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À CŒUR
OUVERT (j.n.)
1-
Ciel tout
bleu. Vent du nord, brr… Bleu plus clair qu’hier. Frisquet
cependant. Appel de TVA : devoir être à « Salut,
bonjour! » de Mongrain à 7h.et demi. Hum, c’est bien tôt.
Ensuite, devoir aller à LNC (nouvelles… continuement du réseau
TVA), pourquoi ? Pour jaser sur le génie de Riopelle. Comme un
devoir. Plaisant. Plaisir énorme de découvrir qu’il y a une
curiosité inouïe (« Mort, on vous grandit », Hugo)
pour le génie décédé. Rare opportunité de parler de peinture.
Qu’il faut s’y mettre, tous, pour ouvrir davantage cette
curiosité pour le « Grand tachiste » né rue de
Lorimier.
Vers 11 h. et demi, devoir filer au
studio de radio numéro 19
de la SRC rencontrer Pierre Nadeau pour une heure de causerie ad
lib. Ensuite, tenter d’aller saluer la dépouille du Génie
disparu à l’église, rue Rachel, de l’ « Immaculée
Conception ». Oh, ce lieu pour un type pas du tout « immaculé »
qui a tant et tant aimé « maculer » tout ce qu’il touchait.
Parfois en vitraux d’une splendeur, quasi indescriptible, oh !la
grande beauté lumineuse.
Ainsi, bientôt départ encore pour la ville.
J’éprouve dorénavant une sorte
d’arrachement quand il faut nous en aller du village laurentien.
C’est que, depuis la retraite d’Aile, c’est que…. c’est
ici que nous vivons en majorité du temps. Le pied-à-terre
outremontais n’est qu’une sorte de jolie grotte confortable
pour passants pressés.
2-
Vu hier
soir le deuxième épisode de « Debout les comiques ».
Ouais ! Pas fort. Vieux documents souvent et déjà vus.
Complaisance. Soudain le burlesque a été paré de toutes les
vertus par l’intelligentsia… culpabilisé par son ancien
snobisme. Faut dire que c’est un genre bien rempli de facilités
et aussi de grossièretés bien démagogiques. Burlesque rime avec
grotesque, pour cause. De racolage La vérité. Les voilà à
genoux, nos penseurs-spectacles, devant les Poune, Zoune et allii
! Mollesse des analyses à « Debout le comiques ». Mon
bon gros J.-C. Germain en propos vains et faciles. Et il rit !
Seul !
Revu ensuite, et sans les maudites
pubs, un film bien fait : « Le limier » à T.Q.
Souvent on a oublié l’intrigue. C’est plaisant. Des bribes
nous reviennent à mesure. Les deux héros sont joués par Peter
Fonda et Terence Stramp (ou Stamp ?) . Du solide. Un repris de
justice quitte Londres pour savoir qui a tué sa fille exilée en
Californie. Un montage complexe et bien mené, pas banal. Film
rempli de brefs « retours en arrière ». Jeune père délinquant,
on verra souvent sa fillette bien aimée, tant aimée, qui, pour
plaisanter, menaçait papa-bandit d’appeler les flics. À la fin
de l’excellent suspense, tenant à la pointe de son revolver
l’assassin (un caïd de la drogue (Fonda), ce dernier
s’explique : « Votre fille, mon amante, menaçait
d’appeler les flics et j’ai eu peur. Elle ne plaisantait pas. »
Le choc du papa ! Sa propre vie retournée contre lui, un miroir.
Fin.
3-
Je repense
aux entretiens complaisants de Lachance sur des auteures émigrées
d’ici dans « L’Actualité ». Me voyez-vous, exilé,
installé en émigrant qui a choisi une autre patrie
—à Berlin,
ou à Dublin—, publier dans leur « établisement »
littéraire, dans leur « appareil éditeur », « Enfant
de Villeray » ou « La petite patrie ». Ou
« Je vous dis merci » ? Non. Jamais. Je n’oserais
pas. ce serait d’un égocentrisme vraiment déplacé. Impoli. Je
publierais ce qui m’arrive, ce que je vis, ce que je découvre
—à Madrid ou à Rome— comme nouveau citoyen d’adoption. Et
si je tenais à raconter « mes » racines,
j’enverrais mes manuscrits dans mon pays d’origine, lieu
concerté. Il me semble, merde !
4-
Martel (La
Presse) ce matin loue « L’iguane » de Denis Thériault
et se plaint que l’on ne connaisse pas mieux( deux prix littéraires
déjà) son jeune « génie » ! Martel a bien raison.
Or la « une » est consacrée à un auteur célébré
dans le monde entier (et
qui n‘a nul besoin de La Presse),l’Éco de Florence. Le
colonialisme stupide continue! Pourtant « Le Monde »,
à Paris, met de graves bémols sur le dernier Éco. Ah, avoir pu
lire une interview sur ce brillant Thériault ! Mais non. On
publie un élogieux « papier »,
bien ennuyeux, sur Éco,
le dilettante érudit qui déclarait qu’il était regrettable de
voir « les masses de touristes ignares » (quel mépis
!) dans les musées et les sites artistiques de haut niveau.
Le cher Roger Drolet, jouant le
cuistre face à
MaCrotte du canal Vox, disait comment il était scandalisé
—dans des voyage guidés— quand il entendait nos « québécois
» dire en arrivant sur un de ces sites : « Ousquisontdonlétoélettes »
! Facile mépris partout « des autres », ces
malchanceux du sort qui n’ont pas eu la chance de se cultiver,
qui, retraités, tentent à bon marché, de faire du rattrapage.
Et…qui peuvent avoir envie de pisser en débarquant —à
Florence ou au Mont Saint-Michel— de leur autobus nolisé.
5-
La laideur
? Les statuettes pour le « prix Olivier ». Sculpture
minable. Le populaire mime merveilleux, Guimond, méritait mieux.
Sa silhouette de clochard (son personnage emblématique)est un
« gossage » primaire. Qui corrigera cela ?
Il existe un bouquin drôle où
l’on voit un Québécois (un frère des école défroqué) découvrir
Paris et la France sans francophilie complaisante et sans
caricatures facile. Le titre ? « Maman Paris, maman la
France », en poche chez Leméac. « Les Français eux
aussi ont un accent » se fait démolir ce matin et pas trop
subtilement par L.-B. Robitaille, installé à Paris depuis
longtemps.
« Clichés
éculés, erreurs graves, fausses assertions, ironie convenue,
etc. » Il lui sonne les cloches au Jean-Benoît Nadeau—tout
en admirant sa verve— le courriériste de La Presse. Oh Yoille !
L’auteur du livre ci-haut recommandé est…votre humble et si
modeste serviteur. Je ris. De moi.
Le National Post :Foin de la loi
101, Parizeau comme Bouchard envoyaient leurs rejetons à l’école
privée anglaise. Deux beaux salauds, suggèrent l’éditorialiste
du « Nazional » Post (toujours anonymes chez les
Blokes ces penseurs émérites !) Quoi en penser ? Est-ce vrai ?
Nos deux grands décolonisateurs avaient les moyens —faut payer
pour l’école anglaise au Québec— de contourner la loi du
collègue Camille Laurin. On prétend que 50 % de francophones
souhaiteraient imiter les deux « chefs » du
nationalisme. Est-ce vrai ? Quoi dire ? Rien ? Sur ce continent ¿et
dans tant de régions du monde— c’est la lingua
franca, l’américain- anglais, une réalité mais à qui
fera-t-on croire qu’il n’y a pas moyen de l’enseigner adéquatement
durant onze ans (cours primaire et secondaire) avec de vrais
anglais, pas des profs qui baragouinent douze mots d’anglais-américain.
La lacune est juste là !
6-
L’État-mafia
? Il faut lire le livre d’un compulsif de Loto-Québec : « Rien
ne va plus » (chez Québec-Amérique) . J’y reviens à
Raynald Beaupré, diplômé des Hautes Études commerciales. Cet
homme d’affaires a connu la déchéance totale via l’État
tentateur. Il raconte son auto-hypnotisme maléfique devant les
appareils de l’État Maquereau. Le fond du problème dit Beaupré
? C’est 15 000 machines du gouvernement maffieux
! C’est 4,300 lieux pégrieux où trois citoyens sur dix
sont des « malades » du jeu. Les autres le deviendront
peu à peu.
Ruiné,
criblé de dettes, rendu à L’Accueil Bonneau, Beaupré a fini
par se réveiller et vouloir crier : réduisez les machine et
les lieux ! Il lui a fallu un sacré courage pour révéler sa
chute en enfer.
Le mortel radon à Oka ? Source de
cancers nombreux !Oui. Et à Pointe-Calumet. Vers 1975, pour
installer un mur de béton de plusieurs kilomètres, à pleins
camions, on a déversé tout le long des plages (inondées chaque
printemps) des millions de tonnes de cette terre infestée prise
à la mine d’Oka (abandonné)
pas loin. Est-ce qu’il faudrait faire enquête ? Je le jurerais.
Pointe Calumet était donc, écologiquement ?, une sorte de vaste
marais deltaïque (de mai à juin)
du lac des Deux-Montagnes-Rivière Outaouais. Il fallait
enterrer tout ça, ça attirait les maringouins n’est-ce pas ?
Était-ce au temps (1975) où
l’on ignorait totalement l’écologie ? Pas sûr. C’était au
temps où il fallait donner des contrats aux entrepreneurs
fournisseurs de fonds aux bons amis du régime en place, libéral.
René Lévesque n’était pas encore là pour assainir le
financement des « zélections ».
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