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1-
Soleil
revenu par ici. Sorte de joie chaque fois évidemment. Reviens de
voir mardi soir, à l’Espace Go, un fort bon spectacle.
« Juste
la fin du monde » par Jean-Luc Lagarce, mise en scène de
Bernard (Pierre) et de Serge Denoncourt…qui joue aussi le héros
de ce texte. Un jeune homme, la trentaine, revient chez lui après
une absence de 10 ans. Malaise terrible. Pour la mère, la jeune sœur
et surtout son frère cadet. Joué, ce dernier, de façon
fantastique par Luc Picard. Quand c’est bon au théâtre il
n’y a rien, aucun autre médium, pour égaler la joie, le
plaisir éprouvé !
Après le
spectacle longue et fertile jasette dans le boudoir du Go avec
Monique Miller (amie d’Aile depuis sa « Madame Félix »,
à balafre, de
« Montréal P.Q. » (de V.-L. B.), qu’a tant aimé réaliser
ma chère Aile.
Monique joue (excellement) la maman
du héros, déçue de cette longue absence mais toute polie,
incapable de reproches, défaite, ravagée d’angoisse…Elle
sent la mort…Car le héros est atteint d’une maladie mortelle
(on imagine ce maudit Sida dont l’auteur allait être frappé.
Il mourut peu après la rédaction de ce « Juste la fin… ».
Il est venu l’annoncer. Il ne le fera pas, englué, enterré par
le bavardage des siens ! Anne Dorval joue bien la belle-soeur empêtrée
et embarassée et Julie McClemens brille en petite sœur ravagée d’inquiétude
sur son sort à elle. Personne , ai fond, ne veut savoir pourquoi
ce retour de l’ « Enfant prodigue ».
Au bar, un certain Philippe,
m’offre le café et refuse que je le paie me disant :
« Je suis si content de vous savoir ici, je vous
admire beaucoup. » On en reste bouche bée. Je ne le
questionne pas. Lit-il mes J.N » ? Me suivait-il à la radio
pop ?
Ce Denoncourt que j’avais trop vite
jugé un peu…frais (rencontré dans le hall du Quat-Sous pour
« Je suis une mouette.. ») est très affable et,
surprise, admet comme moi, avoir détesté le Pessoa-show. Il me
dit : « C’était interdit de ne pas avoir aimé
! » Nous rigolons. Mais il est d’un abord très chaleureux
ce Denoncourt ! Monique me dira : « Toi aussi tu l’as
cru snob ? c’est à cause de sa timidité. Je lui dis :
« Souvent les timides intimident ! »
2-
Je sors (ce matin) d’un drôle de rêve.
Je suis dans une chambre miteuse d’un petit hôtel de Manhattan.
Je dois me trouver un boulot. Je marche dans des rues étroites,
sombres, encombrées de détritus. Tas de gravats le long de vieux
murs de briques sales. Ruelles sinistres ici et là. Je débouche
enfin sur Broadway ! Je vois l’écriteau.
Magasins vétustes. Une enseigne : « Euron Works
Display. » J’y entre. Il le faut, C’est comme prévu.
Pour un job. Un petit bonhomme ridé, courbé, au gros nez en
poire rouge, m’explique l’ouvrage. Une mezzanine de son
magasin à déblayer de brocanteries
inutiles. Il y en a jusqu’au plafond. Devoir vite faire place
nette ! Afin que je puisse m’y installer dit-il. « Dépêchez-vous,
le temps c’est de l’argent ». Mon rêve soudain change
de phase. Me voici au même lieu, avec ma fille Éliane et mon
gendre Marco. Je tente de les guider, mêmes rues et
ruelles de New-York. Cependant, plus d’ombres louches, pas de
ciel noir, soleil aveuglant cette fois. Le magasin de « vieilleries »
est toujours là. Je raconte à mes jeunes mon job d’étalagiste
bousculé. Ils sont inquiets. Je me réveille.
Oh grand
Shakespeare…de quoi donc est fait un rêve ? Un cauchemar? Au réveil,
je tente de dénouer les symboles. Un : hier, début de
lecture de ce livre de Schmidt (?) sur un Adolph Hitler jeune
aspirant-peintre à Vienne. J’ai abandonné vite, voyant une
sorte de fausse histoire, je déteste « l’Histoire romancée ».
Ces fabrications de dialogues faux surtout. Ça débute : si
Hitler n’avait pas été refusé, jeune, à l’école des
beaux-arts…Et voilà l’auteur inventant des scènes, des
propos, les « dires » d’ un personnage… faux.
Ah non ! Pas ma tasse de thé. Dans mon rêve…il y avait cette
ambiance du jeune homme qui cherche un moyen de survivre tout
comme ce Adolf de Schmidt jeune étudiant viennois, orphelin, mal
pris, faisant un placard peint
pour un boucher afin de survire… J’étais un homme démuni,
perdu, en phase 1, dans ce « Works Display » de
Manhattan.
Deux : il y a aussi du texte de
mon livre à sortir bientôt : « Écrire ». J’y
parle de ce métier d’étalagiste pratiqué, jeune sans avenir
clair, cherchant à…survivre. Et quoi encore ? Évidemment, le
fait d’avoir revu Manhattan saccagé par les kamikazes récemment
à un reportage de RDI. Ainsi, un rêve se construit de matériaux
divers, emmêlement bizarre, non. C’est un domaine, rêver, qui
me captive. J’ai un peu lu là-dessus. Et je voudrais lire
davantage.
2-
Hier, à
l’heure de l’avant-soupe, une fois encore (comme « pour
la fessée permise » )
chez moi, ici, les camions de TVA ! Antenne et satellite encore.
Une fois de plus en « duplex » avec Bruneau du canal
10. Cette fois, on veut m’entendre polémiquer à propos du téléphone
portable, le « cellulaire ». Aile qui a en horreur
ceux qui parlotent à ces appareils pendant qu’ils conduisent
leur véhicule, est ravie et souhaite —pour une fois—
que je…fesse !
Ils montent de Montréal,
viennent brancher micro, caméra, pour quoi…un cinq minutes à
peine. Mystère ! Claude, le caméraman, dit : « Sont
« séraphins » à TVA mais pour le monde des infos,
ils veulent battre le dangereux Mongrain de TQS et dépensent sans
compter! » Bon,
bon. J’ai fessé disant : « Ceux qui conduisent
téléphone au cou, donc distraits,
sont des dangereux, ils fonctionnent avec « facultés
affaiblies » comme pour l’alcool. Mon
vis à vis, le « workalolic » reporter,
Richard Desmarais, rétorque : « Claude ne roule plus
en calèche, j’espère. Le « cellulaire », c’est
le progrès. » Je réplique : « Le progrès
j’en suis, bravo, mais faut le civiliser, le réglementer. »
On roule en auto (progrès net) mais, en ville, à 50
km. Pas à 70 ou 100 km. Accord du Desmarais pour une réglementation
là-dessus. Mon Dieu, moi, pour le « law and order »,
moi ? Tout récemment, quatre touristes québécois s’en
allaient au soleil floridien et une automobiliste, téléphone au
menton, frappe… Mort des retraités !
2-
Ce matin,
sonnerie du téléphone —« On vous sonne et, comme
laquais, nous accourons », Guitry. À 8h. Aile, réveillée,
va décrocher. Offre de recherchiste pour, en studio à midi,
débattre
la question « vieillards au volant », une plaie ! Quel
piège ! Je ne suis plus jeune du tout. Je refuse. Crainte de
passer pour le polémiqueur-de-service, disponible en tout temps.
Un Spring-Jack surgissant ! Si on veut m’accorder une tribune régulière,
ça oui. Mais sporadiquement, jouer le grogneur, non !Je
refuse de descendre à Télémétropole. Oh ! À 9 h.,
l’animatrice Jocelyne Cazin, en personne au bout du fil ! Elle
revient à la charge : « Vous êtes bon, je vous
admire tant, venez… » Non, le vieux corbeau flatté
n’ouvrira pas le bec !
3-
Fléau. La
récupération ? 1972 :
des rockers d’ici, « Offenbach », passent pour des
crottés nocifs. Pas d’ouverture en salles respectables.
Frustrations. Idée amusante : « si on allait
faire nos bruitages musicaux à l’auguste Oratoire Saint-Joseph
? » Les pieux clercs de Sainte-Croix, pas fous, se disent :
« Ouen, ça ferait parler de nous chez les jeunes bougalous
! Nos temples de piété sont si déserts. On accepte la
provocation réfléchie.
Saint-Joseph du Mont-Royal,
charpentier emblématique, va recevoir les jeunes drilles
chevelus, barbus et bruyants ! Des « réacs » ces
chers Offenback (?) ou bien prétention sauce « Bach »,
on exigea des curés complaisants une messe ancienne, en latin !
Il y a un mot pour ces manèges : Récupération ! Jerry
Boulet est mort depuis. Le reste du groupe, ô nostalgie,
retourne à « Saint-Joseph- priez-pour-nous »
dimanche prochain !
Récupération d’adversaires.
« Joins them if you can’t beat them ». Je me
souviens, nous les « jeunes-gens en colère », les
enragés de Parti-Pris, soudain aimable et faste invitation à
aller cracher notre venin anti-élitiste, où ?… à la chic
Université Laval. Récupération encore ! Me souvenir du grand
savant Dansereau tout admiratif à un lancement.
Parenthèse pour Mémoire :
Dansereau fut directeur du Jardin Botanique de New-York (!) et, au
même moment, Wilfrid Pelletier était le directeur de leur
orchestre symphonique au Metropolitan Opera de New-York également
! Mais oui, m’sieur le rapporteur
Durham, nos gens sans histoire, sans esprit, ignares —les
Québécois— sont très capables.
N’empêche ces antipodes soudain réunies, toujours le
coup des dames-patronesses qui invitent à leur luxueux
garden-party des saltimbanques —en 1950, les jeunes du
TNM chez les Papachristidis millionnaires. C’est si
inusité, si exotique, my dear, oser côtoyer des bohémiens-voyous
! Frissons dans les visons !
4-
Vu hier
« Il parle avec les loups » Asile et moi comme envoûtés.
Toujours le vieux rêve de l’éden perdu. Quel charmant
documentaire de l’ONF sur ce gaillard, Réjean Pageau, en haut
de Amos, qui a installé une « ferme » de loups, de
cerfs, d’orignaux etc. Le naturalisme comme source de vraie vie.
Illusions ? Sans doute. Aile et moi ravis, comme bienheureux de ce
visionnement de gens qui vivent comme aux temps premiers de la
colonisation…
Le grand bonheur de voir ça ! Ce
film sur l’homme barbu, ventru, Pageau avec ses loups « désauvagisés »
partiellement, c’est quoi ? Du Walt Dysney ? Oui, oui. Images
bien romantiques si on veut, nous soupirons : ah allez vivre
loin des villes, au bord d’un bois, loin de la cité, à l’abri des …hommes! Hon ! Ah ! Oh !
Voilà la vérité lâchée peut-être : nous fuir ? « Détestons-nous
les uns les autres ». L’évangile des anarchos- ermites.
Beaucoup de ces sauvages (j’en ai
rencontrés) sont des
a-sociaux.
Ils sont des individualistes, égotistes même. Et c’es facile.
Être social est moins pas facile ! J’en ai connu
de ces sauvageonnes et de ces sauvageons —haineux,
superbes prétentieux souvent, parfois réfugiés dans l’alcool
à flot— qui n’avaient qu’une idée : « l’homme
n’est qu’un loup pour l’homme. »
Des jeunes se font démoraliser par ces sentences niaises.
C’est faux !
La plupart du temps, il y a dans le cœur
de l’humain un sain et normal besoin d’aimer l’autre,
d’apprivoiser l’autre, d’échanger avec
l’autre. Le différent. Ainsi s’est écrit l’histoire
de la femme et de l’homme : « autre » si
différent. Hors des murailles de la misanthropie, on voit bien
l’amour. Malmené ? Ça arrive. C’est une autre histoire.
« Un », rester
« un », est plate. « Un » est solitaire.
Ne s’épanouit guère. « Un » n’est que « semblable »,
narcisse lassé, miroir ennuyeux. Ce « même » est
triste. De là peut-être l’adoption (étatsunienne ?) du terme
« gay »pour nommer les « mêmes », les
« semblables » réunis. Malgré eux si on croit comme
je le crois qu’ il s’agit non pas de libre orientation
mais de commande génétique. Pas plus qu’on choisit ses yeux
bruns ou ses cheveux blonds.
Tendance sexualisée non choisie.
Inscrite au fond des gênes. Une gaieté factice —avec défilé
ostentatoire par réaction— des « mêmes », de ceux
qui se tiennent ensemble —ghetto, village— vu l’antique et
cruel rejet des « autres ».
L’animateur
de télé, Daniel Pinard, avait-il raison d’opiner publiquement;
« S’il y avait eu une pilule contre
cette orientation (vers le même, le pareil, le semblable)
je l’aurais prise ». On a reproché, beaucoup,
cette franchise chez Pinard.
L’autre soir, aux « Franc-Tireurs » de T.Q.,
un membre d’un couple de deux homos approuvait Pinard. Répétait
la même chose. On
pense avec raison :trop difficile, la condition homosexuelle
? Sans doute.
Il y a autre chose, en creux. Une
sorte de répulsion malgré l’attraction d’ordre génitale)
oui, une répulsion à être deux « mêmes », deux
« pareils », deux « semblables ».
La diversité semble une loi incrusté
dans l’esprit des humains.
Fin de ma philo-du-dimanche comme mon
père était potier- du-dimanche à partir d’un bonhomme qui
apprivoise des loups.
Terminons : c’est magnifique ce petit paradis
dans l’arrière-pays d’ Amos… mais personne ne veut quitter
une once de ses conforts.
5-
On entend dire, les reportages commencent sur les J.,O. :
« des perches chaudes ». En deux mots ! On parlait de
celles du lac au pays des J.O. d’hiver. Nous disions « perchaudes ».
Mystère ! Les truites meurent dans l’eau trop salée mais pas
ces « perches chaudes » de l’Utah. Eaux mille fois
(!) plus salées que l’océan. Notre surprise.
Émigration : en Angleterre,
gazette d’à matin, inquiétude normale, on se questionne sur le
mur entre nouveaux arrivants et indigènes. Désormais, obligation
de passer un test auprès de émigrants après un certain temps de
séjour. Hon ! Quoi ? Oui, vérifier si l’émigrant est déjà
un peu, un tout petit peu…anglais. Test aux questions banales,
faciles.
Faire cela au Québec et ce serait le
tollé : « Sales racistes de Québécois va ! »
Ainsi, je lis qu’on payer mieux que certains nouveaux
venus puissent mieux conserver langue d’origine, us, coutume,
traditions…racines. L’entretien
des ghettos ? Nuisance à l’intégration qui est pourtant
indispensable à l’épanouissement des enfants des émigrants.
Mais si nous parlons de nos racines à nous —à mieux arroser, de nos traditions —à mieux protéger,
de nos us et coutumes, ce sera encore le tollé, le même :
« Sales racistes de Québécois va ! »
Ce monde, hum, c’est cela le racisme inverti. Se mépriser.
Tous les autres sont fascinants, nous autres, on vaut pas grand
chose ! Oui, racisme inverti. À
la mode dans les médias actuels. Exemple précis ?
Dimanche, le « cahier livres » de La Presse :place
à un Juif, à une Espagnole, à un Grec…(traduits chez des éditeurs
parisiens). Espace à nos créateurs ? Le reste, des miettes.
Racisme inverti.
6-
À Paris,
Jospin (gauche) , muet, voit le retour d’exil doré (Shuller, père)
d’un témoin important dans les affaires de favoritisme du temps
de Chirac. Son silence ? Les mêmes sales horreurs, dégradantes
en favoritisme « pot-de-vines »
du temps de son cher Mittérand. Juppé (droite), inquiet du
Shuller (trahi, c’est dramatique en diable, par son fils gâté-pourri),
l’ouvre et gueule à Jospin (gauche) : « Vous remuez
de la merde ! »
Oh, l’aveu candide ! Peut importe qui la brasse, il y a
donc de la merde à remuer ? Elle est donc vraie. Venant d’où,
mise là par qui ? La France, pays politique fascinant. La presse
déchaînée. Des deux bords. Ici presse d’un seul bord. À
droite toute !
7-
Nos théâtreux
à l’Odéon de Paris en ce moment. Avec, un vieux truc efficace
de Paul Berval en 1949, le mélange du joual avec le français
pointu, l’accent de Paris. On riait au « Beu qui
rit ».
Étudiants.
Avec le Ducharme (« L’hiver de force ») même bonne
vieille recette. La directrice du TNM, Pintal,, avoue, candide :
« À
Montréal, on riait quand ça parlait parisien (est donc
ridicule), là-bas, ils vont rire quand ça va parler en joual
(est donc ridicule).
En tournée aussi (Pretit Odéon),
cette Marie Brassard jouant un coiffeur homo qui fantasme en
s’imaginant général d’armée. J’en ai parlé un renversant
morceau de bravoure. Avec, en prime , masturbation sur scène. À
Paris, ils vont apprécier l’audace. Performance ,
performance…ais-je un gueule de performer ? Qui, osera, la
première, s’arracher de l’entrecuisse, sur scène, sa
serviette sanitare et… la manger ! Craignez-rien, ca va venir !
C’est la bataille de l’insignifiant c’est à dire de
l’exagéré, de l’outrancier. « Vous allez venir au théâtre
ou bin on va dire pourquoi ! » Parfois je m’ennuie d’un
bon Claudel comme celui vu à la si belle chapelle du vieux Séminaire :
« L’annonce faite à Marie. Moi colonisée ? Non, il y a
« Au cœur de la rose » de Pierre Perrault, au
Rideau-Vert, le Lévesque à René-Homier Roy en fut sur le cul
tant il a apprécié. Ira-t-on
en tournée payée par notre argent public ?
8-
Rendez-vous
d’importance pour moi : j’ai hâte à demain à 20 h., à
la petite Salle Fernand-Séguin de la Cinémathéque québécoise.
Aile me dit : « Je te préviens, un soir, nous étions
trois à la cinémathèque pour voir un beau vieux documentaire
sur Gabrielle Roy. » Eh ! Combien viendront voir, vendredi
soir, demain, boulevard de Maisonneuve, mon « Blues pour un
homme averti»? Une efficace réalisation de Paul Blouin, un
ensemble de jazz, celui Slide Hampton (en 1964, on pouvait avoir
du jazz de New-York pas cher !), mon héros si bien joué par
Jacques Godin ?
J’y serai seul peut-être? Tant
pis. J’ai aimé « mes » acteurs, je veux les revoir.
J’espère que nous serons au moins cinq, Aile et moi et trois
lecteurs de mes J.N. À
demain soir donc ?
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