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1-
Aile et moi allons à deux
désormais à petit comptoir de cette école hôtelière au pied
du Sommet Bleu. Ainsi, avec deux paniers, on peut plus rapidement
y jeter les mets que l’on veut. Car , il y a comme une
course aux deux tables de la petite salle. Certains gourmets sont
endiablés et rapides! On
rigole ! Le caissier m’a dit tantôt avoir remis mon « parchemin »
aux feutres de couleurs pour profs et élèves. M’a dit que le
prof visé avait apprécié … mon appréciation manuscrite.
Ça ne tient pas à grand chose la reconnaissance et ça
doit faire plaisir. Hélas pas de petits gâteaux tantôt. Mais
bon, « tant mieux » me dit Aile. Danger de grossir !
Fameuse belle journée encore. Cher soleil de notre cœur !
Longue promenade dans l’anneau de neige tapée autour du lac.
Seuls ! C’est lundi ! Un patineur, un skieur de fond dans les
autres anneaux. La paix. J’écoute du « vieux » Michel
Rivard. Nous avions beaucoup aimé ses chansons d’une prose…
prosaïque amusante, d’un réalisme étonnant. Loin des
effluves, des envolées poétiques des Vigneault, Léveillée et
Cie. Un changement de ton dès 1980, qui vint à son heure.
Aile —je la laisse faire, -pas fou— a pris
l’habitude, à chaque neige tombée, de sortir avec la pelle, de
déblayer le petit sentier qui conduit à la terrasse ouest, de la
débarrasser de sa neige, puis d’ouvrir le chemin qui descend
vers la galerie d’en arrière, et puis l’escalier qui y
conduit. Elle me revient les jours roses ! Je me dis que c’est
excellent pour sa santé. Non ? Quoi ? Elle aime faire ça,
c’est visible. Je me contente des petits trottoirs de bois qui
conduisent au parking près de la rue. Allez à tous les balais
les féministes enragées, c’est moi le plus féministe des mâles
, je ne dis pas : » Voyons ma chérie,
laisse-moi ça, c’est un ouvrage d’homme ». Pas
vrai ?
« Méfiez-vous du grand amour/ qui se promène aux
alentours/ dans des habits trop grands pour lui/ on sait pas son
nom…/ laissez votre cœur à la maison… », c’est une
bonne toune. Plus théâtreuse que moi, grand plaisir pour Aile
que ce « Gala des masques » télédiffusé
hier soir. Aille a travaillé longtemps comme réalisatrice
avec actrices et acteurs et s’est vite prise de grande affection
pour cette gente actante. Aussi, demain on ira voir Monique Miller
dans une salle, je ne sais trop où. Quand c’est bon au théâtre,
il n’y a rien pour battre cela. Si c’est ennuyeux…oh la la !
Rien de pire alors !
David, Laurent , Gabriel, les trois fils de mon
installateur de « site », et des « J.N. »,
Marco, m’expédient des courriels affectueux. Me disant qu’ils
s’ennuient de moi. Et moi donc. Depuis quelques années déjà,
nous ne quittons guère Sainte-Adèle et je n’ai donc plus
l’occasion d’aller luncher avec eux comme jadis. Chaud au cœur
de savoir qu’ils ne m’oublient pas.
Gabriel, au Jour de l’An,
m’a fait cadeau d’une gouache qui me mystifie encore : u
n pic enneigé bizarre, en bas, trois têtes de garçons stylisées.
Une image que j’aime, que je zieute souvent.
Georges-Hébert Germain
m’assure par courriel qu’il a laissé ses restes de ma
« Biographie » chez « Orbi productions »,
que je n’ai qu’ à y aller le prendre. Ce que je ferai demain
« sur le chemin de la Miller » étant si curieux de
visionner ce qu’ils ont rejetés.
Victor Hugo, un vieux cochon ? Ma lecture du Figaro consacré
à Hugo. Il ne cesse de sauter les servantes à Guernesey et
Jersey… malgré l’épouse, Adèle, qui veille d’un œil
complaisant et sa maîtresse aussi, la Juliette installée en
« copiste zélée » pas loin du domicile familial.
Puis ce sera les prostituées tant dans son exil consenti qu’à
Paris après son retour —dû au départ obligé après la
Commune sanglante de
1871, de ce « Napoléon-le-Petit » qu’il avait férocement
pamphlété. Le neveu de Napoléon
déménageait en vitesse à Londres.
Même vieux, un vrai bouc suractif ce sacré Hugo ! Trop
plein de testostérone ? « Une nature exigeante »,
murmurait une tante inquiète en parlant d’un mari très
« entreprenant » avec sa bonne !
2-
Ce matin, un goût de crêpes
! Nous descendons au « Petit chaudron ». Un régal,
avec sirop d’érable… à flots ! Dans le « Nouvel Obs »,
éloges de ce « Ocean Eleven » (vu en français sur
vidéo loué). Vrai que c’est un divertissement mené à un
train d’enfer avec un Brad Pitt rigolo organisateur de vols dans
trois casinos de Las Vegas. Scénario astucieux et vraiment
amusant. En France, on y va souvent avec dithyrambes face aux américaineries.
Cela date du temps de l’après-guerre quand, les nazis chassés
enfin, il y eut, en France, pléthore de films « made in UA »
et du soulagement mêlé
de fascination. Jerry Lewis fut un héros là-bas.
Woody Allen maintenant. Les « cocos » rouges
sang traçaient
des « US GO HOME » sur tous les murs mais, au fond des
choses, « USA-movie »
était bien-aimé !
Lu le chroniqueur Bourgault (J. de Mtl.) au « Petit
Chaudron », le voilà tiraillé, assis au milieu des chaises
maintenant ! Face au Palestiniens « colonisés » chez
eux et aux Israéliens agressifs, il hésite, bafouille, renvoie
les deux camps dos à dos. Il se dit inquiet sans plus ! Il a
changé. Il vieillit ?
J’avance dans ce récit « Massoud l’Afghan »…
et voilà que je lis dans ce « Nouvel Observateur »
les détails effrayants du massacre d’une citadelle tenu
par les Taliban (Taleb au singulier, je répète, Taliban au
pluriel) , un ex-palais d’un grand « khan ».
L’horreur totale. L’adversaire de ce fameux Massoud y est et
au premier plan ! Saut dans le temps donc. Nostom, lui, n’a pas
sauté devant un faux cameraman, un « kamikaze » venu
soi-disant pour le questionner. Massoud aurait été très friand
d’interview. Il a été puni « à mort » par son
penchant.
Eh bien, oui j’ai pas mal tout su les article du « Nouvel
Obs » sur ce célèbre sociologue décédé il y a peu,
Pierre Bourdieu. Captivant parcours. Un article est révélateur.
Cette rage, cette haine, ce farouche anti-tout avait été
pensionnaire pauvre toute sa jeunesse. Le petit Pierre, venu du Béarn,
interné dans un pensionnat, coupé de ses amis, de son monde
pauvre en aurait attrapé cette méfiance, cette « jalousie »,
des riches, des intellos parisiens,
des dominants. L’auteur dit « pas besoin d’être
une Dolto pour comprendre les racines de la révolte du « sectaire »
Bourdieu. En effet ! Maudit :l’enfance détermine donc un
destin. Je le savais. Je le sais. Cela m’est donc encore une
fois confirmé.
Des articles l’examinent sans pitié. Un cardinal, un
gourou, un dominateur condamnant toutes les dominations :
« en dehors de son église il n’y avait pas de salut »,
signe l’ un des journalistes.
Oh ! D’autres « papiers » sont de ses zélotes,
c’est évident. J’en arrive à écrire dans mon calepin de
notes : « En somme, c’est : L’homme
qui se prenait BOUR DIEU ! » Oh calembour, fiente des sots.
J’ai honte mais enverrais-je à « Libération » de
Paris (imité par
« Voir ») mon
mot ? Là, on aime ces jeux de mots pour placarder les titres.
3-
Revenir aux Mormons de
l’Utah. C’est pas plus que 30,000 sectaires qui poursuivent la
polygamie. Surtout dans les campagnes de l’Utah. À Salt
Lake City, ses adeptes sont « un sur deux »,
50% de la population. Mais les élus le sont, mormons, à 80 % Les
bénévoles des Jeux qui s’amènent seraient gentils, aimables,
polis et tout. Tourisme oblige ? Chantait, Desjardins :
« Pas d’alcool, pas de tabac »… pas de café »…
La caf.éine est un produit tabou ! Leur fondateur ( ce Smith aux
30 épouses) fut assassiné en Nouvelle-Angleterre et ce sera la
fuite, la longue marche vers l’ouest avec le bonhomme Young,
successeur du père-fondateur de cette église de J.-C. des saints
des derniers jours ». L’Utah sera reconnu comme état
officiel par Washington quand, justement, gourou Young annonçait
la fin de la « poly-gaga-mie »… officiellement !
L’article continue et on lit : Comme partout, (Montréal en
1976 ?) il y a contracteurs maffieux, budget déjà crevé… et
pots-de-vin terrible. Procès promis après les Jeux. Une
commission Malouf à
Salt Lake ?
N’en reste pas moins que « pas de café »
vous me verrez pas là
de sitôt !
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