|
1-
Parfois,
j’entendais des connaissances se lamenter : « mon
ordi est kaput ! » Je me disais : « quelle
guigne ! Pas de danger que ça m’ « arrive. »
Eh b’en, mercredi dernier —quoi ? toute une semaine sans mon
cher journal harassant!— au retour, quatre heures plus tard, je
remue la souris et….kaput! Plus rien. Et la lumière…fuit !
J’avais débuté (perdu ce début) et le soleil se mit à luire
tant, si fort, si invitant…. sans bon sens. J’avais
laissé là cette machine, allumée. Quoi ? On sort prendre
l’air et au retour le soir :plus de courant. Plus rien.
Mort le machin Imac !
Mon Daniel me recommande d’aller voir
un docteur en ordinateurs. Je vais, le lendemain, jeudi dernier,
porter mon malade dans la 5 ième Avenue, à Rosemont…et les
experts trouvent pas. Me menace : « le tube sans
doute, ça va revoler dans le 900 tomates ! » Ouille !
« Ah, il n’a que deux ans, ah ! Bon, bon,. Alors on va
mieux chercher le bobo ». Et, ce jeudi midi :enfin,
c’est la patente remise à flots et une facture de 350 tomates !
Ouf ! Merde et re-merde !
Je vais devoir noter brièvement des
éphémérides pourtant riches depuis toute cette semaine
d’absence. Dire tout de suite que —le guéri dans le coffre de
l’auto— il m’a fallu aller porter des photos d’enfance
chez la Elsa de Denise Bombardier (pour « Conversation »)
, proche de Radio-Canada.
Ensuite, devoir filer à « La Maison des écrivains »,
rue Laval, aussi pour une photo : je suis invité à bavarder
avec Fugère au Centre culturel Frontenac, en septembre. Photo
exigée aussi pour la revue « Le bel âge » (rue
University), enfin, aller à un anniversaire (le 50 ième) de
« La Roulotte » sur la terrasse de l’Hôtel de
ville. Paul Buissonneau y est. Quelques rares acteurs du vieux
temps. Vin rouge frais, joli bouquet de lys aux vétérans. Merci.
Aile a trouvé un vase tantôt, revenu au chalet.
Une chaleur caniculaire. Fin de la série
de jours pluvieux enfin. Sueurs partout. Je sone à une première
baignade. Je reviendrai au journal, plus tard. Demain matin ?
J’en ai long à raconter. Calepin bourré de notules. Aile a acheté
des livres ce midi. Je suis plongé dans « Le tueur
aveugle » depuis deux jours, attendant le retour du…
jedi-imac ! L’amie Josée, un soir récent, à La Moulerie quand
je lui dis ma manie de la vitesse, ma peur de perdre du temps, mon
angoisse ordinaire face aux jours qui filent,
s’exclame : « Ah ça c’est l’urgence
de vivre, Claude » Je lui dis : « Oui, c’est ça,
c’est moi ça, ce serait bon comme titre. Pour mon journal en
livre, tu permets ? » Elle rigole.
« L’urgence de vivre »,
journal. Oui, je vais courrielliser ce titre chez « la
priseuse de textes », Martine Aubut aux Trois-Pistoles. Bon :sortir
donc. Chaleur torride, je l’ai dit. « Demain, ça rivage
« L’extraordinaire et triste histoire… » de Marquès
—que j’avais bien aimé. Sortir donc. Demain, revenir au
journal pour raconter mieux sept journées pas nettes de….de
ceci et de cela.
|