche d’un polar de feu Agatha Christie.
Altmann illustre une société décadente,
un monde en apparences riche et d’une pauvreté totale.
Une jet set «very british », sa caricature est bonne.
« Conspiration » est lui aussi un dîner de cons. Oh,
le film efficace ! On y voit un réunion (un repas plantureux)
avec les horribles dignitaires nazis dans un pavillon de luxe de
la campagne berlinoise. Un film qui donne froid dans le dos…qui
continue le « Amen » de Costa-Gavras.
Je voudrais pouvoir résumer le
Hawking, lu et relu. Non… Plus tard. Je crains les moqueurs. Les
forts en physique. Plus tard. L’École Bouffe fait dans la
boulangerie jusqu’au 11 juillet. J’y retournerai donc plus.
Pas avant le 13 août.
Le petit dico « Les mots
sauvages » (Larousse) est une mine de…plaisir pour un
amateur de mots audacieux. Merci M. Reims, de l’Académie. Les
énervés à la Larose et Léger en tomberaient bien malades. Ces
mots « sauvages », pourtant, font voir comment il ne
faut jamais craindre de revirer les mots à l’envers. Brutaliser
la bonne vieille maman-ma-langue ! Triste de voir un Jean-Marc Léger
qui, vieilli, guette les fautes sur les ondes publiques, crayon à
la main. Très triste !
Un fidèle du journal, fort aimable,
m’a donné l’adresse (site de la librairie Pantoute à
Québec) pour que je puisse lire l’article refusé à La Presse
au sujet du récent livre, « Ouf ! », de Denise
Bombardier. Je vais imprimer et lire et y revenir.
3-
Ce
matin, j’ai transporté l’immense tas de branches coupées
vers le foyer au milieu du terrain. Ouf et re-ouf ! C’est le
temps du « ouf ». Je vois, au pied du grand escalier,
les beaux gros boutons ronds partout, ça va péter au soleil
bientôt, si jolies fleurs qui vont éclore. Tant hâte. Nos
pivoines vont embaumer la maison.
Hier, Aile
guettant la « chronique des morts » sursaute :
« Suzanne Bédard est morte ! » Elle avait mon âge,
71 ans. Une morte inconnue du grand public. Une de plus.
Pourtant…une femme hors du commun. Courageuse, toujours sereine,
capable de garder le cap dans des tourmentes difficiles. Parler
d’un disparu c’est le faire revivre un peu, non ? Suzanne
Charbonneau venait d’Ottawa, comme son mari (décédé lui
aussi, tout le monde meurt, merde !). Son « Louis » (Bédard)
mit en orbite hertzien avec un débutant, Marc Labrèche, mes 78
textes de « Boogie-woogie », en 1980. Suzanne était
fière d’être une parente de ce Mgr Charbonneau que Duplessis
fit exiler aux rivages de l’océan Pacifique pour le punir
d’avoir appuyé les travailleurs en grève d’un Québec
socialement mûr enfin pour le réveil. Suzanne était une de ces
épouses solides capables d’élever sept (7) enfants :rare
fait dans les années 60 et 70. Paix à ses cendres !
4-
L’ami
André Dubois au téléphone ce matin : « Le 21
juillet, gros pow-wow dans ma cour, tiens-toi libre. Je te reviens
! » Je donne ma parole. Aile, retour de courses : « Hen,
quoi ? Le 21 ? T’as oublié on a Monique (Miller) ici, avec
nous, c’est arrangé depuis un bon moment, tu devrais le savoir.
Vite, sonne chez André ! »
Eh b’en ! Je me déciderai à posséder un agenda comme
les importants.
Appel de Sylvain, mon neveu : « Gardez-vous
libre, fête anniversaire de mariage chez moi, à Saint-Eustache,
pour mes parents…. » Je me garderai libre. Ma « petite »
soeur Nicole (boulottant chez « Épic ») ne sait
rien…Gardez le secret abonnés du journal sur Internet, promis ?
La belle falaise dans le roc dans le
parking du vidéo-club du boulevard Saint-Adèle. Je le remarque
mieux hier soir. Je
voudrais y peindre un œil, des
dents, pas grand chose…J’en parle à Aile. Elle dit : «
T’aimes ça hen mettre ta griffe un petit peu partout ! »
C’est vrai. À qui demander la permission ?
Je vais y voir : de si belles
murailles, il n’ y manque qu’un bouddha géant…à ne pas
dynamiter !
|