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1-
Quoi ?
Premier jour du printemps et encore une bordée d’ouate ?
J’irai au
Salon de Hull avec la navette (minibus)
des « Écrevisses » samedi matin. L’auto…
trop risqué. On annonce du frette aussi pour samedi ! Misère.
Moi qui aurais aimé rouler, via la 50, de Mirabel à Hull dans ma
Jetta, vitres baissées !
Hier, j’ai relu mon, « tout
frais arrivé » de l’imprimeur, « Écrire ».
Aile aussi. Ses larmes subitement ! Pourquoi ? Aile : « Oh,
Claude, tu
m’arraches le cœur. Tant de déceptions. Et tu te dis un raté.
Ça me fait, mal. » Alors,
je lui explique ce relatif « raté ». « Tu
comprends, jeune, on a espéré tellement mieux, tellement plus
fort. Nous somme tous des ratés non, face à nos ambitions
d’adolescent ? »
Ce livre contient de la grogne, du ressentiment, des griefs
graves sur nos médias colonisés face aux Parisiens, sur les
« Salons du livre », sur les « docteurs en
lettres » snobs, et le reste, mais aussi un peu d’humour
et plusieurs longs textes littéraires où je tente ainsi de démontrer
qu’au delà de nos misères d’écrivains, il y a cette envie
de pondre du…poétique !
Un drôle de livre, en fin de compte.
Je l’aime. Beaucoup. J’en suis fier et si soulagé…ça défoule
de parler franc. L’aimera-t-on, en parlera-t-on en bien, en mal
? Ah ! Vieux suspense. Je redoute le silence total vu mes piques
raides sur les médias, presse, radio et télé. Une sorte de
vengeance quoi. On verra.
En allant à cigarettes et journaux,
ce matin, suis allé porter un exemplaire du « Écrire »
aux voisins, les Jodoin. Ai dit à Jean-Paul :
« Tu entres dans la littérature québécoise, mon
vieux, vois la page 99 et suivantes ! » Il a semblé
médusé, étonné. C’est un passage où je relate une excursion
à Pointe-Calumet qu’il voulait que je lui fasse visiter
raconte, de visu, après sa lecture de « Pointe-Calumet
boogie-woogie ».
2-
Cette série
télévisée « Le dernier chapitre » ! Foutoir visuel
ennuyeux. On dirait qu’ il y a six (6) gangs de bandits,
douze (12) chefs. On
ne comprend plus rien. Pire qu’avec son « Omerta »
que je préfère tout de même. Dionne prouve, cette fois, qu’il
ne sait pas rendre clairement les tenants et aboutissants d’une
histoire. Mais
c’est fort bien ficelé, très pro. Alors les loustics, pas
exigeants, vont suivre ce caravansérail à vroum,vroum, bien mal
foutu. Il y a du bing, bang, Bigras, présence physique
impressionnante, il y a, lumineux, Roy Dupuis, si beau garçon et,
toujours pleine de naturel, Marina Orsini, et puis qui encore ?
Il y a l’imagerie courante, toute faite de très brèves
séquences télescopées. Illusion rythmique sur un amas de
silhouettes mal établis, esquissées. Alors les gogos, voyeurs
effrénés d’images sans sens, vont rester à cet écran. Tant
pis pour la bonne compréhension des intrigues.
Avant
l’indigeste saga —police versus motards criminalisés—, à
Historia, bon documentaire sur la naissance d’Israël, ses
guerres, Nasser, la Jordanie en sandwich, Golda Meir, le tout
jeune Arafat, etc. Je ne me lasse pas de revoir ces « stock
shots », repris, recousus, raboudinés, remontés, sur cette
époque terrible.
Vu aussi
mon ex-camarade de CJMS, Arcand, tenter de faire parler
l’ex-vedette-jeunesse, la chanteuse Renée Martel qui vient de
confier sa biographie à (?) son propre fils avec qui elle a fait
la paix. Viol à 18 ans, alcool, drogue, tournées sans cesse, son
fils négligé, père en tuteur et artiste un peu cruel, carrière
d’automate puisqu’elle « a toujours détesté, dit-elle,
ce milieu », et quoi encore.
Aile me dit : « C’était
une beauté rare. Populaire chez les jeunes. J’étais jeune réalisatrice
aux « variétés ». Elle ne se livrait jamais. Muette,
mécanique, intouchable et mystérieuse. » Face au
questionneur —en apparence froid et sans cœur— les réponses
sont lentes, comme prudentes, calculées. Émission un peu plate.
Martel semble lasse, épuisée même, en tous cas réticente à
faire plus ample écho aux révélations de son livre. Ces
confessions terribles, une mode, se situent au bord d’un
voyeurisme malsain. La foule adore. Chez nous, une certaine gêne
à examiner la victime se livrant plus ou moins.
3-
Pour sa
santé, Aile se charge volontairement de pelleter la neige sur la
longue terrasse du côté ouest de la maison. Durant ce temps,
comme chaque midi, tantôt, je descend faire nos sandwiches
—jambon, poulet, dinde, rôti restant, c’est selon— formant
le lunch du midi.
Dehors, c’est étonnant, jamais vu
autant de neige depuis décembre ! Beauté des sapins lourds de
blancheur lumineuse. Oui, grande beauté ici. Ça y est :chicane
! Encore une de nos chaises anciennes qui perd un barreau. Aile
commande : « Vite, répare ça ! » Elle est
incapable chaque fois d’attendre. Je sors la colle Lepage.
Badang ! Pressage trop énergique et ça pisse partout, ça coule
sur la table où j’avais couché l’infirme, la fiole en éjaculatrice
précoce. Énervement d’Aile ! Enragement. « T‘es comme
ton Édouard de père, tu travailles trop vite, en fou ! »
Ça revole, elle s’agite, court au torchon ! Bousculade.
Menaces. Moi, penaud. Je sais bien ma maladresse en la matière.
Elle n’a pas un bon mari bon bricoleur, hélas ! La queue entre
les jambes, essuyage fait, je remonte à l’étage, à ce
journal. Ouf !
Plus tôt, Aile écœurée : au
marché Métro, vendeur de fleurs, campagne du jour et offre de
contribuer « in english only » ! Elle a protesté
aussitôt comme on doit toujours le faire pour réveiller ces
racistes inconscient —encore en 2002— de vivre au milieu de 84
% de francophones.
Souvenir de 1945 : ma pauvre
Germaine, ma mère, colonisée, humiliée, bafouée, méprisée,
rabaissée, comme nous tous en ce temps-là, qui s’efforçait de
parler anglais, en pleine rue Saint-Hubert, clientèle à 99%
francophone, à un marchand « raciste » de « Greenberg »
ou de « Wise Bros », soumise, docile, chien battu.
Baptême ! ça ne change pas encore ce racisme ?
Ce gras raciste (c’est une forme de
racisme cette ignorance de la majorité, non ?) cet
offreur de tulipes-charité sait qu’il utilise la langue
universelle. Speak white ! Débrouillez-vous les caves québécois,
apprenez la langue des maîtres actuels (ça va durer longtemps
?), celle de
l’univers marchand, de la planète commerciale. « Mon épée
me démange », disait Cyrano ! Et comment ! Autour d’Aile,
des gens semblent étonnés de sa protestation. Des cocus contents
? Notre manque de fierté, d’honneur, finira pas nous assassiner
culturellement. « Nation nigaude », disait Baudelaire
! Oh oui !
3-
Aux chers
« Francs-Tireurs » de T.Q. hier soir, la jolie haïtienne,
liseuse de bulletins de nouvelles, Michaël Jean de la SRC.
Dutrizac, avec ses airs d’effronté de service » et
Richard Martineau, avec sa voix de fausset hélas, aux commandes.
On y cause « hommes battus ». Des témoins, militants
de « la cause des mâles » démontrent que ça existe
et plus souvent qu’on pense !
Gageons qu’il s’agit de violence
morale, de harcèlement verbal. Ma foi, c’est certain. Pourquoi
seuls les hommes seraient de foutus accableurs dans les couples
qui fonctionnent mal ? Martineau mitraille la belle Jean —il
excelle dans ce sport— elle répond du tac au tac, brillante. Hélas,
elle trimbale un accent parigot plus accentué encore qu’à
Paris ! Elle ne sort certainement pas des ghettos des démunis de
l’île misérable. Pas de question là-dessus par Martineau
juste taquin.
Je me suis souvenu de son reportage-enquête (la
question-Noirs) quand elle vint questionner les artisans de CJMS
un jour. Je l’avais taquinée lui disant : « Vous
manquez hélas de crédibilité, étant une Noire, vous êtes mal
placée pour sembler vraiment « neutre » et jouer l’
arbitre impartial sur le sujet de la tolérance. »
Verrait-on un reporter Blanc questionner les Africains chez
Mugabe : « Nous aimez-vous vraiment ?
Détestez-vous les Blancs ? » Mais j’avais envie de
badiner. Michaële Jean le
prit fort mal et me battit froid.
Son conjoint, le cinéaste
documentariste, Lafond, fit, avec elle, un
formidable reportage sur Haïti. Un des pauvres gamins
interviewés me frappa… droit au cœur. Son visage si triste, où
brillait une intelligence évidente, une gravité d’adulte,
tourmenté profondément, me rendit songeur pendant, non pas des
jours, mais des
semaines et même des mois. Comment l’aider ? J’avais voulu
lui demander l’adresse de ce jeune enfant si lumineux et si
perdu. Folie ! Je finis par me raisonner. À quoi bon tenter
d’aider un seul garçon quand ils sont sans doute des centaines
de milliers à vivoter dans ces conditions funestes ! N’empêche,
parfois, je revois encore ce jeune et si beau visage, effrayant, où
l’on pouvait lire une détresse…incommensurable. Tous ne
peuvent fuir à l’étranger comme notre « parisienne »
lectrice de nouvelles ou comme mon ami Dany Laferrière.
4-
J’imagine
déjà la foule de nos admirateurs, samedi matin, rue Berri, au
Terminus, quand nous partirons, les écrivains de Monrial, pour
Gatineau- Hull. Quel déchirement ça va être. J’imagine aussi
la foule à Hull Gatineau nous
voyant arriver. Mon Dieu, je crains l’émeute. La promotion pour
les auteurs est tellement riche ! C’est un million et demi
(1,500,000 $) de dollars cette publicité, cette visibilité, aux
romanciers.
Merde, qu’est-ce que je raconte ?
Je me mélange avec les publicitaires
politicards de
« Groupaction ». « Mon » ministre, à
Ottawa, de la culture, Sheila-la-Cop, crache cet argent (1,650,000
$) pour la visibilité du « Oh Canada ! », et du
drapeau rouge, dans
tous les festivals du Québec. C’est à Québec qu’il faut
diluer le fleurdelisé qui rend malade les fédérats ! « Groupaction »
retourne à la caisse électorale du parti (Libéral) la fabuleuse
somme de 112, 162 $ ! Pauvres éditeurs, ils comprennent rien. Je
vais expliquer le business à Victor-Lévy samedi à Gatineau.
Lui dire entre quat’zieux : « Tu verses
50,000 tomates « chez la Cop », et tu recevras
1,650,000 de dollars (de pistoles !) de contrats pour tes Éditions
Trois-Pistoles. C’est
bin clair, non ? Facile ! Il suffisait d’y penser.
Cette énorme magouille publicitaire
donne envie de vomir et fait tomber à terre les culottes du
successeur de Gagliano, Don (donald duck ?) Boudria ! Jouant le
surpris, il bégaie qu’il va mener une enquête ! La farce ! Il
s’agit de l’argent public monsieur Jean Brault, fondateur de
« Groupaction-politik ». Des argents gagnés à la
sueur des fronts des travailleurs. Trois contrats se signent
(1997-1998-1999), donc trois rapports sont livrés (à un
demi-million chacun) avec « mode d’emploi » pour déployer
l’unifolié partout au Québec, trois fois à peu près le
« même mode d’emploi », avec des petites variantes.
4-
Reparlons
des amateurs de complot. Sauce Oliver Stone. Il y Internet où
chacun peut halluciner et capoter en « légendes urbaines ».
Il y a maintenant un bouquin : « L’effroyable
imposture », où un certain Thierry Meyssan veut nous
convaincre qu’aucun avion de kamikazes a foncé dans le
Pentagone. Eh b’en… Le journal Le Monde avance que ce n’est
que bobard genre Internet dévoyé. Le Thierry est fâché noir.
Face à un autre Thierry, celui qui a
un terrible accent « mondain parigot », Ardisson, il rétorque
qu’il a ses source sûres et que la politique étrangère des
USA est sans plus aucune crédibilité. Là, il chasse de travers.
On sait bien que la politique étrangère des USA est farci de
propagande, c’est connu aujourd’hui, mais ce fait a n’a plus
rien à voir avec l’avion sur le Pentagone ! Ça fait vendre de
la copie, tout ça. À suivre…quoi !
Pierre Laporte, je le tiens d’une
source pure, fut égorgé par un mafieux se glissant rue
Armstrong, à Saint-Hubert ! Robert Bourassa fut empoisonné par
un ami de Daniel Johson junior. René Lévesque a été assommé
et puis assassiné par Claude Morin qui craignait la révélation
d’autres secrets de la GRC. En voulez-vous des « complots »
Vive le Net ! Vive la liberté !
Sur Internet, un abonné répand qu’il y a sur tous les
avions modernes, et ce, depuis les premiers détournements célèbres,
un bouton de sécurité. Si un pilote se croit en danger, il n’a
qu’ à écraser ce bouton caché et l’avion devient téléguidé,
automatiquement, à partir de son aéroport de départ. Ouen !
L’internaute conclue : « mensonges ces Saoudiens
s’emparant du pilotage !
Hen, hen
qu’en pensez-vous ? On souhaite vous voir conclure :
« c’était donc tout planifié, accepté ! Les dirigeants
politiques des USA savaient tout sur ces kamikazes et voulaient
que les Tours jumelles se fassent démolir ! »
Bonne nuit, allez-vous coucher les petits enfants, notre
noir conte du vilain bonhomme Perrault-2002 est terminé, cui cui
cui !
5-
Assez des
folies : Lysiane Gagnon est une importante conseillère
(clandestine) de John Charest. Ma source ? Son article de fédérate
crasse ce matin. Hypocrite, elle raconte les noirs desseins de
Landry et comment John, malin, les a appréciés. Il refuse de
faire l’ »union face à Ottawa. « Le rapport Séguin,
c’est une astuce parizeauiste » dit-il. Ottawa ne nous
doit pas une cenne de péréquation, ni à nous ni aux autres
provinces. Dumont est un innocent, Joe Clark, un autre. La Gagnon
termine son devoir « desmaraisien », à la
sauce Power Corp-Gesca, disant qu’on est tous, les Québécois
du Bloc comme les gens qui votent « oui », (60 % de
ses lecteurs, tiens !), un petit des caniche (sic) et ses amis fédérats,
un gros doberman (sic). Beau mépris du lectorat de La Presse ,
non ?
Air-Canada vient d’autoriser un écrivain,
maudit par l’Iran, à
voler sous ses ailes ! Jaques Chirac, a fustigé jadis le
romancier insulteur du Coran, Salman Rushdie. J’étais, moi
aussi,
furieusement
contre son livre où il parodiait grossièrement une des trois
grandes religions monothéistes, la musulmane. Trop facile de
faire de Jésus un pédé, un prédateur sexuel ou un pédophile…et
quoi encore. Trop facile de faire d’Abraham ou Moïse, un con
fini, un illuminé titubant sous l’alcool, fornicateur déchaîné
et aliéné mental. Ces élucubrations de carabin ignare
(livres ou films) n’excitent que les désaxés. Les
badauds infantiles. Même athée, ce que je ne suis pas, je
n’approuverais jamais ces contes folichons pour titiller les déboussolés.
Jamais. On doit un respect minimum pour les fidèles juifs, chrétiens
ou mahométans. Ce bourgeois londonien, Rushdie, mondain devenu récemment
manhattanien, a couru après ses déboires, Qu’ils
s‘achèvent, je veux bien. Il a payé assez cher, guetté par
des gardiens, craignant sans cesse le meurtre. . .
6-
C’est qui
ça « Gambling Inc » ? C’est une part de notre
gouvernement.
Loto-Québec apporte sa belle part de
fric au fisc.
Alors, on se ferme les yeux sur
Gambling Inc. Et on répète comme mantra : argent qui contribue aux hôpitaux
et aux écoles. Argent bien sale ! Bientôt ces revenus honteux
vont dépasser les taxes sur l’essence, est-ce assez dire les
profits sur un vice encouragé, vanté aux télés ? Un prof
d’université (en travail social), à Hull, Amnon Suissa,
l’affirme. Il ajoute qu’il y aura très bientôt un million
(c’est dans le 700,000 à ce jour ) de Canadiens en « addicts »,
compulsifs quoi, au vice du jeu.
Les lignes du 1-800-SOS-JEUX vont
rougir !
Ainsi nos élus, se taisant tous,
sont des complice de méfaits graves. Sont des hors-la-loi. Ils
contribuent volontiers à la détérioration de la santé
publique. La prison pour ces innocents ? Mais oui. Pour « refus de secourir personne en danger », c’est
dans le code !C’est un de leurs plus grands devoirs de la protéger.
À Hull, où je m’en vais samedi, on annonce 1,100 places
nouvelles de stationnement au parc Leamy. Rigolard, le
relationniste s’exclame : « Que voulez-vous, on
est les victimes (!) de notre succès ! » Très enrageant !
Le remuant boss, Gaétan Frigon
(ex-patron efficace des alcools-Québec), servile serviteur de
« Gambling Inc-Québec » ose dire que « c’est
un malentendu de le voir en mandataire pour rendre le vice du jeu
plus acceptable ».
Coups de pied au cul qui se perdent !
Loto-Québec vient de cracher 200
millions de notre argent public pour des machines VLT’S,
machines (sépulcres blanchis !) avec clignotants pour avertir
« charitablement » certains joueurs qu’ils exagèrent. Un
fait têtu :il y aura PLUSSE de machines-one-arm-bandits.
Bandits de l’État
!
7-
Mon
camarade en écritures, Daniel Gagnon, signe un très beau papier
sur Rio, mort il y a peu. Le fils retrouvé bien tard, Yann, fait
publier, lui, sa drôle de lettre lue aux obsèques. Il parle
d’absence et de silence…Oh que j’admire le peintre, oh que
je méprise l’homme. Comme j’ai méprisé l’homme-Picasso,
et admiré son art. Comme je méprise les parents des
« Enfants du Refus global », tel que racontés,
montrés, dans l’émouvant et très dérangeant, troublant,
film, de Manon Barbeau, la fille de l’automatiste Marcel
Barbeau. Elle aussi signe un bel article (tout cela dans Le Devoir
de ce matin) sur le génie né rue de Lorimier en 1923.
J’y reviens, Nadeau photographe :
deux autre grandes preuves. Une sur une vitrine rue Bernard où il
y eu tuerie récemment et une autre, Riopelle encore. Oui, un génie
dans son métier, ce Jacques Nadeau.
À « Campus », à TV-5,
le photogénique Guillaume Durand, a présenté Janine
Mossuz-Lavau (sociologue)n et
son livre enquête : « Vie sexuelle en France ».1-
Fin de la femme passive. Elle veut prendre son plaisir comme
l’homme. Si insatisfaite, divorce. Seigneur, dans mon
jeune temps, toute la paroisse serait allée en divorce !
2-La virginité ? Une bagatelle. Un petit moment désagréable
à passer. Jadis : pucelage féminin précieux comme la
prunelle de yeux. 3- Désormais, pour les femmes aussi :
l’amour et la pratique sexuelle, deux choses. Fin du romantisme
? Je le regrette. « Que vaut la sexualité s’il n’y a
pas les sentiments ? » J’allais répétant cela à la SRC,
jadis, juste pour
faire enrager certains sexoliques de mes entourages. Un jour, un
de ces maquereaux me rétorqua : « Que valent les
sentiments sans la sexualité ? » On a ri. Puis : « Ça
existe, sais-tu. Oui, il y a des amours qui patientent,
d’autres, sages, qui
subliment. » Les deux ensemble, c’est le vrai bonheur. Je
le sais. Beaucoup de matamores du sexe font mine de l’ignorer et
mange de cette mince galette faute de bon pain. 4- Les femmes
draguent désormais parfois. Et pourquoi pas
en effet ? 5- Et les préservatifs ? Avant de former un
couple, le jeune l’utilise volontiers, par prudence. Mon Dieu,
oser acheter un capote en 1950. Que pensera le pharmacien ! On préférait
le « retrait ».
Justement
le livre dit que la pilule est encore vue comme un contrainte et
qu’on préfère le « retrait ». Ah b’en flaille
bine !
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to…6- La partouze, l’échangisme quoi, progresserait. Là-dessus,
mon opinion ne changera jamais : pis aller lamentable pour
des couples qui éprouvent de l’attachement mais qui ne
s’aiment plus d’amour. Ça vient de finir.
Conclusion de son enquête : les
femmes veulent l’amour et consentent aux jeux du désir, faute
de mieux. Les hommes veulent du désir et consentent à
s’embrigader dans l’amour. Si elle le dit l’enquêteuse-sociologue.
Combien sommes-nous, hommes, à vouloir les deux ? Je refuse de me
croire exceptionnel. Je refuse.
8-
Pas loin
d’ici, pas à Tel-Aviv, à Brossard, un type signe une lettre
ouverte dans The Gazette. Il refuse l’Israël belliciste de
Sharon et Cie. Ce Abdul Malek de Brossard, ça ne tarde pas, se
fait vandaliser. Jet de balles de golf, vitre fracassée ! Rôdeurs
intimidants, la nuit. Ses voisins jouent aux vigiles par
sympathie.
Une voisine
a pris les numéros de plaques d’une voiture suspect dans le
quartier. La police l’a noté. M. Malek dit vouloir discuter par
lettres ouvertes, à visage découvert et n’en revient pas de
ces balles de golf. Diable ! Avec mon ancienne monomanie de
lettrouvertisme (avant mon journal qui a tari cet exutoire), je
prenais des risques ? J’ai
toujours pensé que la violence est l’arme de ceux qui ne savent
ni parler, ni penser, ni écrire.
Bon, les servantes, les bonnes,
l’ex- nanny, se mettent à l’écriture. Pas nouveau quand
l’ex bon maître se nomme Marlon Brando. Pour le fric. Cette
fois, non. Il
s’agit d’« employées de maison » comme dit l’Europe,
le « New-York Times » raconte : « The Nanny
Diaries » (du journal ?), c’est les récits glanés quand
deux « servantes » travaillèrent dans une trentaine
de maisons huppées de New-York, cela
dans les années ’90. On va faire un film de ces
historiettes de deux gouvernantes indiscrètes. Cela irait des
comportements sexuels des « patronnes oisives »
jusqu’à leurs obsessions pour les chaussures. Des dames de la
haute crient déjà au scandale. Résultat : les agences de
domestiques font signer une clause au contrat, « défense de
divulguer, après emploi, quoi
que ce soit. Sinon menaces de poursuites judiciaires.
Restons au domaine…du livre. Il y a
une « Corporation » —né comment, fondée par qui ?
— il y aura un gala du livre —malgré les refus de gros éditeurs
de participer— pas de gala genre « Gémeaux » ou
« Masque ». Une « Fête du livre » à 17
heure au Capitole de Québec et diffusion, avec numéros de
« variétés », à 19 h et demi, sur Télé-Québec,
ce 23 avril. Animation la mignonne Sophie Durocher. Pixcom signera
le show.
Il y a 90 jurés (anonymes), des pairs, qui ont fait un
premier tri. Ensuite vient la votation sur ces finalistes
par 150 écrivains et 150 libraires, éditeurs, bibliothécaires.
300 votes pour 29 prix dont 18 pour « la littérature »,
il y en a pour la promotion, la distribution etc. Prix baptisés
« Odyssée ». Aussi un « prix spécial »
à Tremblay pour l’ensemble de son œuvre.
Finalistes : Michel Tremblay, Nelly Arcand, Serge
Kokis, Nancy Houston, Dominique Demers etc. J’y suis pas !
Calmez-vous mes fans !Ça continue, ma guigne, dès l’école
jamais de médaille, jamais d’images, aucun prix. J’y pense
mon Lanctôt fait partie des déserteurs et n’a donc pas soumis
mon « Enfant de Villeray ». Et alors, adieu trophée,
misère humaine !Tant pis pour moi !
Une certaine grogne : « tous
ne connaissent pas bien certaines catégories ».
Alertée, Lise Oligny, directrice de cette mystérieuse
« Corporation », corrigera l’an prochain. Il y a
aura désormais jury spécialisé selon chaque catégorie. Mon
opinion ? il n’y aura jamais assez de visibilité pour le monde
les écrivants.
Les
boudeurs, dont le riche « Boréal », disent à la
ministre en culture : gaspillage, foin d’un gala,
futile, vain, qui n’aidera en rien les écrivains, vraiment
inutile. Donnez plutôt tout cet argent précieux pour
subventionner nos manuscrits qui attendent une sortie !
9-
Riopelle a
vécu, un certain temps dans les Hamptons de Long Island, voisins
de Manhattan. On a tenté (Pierre Matisse et Cie) de le mousser.
Le milieu le bouda avec ostentation.
Il y avait un Riopelle à New-York :Jackson
Pollock. Son jumeau vraiment. Même énergie étonnante. Une
vedette internationale ! Et les États-Unis, enfin sur la carte de
la peinture moderne depuis l’après-guerre craignait la montée
d’un autre européen, car, Riopelle, pour ces chauvins, c’était
encore la maudite École de Paris qui, à leurs yeux, avait assez
écrasé (un siècle !) l’Univers de la peinture depuis Manet,
Monet et Cie. Un grand complexe d’infériorité enfin se défaisait.
Il y avait désormais de forts talents modernes, c’était la vérité.
Riopelle ? « Qu’il retourne
à Paris »… où, ironie, on le traitait d’« américain »
! Il ne récolta que de très mauvaises critiques. « Un
talent mineur ». Il
y retourna en France. Richard Hétu racontait un peu ces déboires
dans La Presse. Il a ajouté que son histoire d’amour
catastrophique avec l’Américaine Joan Mitchell, sa maîtresse
écrasée, lui aurait nui.
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