| 1-
Suis pas un Esquimau,
pardon, un Innuit, pour être capable de vois fournier les nuances
entre le gris du lac et celui ciel ce midi. On sait que ces gens
de l’Arctique peuvent distinguer pus d’une dizaine de blancs,
Il en va de leur survie quand ils chassent l’ours ou le phoque
sur les banquises. En té cas c’est blanc !
Ça téléphone au
polémiste (de service ?) ce matin. Invitation demain mercredi
midi, chez Liza Frulla de la SRC (qui va jouer le néo-gagliano
dans Saint-Léonard ?). Le sujet de discussion, à quatre ou cinq
débaters, " pour l’homoparentalité, oui ou
non. "
Je dis au
recherchiste : je suis contre. Il
dit : " oui, on le savait bien." Hum, j’aime
pas q’on devine trop vite mes options idéologiques. Demain je
dirai que je suis " pour, c’est un fait, mais que je
suis " contre " (hélas) cela pour l’épanouissement
de ces enfants qui ont tous un besoin de grégarité, de la
nécessaire identification au groupe, aux autres, à leur
communauté. Réalité encombrante mais inévitable. Ces enfants
—de deux mères lesbiennes par exemple— souffriront parmi
leurs petits compagnons. Indéniable fait ! Oui, hélas !
On m’invite aussi à
discuter —en duplex avec la jolie animatrice Isabelle Maréchal—
" Jeux olympiques et récolte de médailles "
aux nouvelles chez Pierre Bruneau. Le camion va se pointer ici
vers 17h. J’ai lu, j’ai réfléchi, j’ai pris des notes sur
une page de calepin. " Prêt " dit le
boy-scout des débats tant aimés.
Aile me dit :
" Avec Isabelle Maréchal ? " N’ajoute plus
rien. Quoi ? Mon Dieu, la jalousie ? Elle me fait marcher ?, moi
le vieillard au lunettes neuves et cette enfant post-post
baby-boomer ? Allons ! Elle-Aile me nargue.
Télé hier soir :
deux téléromans… je lis —" Coffre de
cèdre "— au fond de mon fauteuil mais ce
" La vie, la vie " me captive vite. Je lâche
mon bouquin. Image de jeunes " ados
attardés ", velléitaires, qui se déroulent avec une
légèreté (très soutenable ?) formant un récit aérien. Bon
texte de Bourguignon, bonne réalisation de Saucier. Chapeau !
Voyant le jeune scénariste, pris déjà avec deux soupirants qui
s’amourache subitement de la locataire du dessus, je m’exclame : " Aile
! Non mais…quel branleux ! " Et Aile de
dire : " Tais-toi donc, Cloclo, songe à toi
à 28, 29 ans, pas moins balançant ! " Ouasch ! Touché
mais c’était avant de la connaître et de me fixer enfin sur
cette âme sœur parfaite, elle, Aile. J’ai fermé ma trappe en
té cas.
Un
correspondant : " Aimez-vous lire Nat Pétro,
oui ou bin non ? " Sa " moyenne au
bâton " (métaphore !) est fort bonne. Ce matin, oh oui
! Excellente chronique à propos du " baveux "
Ardisson (à TV-5, le mardi soir) nous moquant chez l’Arcand de
CKAC. Elle a du talent, incontestablement. Nathalie dit
fort que lorsqu’on est solide, sûr de son identité, de ce
qu’on vaut, on est pas susceptible et on ne grimpe pas aux
rideaux face aux incisives moqueries d’un animateur Parisien
effronté. Très juste !
2-
Nono, hier à l’École
des chefs, j’achète ce qu’il y a —et il y a peu cette fois—
du jambon et légumes divers. Aile
fâchée : " Tu sais bien que je viens de
faire cuire un beau gros jambon, non ? " Gros jambon je
suis, en effet ! J’ai pris aussi des chocolats et du gâteau…
un peu " passé date ". Aile se
moque : " Tu vas l’avoir la bedaine,
continue, continue ! " Non mais… privé de desserts
depuis 25 ans, j’ai bin l’droit…. Aile est
" salée, vinaigrée " mais vrai que c’est
cette privation qui m’a gardé du gros bedon !
Le Gala des prix Gémeaux
(télé) s’en va chez l’yable ! Il reste SRC, T.Q et des
producteurs privés qui branlent dans le manche.
Reproche : des
émissions fort estimées du grand public sont éliminés par les
(tas de) jurés, des pairs. Ah ces juges ! Épineuse question,
questionnez les Salié-Pelletier ! Mon Aile a déjà été
conscrite : tout un week-end printanier enfermée dans le
noir, à visionner des tas de…navets et quelques réussites.
Elle s’est éloignée vite de cette vilaine corvée. Qui accepte
alors ces visionnements en chaîne ! Hum…De ratés, des désœuvrés,
des " has been " floués, des envieux, des
élitistes, des " nez levés ", des snobs ?
Comment savoir ? Voilà le fond du problème. Les vrais pairs, les
actifs, les doués, les solides, les…Aile, dédaignent de jouer
les juges, ou sont trop pris par leurs ouvrages. Alors ?
On entend, à tous ces
galas-là, (oh !) des lauréats lucides qui affirment (statuette
en mains) que l’art (de quelqu’ordre qu’il soit) n’est pas
une affaire de rivalité. Ils méprisent ces concours, disent,
avec raison, qu’on ne doit, jamais, comparer les talents si
divers. Pourquoi comparer —évaluer, jauger— un créateur à
un autre ?
Chacun a sa
" petite musique ". Et c’est vrai. On peut
aimer l’" Amarcord " de Fellini et
" Cœur perdus en Atlantide " ( vidéo loué
récemment). Si on me dit : " Auquel des deux films
accorderais-tu un trophée ? " Là, non, je refuse. Foin
des comparaisons et sus aux rivalités niaises en matière
artistique ! Nous nous comprenons, n’est-ce pas ? Il y a la
question " fric " Ave raison le producteur
Gabriele dit : " Comparer un
" Omerta " à presqu’un million l’heure
avec " Caserne 24 " qui coûte, lui, 400,000
$, c’est insensée. "
Adieu donc ce Gala aux
Gémeaux ? Tel qu’il est ,oui. N’y aurait-il pas moyen de
fêter, en un dynamique gala, les bonnes productions de l’année
écoulée, les vanter, les louanger par des témoignages divers
(des populaires et des élitistes), écouter les créateurs
expliquer —brièvement— leur démarche (avec anecdotes),
tenter de faire remettre en circulation ces louangés tout en se
débarrassant des statuettes ? Je dis que oui, moi.
3-
Je songeais à un échange
franc avec mon camarade Dany Lafrenière : "
Se sent-on coupable, traître, quand, émigrant, on abandonne sa
patrie mal-prise, (Haïti pour Dany) quand on se sauve, soi, d’abord
? " Je le sais assez lucide et franc pour accepter un
tel dialogue. Des intelligents, au Québec, sous ce damné
Duplessis, ont fui à Paris. Nombreux. Au lieu de combattre la
noirceur en joignant les isolés qui luttaient, ici, contre le
conservatisme. Non ?
Je lis un témoignage
bizarre d’un Torontois venu du Nigéria.
Il se nomme Ken Wiwa. Son
père, tué, assassiné apparemment, expédiait Ken, adolescent,
à Londres. Ce papa vénérait les valeurs des britanniques. Bien.
Or, Wiwa déclare qu’à cause de leur impérialisme récent, les
Anglais veulent " assimiler " les étrangers
et craignent terriblement la " noyade "
culturelle. Tiens, tiens ! Il fuit vers la France, à Cannes.
Plagiste, il ressent toujours son déracinement. Cela lui pèse. D’autre
part, il refuse " la politique " de son papa,
homme d’action au Nigéria. Vieux combat père-fils quoi.
Il ira vagabonder ( le papa
connu l’aide en cela, avant qu’il soit tué) su divers
continents pour finir au Canada, à Toronto. Ken Wiwa découvre qu’ici
sera sa nouvelle patrie. Qu’ au Canada il va pouvoir défendre l’esprit
de ce père trop longtemps renié, combattu ! Ah ! Conversion donc
! Il consulte sans cesse les livres de son père et les lettres,
dont celle, qu’il relit, où papa lui dit de
" toujours promouvoir à l’étranger ses valeurs
africaines ".
En somme, ici, pas comme en
Angleterre, on ne tente pas
d’assimiler. Quoi ? Ici,
on ne s’intègre pas ? Il déclare : " C’est
ma mission, promouvoir mes racines. " Hum ! Constituer
un ghetto nigérien ? Ne jamais vraiment devenir, se sentir un
Canadien ? Le déracinement fait cela ? Je me pose de sérieuses
questions car moi, il me semble, m’exilant ailleurs, disons en
Espagne, je voudrais devenir Espagnol au plus vite, ce libre choix
d’une patrie nouvelle m’inviterait à m’ intégrer
rapidement, que mes enfants soient des Espagnols et au plus tôt.
Non ? Ken Wiwa semble refuser cette intégration normale et il
fait erreur à mon avis. Que penser de nos émigrants Français de
l’après-guerre qui envoyaient —guettoïdes— leurs rejetons
à Stanislas, ou à Marie-Rose, qui ne se mélangeait pas trop aux
nôtres ? Nous refusant un enrichissement estimable !
" Vaste question ", aurait dit De Gaulle ?
4-
Je suis en train de lire un
succès de librairie : " Pars vite et reviens
tard " de Fred Vargas. Le " Coffre de
cèdre " de madame MacDonald, c’est pour lecture de
chevet, au lit. Ce " Pars vite… " m’agace
déjà. Un : c’est très franchouillard, du San Antonio
sans, et tant mieux, l’ " argomanie "
et les " calembours lourds " de Frédéric
Dard, cette " merde des sots " qui m’exaspère
même chez Réjean Ducharme. Deux : le pas très plausible
héros qui s’est fait " crieur de petites nouvelles et
d’avis de recherche " proche de la gare de Lyon, dans
l’est. Trois : le dialogues nombreux pour briller,
dialogues qui, dans un roman, sont une facilité, offrant une
sorte de faux-scénario de film ou de télé. " Pars
vite.. " est construit avec le genre " meanwhile
back to the ranch "…vous savez, la conduite de deux
complot (intrigues) en parallèle. Faiblesse. Ouen ! Suis pas sûr
du tout de poursuivre cette lecture vargasienne.
La franchouillardise, c’est
quoi ? Avec Annie Arnaux, ou même avec Angot
(" Inceste "), on ne subit pas ce parisianisme
affligeant. Le Shlink de " Le liseur " (oh,
comme c’est un bon roman !) ne fait pas dans l’exotisme
berlinois ou allemand. Ni ce " Coffre de
cèdre " se déroulant au bout du Cap Breton.
L’amie Marie-Josée B.,
scripte experte, rentre de Salt Lake City. Détour de son avion
vers le sud, avec escale donc et fouilles après fouilles. Puis un
avion pour Montréal. Attentes un peu partout. Au téléphone
Aile, qui a lu la mère Cousineau de La Presse, lui apprend qu’elle
vient de perdre sa " boss ". Cette dernière,
directrice des dramatiques à la SRC, démissionne en disant
: " Trop de gestion, de papelards
administratifs et pas assez de fervents contacts avec la
création ". Dans cette boîte (j’y fus trois
décennies) les employés apprennent souvent les nouvelles
fraîches par les journaux ! Du Kafka ? Oui.
5-
J’y reviens, dans
Westmount… pour le complot filmé (vidéotisé ?), le projet d’assassiner
le " vieux " despote au pouvoir, Mugabe.
Élections dans 15 jours au Zimbabwe. L’agence " D. et
M. " serait douteuse selon " Associated Press "
parle de Montréal.
Eille, Montréal est encore
" sur la carte ! "
La cassette montrant les
" assassins virtuels " à l’agence (de
consultants politiques) d’Ari Ben-Menashe, (le PDG de ce
" Dickens et Mason, à Westmount) serait trafiquée. Bon
! " Traître " ce Morgan Tsvangirai, proclament les
gens de Mugabe.
À suivre. J’en parle car
me voilà tout étonné (candide ?) de voir l’Afrique lointaine
rôdant dans nos murs ! De constater que des activistes Noirs ont,
ici, des liens…des contacts. Non mais…quelles drôles de
ficelles (économiques ?) se tissent jusque chez nous ? Ainsi,
même surprise chez moi lorsqu’on arrêtait, à Québec,
(étudiant en sciences politiques, à Laval !) un dangereux
exciteur démago, officiel enragé en faveur du génocide atroce
des Tutsis du Rwanda.
’Coute-donc, ça sera-t-y
vrai que nos frontières sont des passoires (accusation de W.
Bush) ? Serions-nous des ingénues plorines, des caves bien cons,
des niaiseux ? Ou bien, au contraire, nos
" énarques " se frottent volontiers à
" la lie de la terre " que constituent tous
ces réseaux d’agitateurs au Tiers-Monde… et d’ailleurs ?
6-
André Pratte, chef édito
à " La Presse ", commente ce matin :
" Nos politiciens
(sondages) aussi mal aimés que les vendeurs retors de chars
usagés. " Oh ! Pratte parle du John Charest virant de
bord sur les défusions, du Gerry Tremblay, le maire tout neuf
déjà embourbé dans le favoritisme crasse avec son plantureux
contrat à son ex-institution, IPSE, des Bréard, Baril, Gagliano….
La méfiance grandit. Aussi le danger ! En démocratie quand la
confiance s’en va…le pire peut advenir : le
" chacun-pour-soi ", l’individualisme à
outrance.
Je l’aimais, enfant, sans
le connaître, ce dessinateur de films d’animation, notre si
grande joie enfant. Merci, merci M. Jones qui vient de partir à
89 ans. " Sylvester le chat ",
" Bugs Bunny " …le vilain renard ne va plus
courir après Road Runner…bip, bip ! Salut vieil amuseur de nos
jeunesses pauvres, nous adorions voir les plus faibles gagner sur
les plus gros ! Adieu Chuck Jones !
Des disciples de Mahomet
—leur Jésus à eux monté armé et à cheval au paradis—
lancent des roches à Satan…et aussi à Safiva Husaini (36 ans).
" Lapidation à mort ", le corps enterré
préalablement (!), " crime d’État " (parole de
Hugo) prévue pour le 18 mars, en public. Ça lui apprendra à
accoucher d’un enfant hors des liens sacrés de la…polygamie!
On rit pas avec les madames Bovary, Desqueyroux ou les Anna
Karénine au Nigéria (encore !). Le ministre d’État Denis
Paradis tente de s’opposer à cette exécution à coup de
cailloux. Non mais… la religion des fois.
7-
Le chroniqueur Fugère,
tant moqué par Lévesque (Robert), salivait d’aise à
" Cent titres " pour du journal ! Bon présage
si jamais " Cent titres " m’invite (ce sera
une première) à la parution de mes Journées Nettes ? Pas sûr.
Ce " Mausolée des amants ", serait le journal
intime de Guibert, mort du sida. L’amant de ce mausolée-journal
en est mort aussi, Thierry qui avait une compagne, Christine. C’est
Christine qui publie l’ouvrage posthume. On y lirait la haine
viscérale de Guibert pour sa mère et son père. Bon. Cela manque
ici, vous le savez bien ! Ça parle aussi, dit Fugère, sur son
besoin de porno ! Merde, ça aussi, inexistant ici ! Son amant
mort, un Thierry bi-machin, aurait mis au monde deux enfants
élevés par sa zélote Christine ! Ce Guibert faisait de la
photographie aussi, on en voit dans son journal.
J’avais lu son
" À l’ami… " qui bavassait sur le
cropophagie honteuse du fameux philo-socio-psycho, Foucault, en
séjour californien ! Édifiante amitié ! Thierry donc mort du
sida, le Guibert épousa son épousera la dévouée Christine !
Non mais…Fugère, épaté, ému,, apprécie grandement, lui !
Si j’ajoutais à ce
journal de ces " épices ", juste pour rire,
juste pour voir ? Quoi donc ? Aile, la nuit, sort et va aux
boisés voisins, mont Loup-Garou, pour copuler avec des ours noirs
!
Non ? C’est pas assez ?
Euh, attendez, à l’aube, je me déguise en putain et je vais
chier sur le porche de l’église de Saint-Adèle. Non ? Plus
fort ? Ah pis zut ! Je reste ce que je suis, un ennuyeux petit
bourgeois !
8-
Un vrai méchant ? Un homme
jeune, 28 ans, aux USA, proprio d’un crématorium, trichait ses
clients endeuillés. Il donnait des urnes funéraires contenant
des fausses cendres (de bois). On découvre des tas des
dépouilles dans son champ vacant : 139 cadavres ! Il dit qu’il
n’ avait plus d’argent pour opérer correctement.
Stupéfaction des survivants, on peut l’imaginer. Douleurs
effroyables. Drôle de " cassé ", non ?
Oh ! On sonne ! V’là le
truck de TVA pour me duplexer avec le Bruneau des nouvelles, je
gage. |