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Hier en ville, allant puis
revenant de Radio-Canada, beau ciel bleu fleuri de nuages en
goguette. Beauté chérie ! Est-ce que tout le monde, comme moi,
aime fort les nuages ? Ou bien trait des rêveurs ? Ne sais pas.
Ce débat chez Liza : " l’homoparentèle ".
Peur de passer pour homophobe
car, en 1989, invitant les Juifs fondamentalistes d’Outremont à
mieux s’intégrer, on tenta de me faire passer publiquement pour
un antisémite —articles de la Ouimet de La Presse et du Cauchon
du Devoir quand ils m’amalgamait avec les refuseurs ( au même
moment )d’une nouvelle synagogue… alors que moi j’étais
" en faveur ".
Donc, oui, sujet délicat. J’ai
pu défendre deux points auxquels je tenais : un, ne penser
qu’au cauchemar à vivre (hélas !) de ces enfants de lesbiennes
ou d’homosexuels.
Deux, avec le temps, les enfants
de " couples séparés " étant plus nombreux,
on leur fout la paix en classe, dans le quartier etc. Plus
nombreux dans certaines école, on fout la paix aux Haïtiens ou
autres nouveaux-venus. Mais, jamais, il n’y aura majorité —ou
grand nombre— de ces enfants de couples homosexuel pour des
raisons évidentes. Ils resteront donc pour toujours une
minorité. De là les quolibets, les horions et autres cruautés
enfantines, des enfants —" pervers
polymorphes ", dit Freud. C’est injuste ? Oui. C’est
la réalité (détestable si on veut) comme il fait noir la nuit
et il fait clair le jour. Incontournable.
Demi-sourd, je parle de plus en
plus fort. Aimant la polémique, je me bat farouchement pour
exprimer mes opinions. Résultat ? Une Louise, psy, me
dira hier : " Ça vous amuse, hen, de jouer
les " boulés " à ces tables de discussion
mais c’est embêtant pour nous tous, vous laissez pas parler les
autres ! " Avait-elle raison ? Ça se peut. Je suis
toujours, au départ, mal à mon aise, entouré de gens qui ne
font pas " métier " de pamphlétaire, qui ont
pas l’habitude de ces débats ou joutes oratoires. Emporté, j’oublie
cela et je gueule...
Je dis à cette psy
agressive : " Pas ma faute si j’ai un
processus mental rapide ! " Pas fier de moi. La lippe
basse et le regard en courroux, elle rétorque par des accusations
basses, alors, j’ajoute : " Pas ma faute s
votre processus à vous est si lent ! " L’animatrice,
Liza est tendue en titi veillant à l’harmonie !
Nicole , une mère lesbienne
calme, elle aussi, s’enrage de ma fougue et, hélas, et me
traite de " démago ". Souvent, le public m’appuie
dans ces débats, c’est un fait, et alors les
" perdants " me sortent : démago. Si le
public est d’accord avec moi, je suis un démago. Mépris du
public ou quoi?
J’ai un tas de témoignages
là-dessus. On me dit : " Vous êtes sage,
vois avez du gros bon sens ! " Ah, le gros bon sens, j’y
tiens. Au cours de ma " petite " carrière de
" grande " gueule , j’ai souvent opiné
contre les goûts du grand public. Là, je ne suis plus démago ?
Ainsi, aux nouvelles de TVA, je n’ai pas eu peur de déclarer
que, à mon " humble " avis (du R. Lévesque),
les patineurs russes ( À Salt Lake city) furent bien plus
inventif, créatifs, imaginatifs que nos champions et j’ai
parlé du chauvinisme régnant dans cette querelle de médailles.
Je choquais la majorité sans doute. Ça ne me dérange jamais. Je
dis ce que je pense et sans calculs.
Un certain Bill, homo
sympathique, et un certain " écossais "
convivial, McChateon —de " SOS J’écoute "
pour jeunes homos—, deux participants du débat, me firent, eux,
fort belle façon et me saluèrent avec beaucoup de chaleur à la
sortie. Moi de même. M’invitant même à collaborer avec lui à
ces appels pour jeunes homos, ce que mon
" Écossais " accepta avec plaisir. Sont très
capables donc d’entendre un opposant. Ah ! les femmes des fois
hein….
Cela dit, oui, vite, la loi de
Bégin (légitimant, légalisant, le conjoint homo) doit passer.
Mais elle ne changera pas (hélas) la réalité. L’enfant dont
les parents sont deux homos (femmes ou hommes) n’invitera pas
son " meilleur " ami, chez lui. La jeune
" témoin ", Annick, invité chez Liza a été
clair et net : elle a eu honte longtemps de ses deux mères
lesbiennes, jeune.
Attention : cette honte lui
fait honte à présent qu’elle a vieilli, alors elle ne dit pas
tout de ce qu’elle a eu à endurer, à vivre parmi ses petites
compagnes de vie, son normal instinct grégaire fut sans doute
fort malmené, j’en mettrais ma main au feu.
C’est triste, c’est terrible.
C’est injuste. Les homos qui refusent de faire vivre ce
cauchemar à des enfants, eh bien, je les félicite de ce
sacrifice. Ils ne pensent à eux en égotistes, ils pensent aux
enfants et moi… b’en je suis fou des enfants (on le sait) et
je ne veux pas qu’ils passent une enfance merdique.
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Pourquoi, tout à l’heure,
devoir quitter cette si radieuse lumière tricotant ses ombres
farfelues dans les feuillus déplumés autour du lac ? Eh oui,
nous partons pour la ville :lunettes d’Aile, coiffeur…et
devoir, à 17 h. et demi, à TVA, faire un topo avec la belle
Isabelle M. Vais-je m’écrier comme en France en 1942, les
Boches dans Paris : " Maréchal (Pétain),
nous voilà ! " Oui. Discussion : " Le
gala télévisé des les Grammys ", hier soir. Pas vu.
Pourquoi tant des nôtres se garrochant, nombreux, très nombreux,
là pour voir, encore, les Amerloques ? Gang de colonisés, va !
Oui,
" Maréchale ", me voilà !
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