« J’ÉTAIS
PERMANENT
À RADIO-CANADA»
lettre ouverte
1-
Pas de soleil
ce matin mais toujours cette douceur, ce printemps qui a surgi si
subitement qui fait que nous sortons balayer, brosser...nettoyer.
Moi, hier, je retire les tapis de coco, je sors deux râteaux, je
cache les pelles. J'’installe les deux boyaux d'arrosage, un
pour le jardin d’en avant, un pour le terrain d’en arrière. .
Oui, un vrai plaisir. Cinq mois au moins à attendre cette saison.
Les Québécois nous devenons comme fous quand, enfin, enfin,
enfin, revient ce climat de douceur. Le lac —quand? dans la
nuit— est redevenu de l’eau !
Je n’aurais pas à aller bien loin
si je veux entendre jaser des camarades écrivains dès demain
matin, samedi. En effet, juste en face de chez moi, le président
de notre « Académie des lettres », le poète Jean
Royer, lancera une série de causeries au Chantecler.
Y aller ?
Peut-être. Je viens de raconter un terrible canular dans
« Écrire. Pour l’argent et la gloire » :invité
à un de ces colloques, au Mont-Gabriel cette année-là,
j’avais lu un texte-bidon avec des noms d’auteurs fictifs et
des citations fictives et…on avait écouté cela sans broncher.
Je voulais me moquer des amateurs de citations savantes, celles
des cuistres habituels, toujours présents à ces réunions littéraires.
Si j’y
vais, porter alors un carton d’identification : « reporter ».
Oui, « envoyé spécial ». J’aurai un carnet de
notes. Un bloc. Je serais l’envoyé du journal… Le quel ? Bin,
le mien. Mon journal. À Aile : « Accompagne-moi
demain, tu verras ce monde des littérateurs, ça te changera des
acteurs et réalisateurs, non ?
et il en viendra d’ailleurs, c’est dans le journal de
ce matin. Viens donc ! »
Aile : « Non, non, pas le temps. Et
demain, si tu vas là, ne me reviens pas trop tard, on va souper
chez les D. J’aurai des courses à faire avant d’aller là. »
Voilà comment madame estime les gens de lettres ! Édifiant,
non ? Me suis toujours senti un peu « à part » à ces
meetings d’écrivains. Pourquoi ? Sais pas trop. J’étais un décorateur
de télé qui publiait un roman par année, pourtant. Cadence
pourtant rare parmi mes collègues en écritures. Un scénographe
de variétés qui a une marotte, un… « hobby »
? Oh ! Cela ou…Sais pas. Je me sentais, au milieu des écrivains,
un étranger. Bizarre sentiment. Je voyais des « fous
d’écrire », des studieux du « livre », des
acharnés, des « graves et seurieux » zigues. Oui,
moi, j’écrivais comme par les soirs, les week ends et un mois
par année en vérité.
Bientôt donc, dans le journal,
c’est probable, des notes sur les invités du colloque littéraire
de cette année. Irai-je en pédalo, le lac maintenant fondu ?
2-
Hier, joyeux,
j’arrose un peu partout. Aile rigole. Elle sait qu’arroser
chez moi, est une sorte de bonheur total. L’eau ! C’est la vérité.
C’est dröle, remonté sur la galerie, je lis dans le vieux
volume du savant Ellis : « L’ondinisme »,
dont j’ai parlé il y a peu.
Il y a 270
pages. J’en suis à la page 115. Étrange discours sur la pisse.
Les pisseuses. Ellis nous sort les mythes, les légende, les
contes, les fables, les statues (dont le célèbre Manequin-Piss
de Bruxelles), les tableaux, les décors, antiques ou moins
anciens, sur… « uriner ». Étonnante rétrospective
qui va du jet d’eau illustré par les fontaines, des concours de
jets d’eau par les gamins qui pissent en riant, des postures des
femmes qui urinent et cela à travers les âges et selon les contrées.
Ellis parle de Noé (l’eau qui monte) et de Moïse, trouvé sur
l’eau.
Évidemment, après ses énumérations
chronologiques, il en vient à son sujet :l’érotisme uréthral
—ou urinaire— et l’érotisme anal qui est autre chose.
C’est fou et captivant de lire cette étude.
J’avais lu sur le diariste célèbre qui aimait pisser
sur sa femme ou qui aimait se faire pisser dessus. Mais avec Ellis,
c’est les savantes explications de cette manie. Freud est appel
à la barre comme l’on pense bien. Lui et ses disciples dont cet
auteur. Des mots s’amèenent : enuresis.
Énurèse. Uropoiétique. Amphimixis. Urolagnique.
Urolagnie. Anurie. Exhilaration. Exhilarant. Ouf !
En fin de volume, Havelock Ellis
parle de cleptolagnie. Un temps, freudien passionné, je cherchais
à tout savoir sur le subconscient. J’avais donc accepté ce
livre avec plaisir quand le libraire René Ferron me l’offrait
vers 1965.
Ondiniste moi-même (!) , je quitte
le bonhomme Ellis et
retourne arroser les jeunes arbres plantés l’an dernier. Ah
oui, ce jet d’eau fait plaisir à voir, à diriger. En fin
d’après-midi, avant souper, j’irai même jusqu’à arroser
le recouvrement —en déclin de plastique— des murs de la
maison. Une crasse grise coule jusqu’au sol. La satisfaction de
sortir de l’hiver. La joie d’entrer en printemps, les lieux
nets…comme dans « Journées nettes », tiens, le tite
du journal sur mon site web.
3-
Paris imitera
désormais New-York. Hier soir, une première, à la télé de
Artv, de Paris, un long entretien, très captivant, avec Philippe
Noiret. « Un cancre total », admettra-t-il. À trois
reprises, Noiret se taira subitement, comme étranglé d’émotion,
comme en proie à des souvenirs trop riches. De la bonne télé.
Mieux qu’avec notre habile Lipton et son « Actors studio »
newyorkais car c’est dans notre langue. Hâte déjà de voir,
jeudi soir prochain, la deuxième partie de cette interview.
Promesses fameuses, on y verra sans doute tous les grands noms en
un défilé fascinant. Vive cette sorte de bonne télévision !
J’ai fini de lire mon exemplaire du
Nouvel Observateur. Une page sur l’ontarienne célèbre Margaret
Atwood —la vis-à-vis de Victor-le-matamore, livre dont j’ai
parlé ici— à la
toute fin de l’Obs. Son tout récent roman contient des
extraterrestres. Oh ! C’est le récit d’un romancier aux
prises avec un roman trouvé qui raconte le blocage d’un roman
en cours …Ouen ! Je n’aimerais pas lire cela, je le crains !
Je déteste ce narcissisme à la mode. En vieillissant certains
auteurs se regardent le nombril (comme font tant de jeune par
ailleurs !), ils s’examinent en train d’écrire.
Je me méfie de cette soupane égotiste, moi.
On commente un livre sur l’étonnant
Augustin, le saint, théologien fameux qui disait : « Aime
et fais ce que tu eux »,
ma devise. Aussi un
livre sur cette Simone Weil, morte de tuberculose jeune, juive
parisienne anxieuse du destin du monde, convertie en catho, qui se
fit ouvrière d’usine, qui s’exila à Londres, qui était une
mystique —une hystérique disent les athées bien entendu. Bref,
on parle de sujets qu’un magazine comme notre « L’actualité »
n’aborde jamais. Ici, racisme inverti, on doit se dire :
« tout cela n’intéresse pas nos misérables lecteurs »
. N’est-ce pas ? On est tous, les Québécois, des cons abrutis,
c’est certain. Alors, hélas,
on reste des « jamais stimulés » à cause de
ce mépris ambiant des dirigeants en presses diverses. Et, aliénation
en mineure, on achète des produits « made in Paris ».
4-
Après le
Noiret si bien confessé, nous regadons à ce canal Artv, « Métropolis »,
un magazine de Berlin illustrant des événements artistiques
divers en Allemagne. Ah que cela fait du bien ! Les Québécois ne
sont pas frileux, ils aiment les mondes étrangers. Mais il n’y
a que les USA, sans cesse et toujours. Aile et moi étions ravis
de voir autre chose que New-York et Los Angeles, merde ! Non pas
que ce « Métropolis » était si bien ficellé, non,
mais il nous changeait de la poutine impérialiste USA. Pouvoir
regarder ce qui se brasse (théâtre, danse, peinture, cinéma
etc.) en Italie, en Espsagne…Mais où voir cela
? Consultez l’horaire de télé : un peu d’ici, du
français sur 6 ou 7 chaînes et 25 canaux et plus d’anglo-américains
! Sur ce sujet, la belle niaiseuse de Maréchal me criait :
« Quoi Jasmin, on est en Amérique, on est pas en Europe ! »
Oser parler ainsi à l’heure
des satellites partout, de l’échangisme mondial, des rubans
transportables et rapidement décodifiables ?
Vu aussi, toujours sur Artv, le
romancier Philippe Djian. Célébré par son célèbre roman (mis
en film) « 37. 2, le matin », il frappera un certain
mur par la suite, se livrera alors à de la…porno (!), disant à
l’écran que « c’est de la merde ce qu’on trouve dans
les sex shops » (!). Ajoutant « qu’il est très
difficile de produire de la vraie porno ». Mon Dieu, quelle
noble tache mon Philippe D. !
Souvenir : je tentais, en 1985,
sur TQS, d’animer un talk show sur les livres et ce jeune célébré,
Djian, en studio, boude, joue le désintéressé, me bat très
froid quoi. Malaise total alors. J’en garde un cuisant souvenir.
Un « p’tit frais chié de Paris. Point final. Plus tard,
le Arcand cinéaste —un mauvais jour— lui aussi, affiche des
airs de grandeur et de mépris souverain pour l’émission en
cours. Djian sépare nettement érotisme et porno. On saura pas
les frontières…fines des deux domaines.
Le « pas de sentiments » en serait la loi.
L’interview sur Artv se poursuit et
ça jase sur l’obsédé Ouellebec (avec « Particules élémentaires »
et « Plateforme »)
et la copuleuse bestialiste, Catherine Millette. Enfin
Djian parle de son petit dernier, « Ardoise », qui
raconte sa gratitude envers des auteurs « premiers »
chéris : Kérouac, Cendrars, Henry Miller. Il dira :
« Voilà, j’avais envers eux tous, « une ardoise »,
une dette, j’ai payé. Aile me dit alors : « Ah !
comme toi avec ton « Je vous dis merci ». Pas tout à
fait, je remercie, moi, non pas des littérateurs qui m’auraient
marqué, mais des gens généreux de mes humbles commencements.
5-
Vu « Fortier »
hier soir. Aile y tenait. J’aurais pu aller lire à l’étage
mais j’aime rester près d’elle. Encore, j’en ai parlé, la
démonstration, « farouche » chez Larouche, que 1-
« la femme » est la seule brillante parmi le policiers
mâles. 2- Et que « la psychologie » est le seul moyen
pour solutionner tout. Comique non ? Ce féminisme (inconscient ?)
joint à la louange du métier de l’être aimé. Rigolo,
oui. Le texte était mal « économisé », confus, sans
rythme solide, avec un temps massacré, la réalisation suivait,
mollement voyeuyriste, complaisante, sans chronologie claire. En
somme un amateurisme bien dissimulé dans une facture (fabrication
?) habile, moderne, aux effets sonores efficaces.
Discussion sur « contenant » dynamique et faible
« contenu » à l’horizon ? Non . Pas le temps.
Vu aussi la fin de la série « Tabou ».
Pour cette saison. Tout revient si tout lasse et tout casse !
Bonjour les accros ! ce « Tabou »,,c’est des allures
modestes, pas du tout « gros chiard », pas prétentieux.
Louise Portal,
Germain Houde, Claude Léveillé —acteur habile souvent—
offrant de bons jeux. Visite au Nicaragua ! Téléfilm-Canada
—nous tous quoi— est riche. Bof, payé en pesos, non ?
6-
L’autre
soir, Paul Arcand, à TVA, tisonne
(!) Gabrielle Lavallée, devenue manchote par l’opération à
froid du Moïse québécois. Un capoté vicieux, dominateur de
filles abusées, G. L. fut une victime d’inceste, enfant. Un dérangé
mental mais « qui a un gros quotient intellectuel »
affirmera sa proie ! C’est une des nombreuses sottes épouses du
polygame, malade mental, Roch Thériault, alias « Moïse ».
Inyerné, il sortira de sa prison du Nouveau-Brunswick, c’est
probable, un des ces prochains jours ! Malgré ses menaces de mort
à l’endroit de cette Gabrielle selon ses dires.
La justice d’ici est ainsi faite.
Compassion sans fin pour les désaxés…jusqu’à ce qu’ils récidivent.
On en a vu un cas (pédophilique) récemment. Folie ! Une
confession télévisée pitoyable. Arcand, stupéfait avec raison,
se tait parfois. Il cherche, comme nous tous, à comprendre cette
grande niaise qui aurait dû prendre ses jambes à son cou et fuir
le monstre. Elle dit : « un grand charisme, il avait ! »
Ouen ! Le masochisme est un gros mystère humain !
L’ex-martyre du fou parle vite, a
une diction curieuse, affiche un vocabulaire primaire mais,
soudain, sort des mots savants. Elle est allée en cure, en thérapie,
sans doute, et emprunte maintenant au vocabulaire des psys. Elle
avoue une jeunesse de cauchemar, elle sort d’un gouffre, d’un
abîme grave, et tout cela vient d’être mis en film. C’était
couru. Un cinéma plus ou moins « non-fictif »,
qu’on verra bientôt avec l’excellent Luc Picard en gourou
psychosé.
7-
Je ne fume
plus. Aile en bave davantage que moi. La faiblesse de « la »
femme ! Je la taquine. Elle ne rit pas. Déception avec cette École-Bouffe
parfois. Faisan…viande dure, hum…pigeon, pas de viande du
tout, de la peau et des os, leurs « osso-bouco »,
viande sèche. Aile pas contente ! Moi, énervé. Je dois être
prudent et ne m’y connaît pas. Hier, très bonnes bavettes
d’aloyau. Bonne sauce. Bon goût. Ouf ! J’ai la permission
d’y retourner. Eh oui, c’est la « dragée haute »
avec mon Aile, je ne vis pas avec une Gabrielle L. Si j’osais
vouloir lui couper… un seul doigt, même le petit…elle
m’arracherait les yeux et vite ! J’aime pas les filles masos,
alors.
Enfin, rentrée de chèques, hier, de
TVA. Pour Jocelyne Cazin et mes topos-débats chez Bruneau. Ça fait du
bien. Envie de m’acheter de nouveaux pinceaux. Des gros. Et des
litres, oui des litres, d’acrylique, bleu, jaune, rouge, blanc,
noir, sortir beurrer (barioler) ces vieux stores qui traînent
dans ma cave. Je m’ennuie de peindre. « De la peinture ? »,
dirait Aile et elle me dira : « Bien. Bon, regarde,
tout s’écaille, il y a les balustrades, les planchers des galeries… » Et elle aurait raison.
Bientôt, je vais m’y mettre. Dire que je rêvais tantôt de
peinture dans le sens riopellien du mot !
Au Salon de Trois-Rivière, dimanche,
il y a eu discussion vive à propos de la dictée « à pièges »
du golfeur, chanteur et brasseur de malt, le « guadéloupéen »
sympa, Robert Charlebois. Des « pour » et des « contre ».
On s’agitait sur scène, Jacques Laurin, fier et noble, gardait
ses distances. Une sobriété de vieux garçon bien élevé. Moi,
le dictées farcies de pièges, je suis « contre »
mais j’ai gardé le silence dans la salle.
Une maîtresse d’école (retraitée,
elle l’a spécifié) a bondi à un micro libre en écoutant un Léandre
Bergeron, boulanger à ses heures, affirmer qu’il faut se méfier
des dangers de montrer aux jeunesses que le français c’est un
tas de difficultés, des entourloupettes rares, des pièges à
cons. Des exceptions folichonnes, etc.. La demoiselle en gris-fer,
raide et bien fâchée, était furibarde ! Ensuite, silence de mon
Bergeron, prudent et souriant. On ne réplique pas à Jeanne
D’Arc. Bravo !
Rêve dans ma chambre d’hôtel rue
Hart, samedi. Je suis dans une sorte de club chic, un « Iberostar »,
quatre étoiles, comme
celui connu l’an dernier en République dominicaine.
On nous
conduit, sages touristes, à un lieu vénérable, c’est marqué
« Muséum » dans son fronton de pierre ruinée. Le
guide nois mène aux caves. Plein de musiciens. Du jazz, des airs
sud-américains aussi. Boisons. Rhum surtout. Je bois un peu. Fumée
partout. Lumière rare. Je cherche Auile. Disparue. Enlevée ?
L’amie, M.-J., sort d’une pièce et me saute dessus ! Ma
surprise totale ! Elle rite, se moque de ma pudeur. De ma retenue.
« C’est congé, fête, vacances quoi, dit-elle ». Je
reste figé. L’attitude du refuseur digne. Elle tente de
m’embrasser. Je me sauve d’elle. Dédale fou dehors. Petites
venelles louches. Je suis perdu et soudain, miracle des songes, je
retrouve notre « Iberostar ».
Ouf ! Aile est
à une terrasse du vaste hall de plein air, elle boit un jus de
fruits. Je lui raconte l’incroyable assaut de sa chère et fidèle
amie. Elle ne me croit pas. Je me réveille.
Toute cette fumée… mon manque de
nicotine…cause de ce petit délire ?
8-
Vu ce Salman
Rushdie (à Artv)nparlant de son nouvel exil : Manhattan. Il
dit : « attirance et répulsion à la fois ». Une
facination, non ? Il dit : « une jalousie universelle
sotte envers New-York que toute cette littérature actuelle. »
Laquelle ? Celle publiée dans les grottes des taliban ?
Il ajoute : « une envie maladive face aux USA ».
Franchement !
Jacques Chirac avait fustigé cet
auteur au tempos de son livre illustrant le prophète Mahomet en
satyre dégénéré. Moi aussi, je jugeais qu’il était facile
de ridiculiser une croyance, un chef religieux reconnu
mondialement. De faire des Jésus en homosexuel ou en sado-maso et
quoi encore ? Je regardais son visage de…satrape, son faciès de
fouine pas clair de nœud —eh oui, juger sur le physique c’est
donc pas beau, hein— je continuais à ne pas estimer ce grand
voyageur qu’on a montré longtemps comme un « terré »,
une victime de l’Iran sauvage des intégristes. Rushdie
publie une sorte de polar (sauce, peut-être,
Umberto Eco ? L’hyper-cuistre qui aime pas voir le populo
en musées !) et Salman va guetter les échos. Il s’est exilé
au cœur de l’argent et du pouvoir, en nouvelle « Roma »,
alors ma méfiance
augmentée. On verra bien ce que cet arbre, encore une fois déraciné,
volontairement, donnera…
8-
Pivot dixit :
« la francophonie, ça fait ringard et il y a trop de pays
si peu français dans ce vaste club… » Badang ! Dans L’Express,
un édito que je résume : « La France, pas unie
comme avant, trop de religions, trop de protections spéciales,
trop d’ethnies en ghettos, refus de s’intégrer comme jadis,
fracturée la France, émiettée, avons nostalgie de la bonne vieille république uniforme de jadis
avec ses seuls mots : liberté, égalité, fraternité,… »
Eh b’en ! Rapprochement à faire partout. Ici comme
ailleurs. Peur aux USA de l’espagnol qui monte ! Fin des pays
univoques, début de tous les brassages. La dictature (!) des
majorités, de la multitude,
mise à mal désormais ? Nous sommes 84 % au Québec, non,
pas vrai ? Et entendre : « pis ça ? » Place aux
droits de chacun. Mosaïque totale ? Savoir qu’en France aussi,
des hommes de gauche se posent des questions. Ravage des « chartre
de droits » —avec, jamais, aucun devoirs collectifs à
respecter— oui ou non ?
M’intégrer à la majorité, moi,
dit le nouveau venu …Pourquoi ? Votre pieuse et révérée
chartre me protège. Je n’émigre pas vraiment. Je reste ce que
j’étais…Exil ou non ? Où ai-je mis mon kirpan ? Voyons…
8-
Tu as donné
un 5 piastres à un parti politique. Disons un 5, au P.Q. Tu vaux
quoi ? Une corporation (de pub) donne 195,000 $, elle. Elle vaut
quoi ? Mieux que toi, petit tarlais ! La compagnie fera des
profits : un million et demi en bel argin, viande à chien.
« Group’Action » c’est de l’argent bien placé.
On fait des copies d’un même rapport sur « comment bien
tapisser arénas et amphithéâtres de drapeaux unifoliés… »
Et on m ramasse la mazoune. Un scandale. Qui restera lettre
morte ? On va bien voir. En réalité, tous les politiciens se
tairont peut-être. Et les journalistes aussi. Connivence. Ils
sont bons copains aux restaus des parlements. Quoi, c’est la
pratique courante. Partout. Au P.Q. comme chez le petit Mario ?
Partout. Il y a les
gros, les moins gros mais, partout, c’est ce rackett.
C’est passe-moi le sel, je te
passerai le poivre. Après ça, on verra des rigolos surpris :
Mon Dieu, où va la démocratie, les gens vont plus voter ? Mon
Dieu, le public méprise les hommes politiques, c’est malsain !
Gauche, droite, libéral, conservateur, un seul club. Celui des
favorisés. Quoi, tu donnais un petit 5 à un petit parti ? Tu
vaux rien.
Un scandale actuel ? Récemment, la
firme diabolique « Enron »,
l’enfer des fourbes et des spéculateurs avides, qui trompent
les petits spéculateurs niais (ses travailleurs salariés
candides), aux USA, montre le scandale des scandales. Avec des
« arrosés » au Sénat, à la Maison Blanche.
Effroyable…et le temps passe…Le
silence se fait.
Dehors, la clarté. Je vais aller
arroser mes bosquets, tiens. Les laver de l’hiver.