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1-
Grande
excitation partout, les médias cherchent sans cesse de
l’excitation ! Imaginez-vous donc il va tomber 7 pouces de neige
! Il en est tombé hier, jeudi, quelques centimètres seulement !
Une certaine déception…L’humain veut de l’action ou
j’sais pas quoi…! D’où vient mon indifférence totale face
à cette fausse agitation.? Déçus, hier soir, les animateurs
radios et télés : « Demain, c’est demain
(aujourd’hui quoi) que ça va tomber ! Sortez pelles et balais,
citoyens ! Vous allez voir ça !… » Non mais… Il sera
midi et…rien ne tombe ! Ah je ris…Ici en tous cas, pas un flocon ! Que cette
faible lueur au ciel, cette pâleur hivernale au firmament ! Suspense niais ? C’est cela vivre en un pays confortable,
faire partie du Groupe des 7, être riches ? Ailleurs, c’est une
autre sorte de suspense : « Mangerons-nous un peu
aujourd’hui ? » « Notre enfant va-t-il mourir
aujourd’hui ? »
Hier soir, j’ai feuilleté un drôle de livre (reçu par
la poste) écrit par Jocelyne Delage : « La vie
de son papa ». Touchant mais trop long, trop méticuleux,
l’ouvrage d’une recherchiste, Pointilleuse.
Vain labeur hélas !
La pauvre fille fait imprimer tout,
les potins les plus niais sortis de vieux « Radiomonde »
des années 30, 40 etc. Un livre épais. Un livre inutile. Elle
aurait dû éliminer les futilités (de toute carrière) résumer
la vie de ce vaillant gastronome (un pionnier), dévoué aux intérêts
de l’hôtellerie d’ici. Gérard Delage fut une sorte d’érudit
sympa… Bien que je déteste les jeux de mot, les calembours (« la
fiente des sots »).
Tout de même le personnage Gérard
Delage —inventeur et animateur de « jeux questionnaires »
longtemps aux débuts de la télé— sorte d’amusant et parfois
fort brillant causeur à la faconde joviale, gourmet, amateur de
bons vins, n’était pas banal. Né à Nominingue, collégien à
Saint-Hyacinthe, étudiant en droit plus tard, il touchera à la
radio, acteur en « radio savon roman », chez Robert
Choquette et Cie, puis, animant, présidant même longtemps, la
naissante « Union des artistes », il va se spécialiser
dans les arts de la table !
Il est mort en 1991. Les photos de ce
livre racontent mieux sa
vie. Le texte trop touffu, trop rempli d’éphémérides sans
signifiance importante, ne se lit pas bien. Pas du tout. Ce
« florilège à Delage » est raté, il fera les délices
des intimes, c’est tout. Une monographie familiale quoi. Hélas,
je dirais, car il y a eu de ces trop rares hommes dans un Québec
encore bien « habitant » qui aimaient la culture,
aimait les arts, aimait (Delage) la bonne bouffe, les bons vins.
Ils étaient un tout petit groupe, venaient « des gens du
peuple » et, étonnamment, firent des mains et des pieds
pour améliorer, ici, la qualité de vivre. Ce n’est pas rien
dans un pays dominé au temps de Delage par le clergé qui
craignait tant « les délices, les plaisirs »….
Delage aurait mérité une histoire, une vraie, captivante, pas ce
lourd fatras, ce pavé de notices insignifiantes (à la lettre).
J’ai terminé le court roman
« Le liseur » de Flinch. Un texte fort. Grand plaisir
de lecture. Satisfaction totale. C’est rare. L’auteur raconte
avec sensibilité l’existence du très jeune homme
(15 ans) séduit
par une « vieille » de 30 ans, j’en ai parlé. Il a
honte de sa vieille maîtresse, une simple billettiste dans les
trams de sa ville. Il l’évite, se cache d’elle, à la piscine
publique. Ailleurs aussi. Cette « honte d’Hanna »
l’habite comme une traîtrise lui fait mal. Or, elle va
soudainement se sauver de son très jeune amant. Mystère. Des années
plus tard, l’initié toujours comme envoûté par son amante, la
revoit, dans une cour (il étudie le droit) en accusée lors d’un procès de gardiennes d’un camp
nazi ! Il en sera perturbé. Je ne raconterai pas la suite.
C’est excellent.
En cours de lecture, vu le sujet, me
revient en mémoire…une traîtrise à moi. Anita G. Je
l’aimais. Elle aussi. Nous nous plaisions. Elle étudiait la céramique
elle aussi. C’était une enfant de la guerre. Émigrante si
mignonne :beaux cheveux blonds, yeux… de cobalt ! Un soir
de ciné-club, assis à ses côtés, je découvre, stupéfait,
qu’Anita a un numéro tatoué sur son avant-bras ! Ma
peur niaise. Je tournais le dos à…peut-être, une belle
histoire d’amour. Bêtise adolescente ? Cette Anita avait-elle
été la proie sexuelle des terribles SS ? J’avais dix huit ans
? Elle aussi. Je la fuyais. Trop de distance entre « le
petit chanceux de Villeray » et cette jolie fille sortie
miraculeusement de l’enfer nazi,
de l’horreur…
Comme dans « Le liseur »,
une honte imbécile ! Je ne suis pas fier de moi sur cette
histoire de 1949, pas du tout. Si honte que c’est la première
fois que je la raconte par écrit.
Mort, au « paradis promis », elle sera là,
Anita G., elle me tournera le dos, avec raison,
et moi, élu (?), j’aurai encore honte de ma peur et
de mon mépris idiot. De ma fuite de tit-cul « canayen-frança ».
2-
Autre sujet de honte mais
où, cette fois, je n’y suis pour rien. Hier soir, sur RDI.
« Grand reportage » raconte les « mormons »,
ces arriérés mentaux d’une secte imbécile (60% de la
population de l’Utah, 80% à Salt Lake City). Ces odieux
polygames de l’Utah, au large de Salt Lake City, c’était à
vomir. Ce Tom, par exemple, ses cinq jeunes femmes (épousées à
13 ou 14 ans !), pauvres victimes niaises d’un gros con fini. La
trâlée d’enfants, innocents sacrifiés à ce genre de macho décadent.
Ah oui, à vomir. On
regarde cela et les cheveux se dressent. En 2002 ? Au cœur
des États-Unis ? On croit rêver ! Que fait l’autorité
constituée. Rien. Réponse du documentaire : « Que
voulez-vous, aucun juge n’est libre, presque tout le monde là-bas
a des parents, des grands-parents,
polygames, peut-on condamner
sa propre famille? » Eh b’en oui ! Il faudrait mettre un
cran d’arrêt définitif à ces « camps de
lesbianisme sublimé » (mon verdict !), à cette secte
dangereuse avec mariages consanguins, des rejetons infirmes, des
mongols en quantité…Destin
écœurant et involontaire pour ces enfants innocents. Pour une
fois, on souhaiterait la police, le FBI, les troupes fédérales
en Utah ! Il y aurait de la casse, c’est certain,
de lourds dégâts au sein de ces clans de folie pure, mais
ce serait la fin, le point final, à c es pratiques odieusement
misogynes de ces dégénérés fabuleux.
Incroyable que les dirigeants des
Jeux Olympiques acceptèrent de célébrer en une contrée de mâles
malades sexuels ! Inacceptable. Cette riche, très riche,
« église des derniers saints des derniers jours «
(ouf !), fondée par un bonhomme Smith aux trente épouses (30 !)
va profiter d’une visibilité grandiose et tenter ainsi de
faire croire que « tout va bien » à Salt Lake
City malgré l’eschatologique vision des mormons démoniaques
(ils attendent pour bientôt la fin du monde et font des loufoques
compilations généalogiques à cette fin !), malgré ces illuminés
qui prêchent, répandent, pas trop féministes, qu’il faut
revenir à Abraham, à Moïse, à Jésus, tous polygames bien
entendu, ‘it’s in The
Book’. Oui, Jésus en polygame à trâlée d’enfants (!) et
Dieu? Lui aussi ! Yahvé, comme les autres mâles bestiaux de Salt
Lake City, Dieu en pacha servi par des jeunes filles subjuguées,
dominateur de misérables subornées.
L’émission a parlé de pédophilie,
de viols, d’incestes, d’enfants battus et/ou abusés, et le
reste de la racaille puritaine invertie !Un reportage accablant.
Cela ne se passe pas en Afghanistan (où des suicidaires fanatisés
espèrent le harem de vierges !) ou dans un pays aux confins du
monde civilisé. C’est tout proche d’ici et en 2002 et, tous,
bientôt, on va y aller voir avec les milliers de kodaks nous
montrant les jeunes, chics et beaux athlètes de l’univers dans
des arénas proprets, en cachant soigneusement cette misère
totale, cette plaie ignoble de Salt Lake City !
Oh les tromperies irresponsables de
la télé et des J.O. !
Oh mon Dieu !
À la toute fin, ce gros baveux de
Tom, on nous le dit, il n’a pas su tricoter adroitement car il
doit divorcer (en loi ) de chacune de ses fillettes abusées pour
contracter (sauver la face) chaque une énième nouvelle
union…eh b’en, il a reçu une peine de cinq ans de prison.
Quoi ? Il a fraudé le B.S. ? Il devra payer 78,000 $ mais
sa troupe des cinq « séparées » —à la caméra,
elles se disaient comblées, épanouies, heureuses et… pas trop
jalouses— reste unie et sous ses ordres.
3-
Vu chez
Arcand les quatre
femmes, emblématiques victimes du Crime organisé. Elles se
scandalisent que (nous) l’État crache du notre argent public
pour défendre ces commerçants de drogues, ces scélérats les
motards (en Mercedes ?) criminalisés alors qu’elles reçoivent
des pitances pour les séquelles des actes endurés lors
d’attaque diverses. Le public, nombreux chez Arcand, apprenait
la folie furieuse des lois : aveugles, sourdes et muettes.
« Dura lex, sed lex » ?, oui « ça fait dur »
Madame drapée aux yeux bandés à la balance égalitariste !
Ce soir-là, face à Martineau (qui a
su mener son questionnaire solidement, il faut le souligner)un
certain Claude Robinson. Dessinateur et scénariste d’un conte (« Robinson
Curiosité ») pour animation.
Le barbu affirme —revenant avec
promesses d’Hollywood euphorique—
s’être fait voler toutes ses idées. Cela par ses
ex-associés, promoteurs zélés, chez CINAR, la compagnie énorme
qui nous suçait des fonds publics avec des « faux noms ».
Robinson mène une lutte judiciaire seul sur son île de déception
cruelle, démuni. Il espère un jour … quoi ? Recevoir le magot
mérité ? Mais ce
Cinar (coté à la Bourse) a fait une sorte de faillite, ses deux
patrons, un couple, oui oui, furent congédiés (!) de leur propre
firme vu qu’ils cachaient des profits dans des asiles
bermudiens.
Les nouveaux doivent se dire, eux, innocents ! Eh ! Il y a
aussi des jobs à garder, alors l’avocasserie gouvernementale
(Procureurs de la Couronne !) se traîne les pieds. Le barbu est
épuisé ! À suivre ? Hum…Les jobs, les jobs…
Je l’ai dit, je suis abonné à
cette vieille revue nationaliste : « L’Action
nationale » Cela se nommait jadis « L’Action française »,
en hommage à celle de France. De ce côté-là, catholicarde et
conservatrice, on versa dans la xénophobie et le racisme
virulent, le pape à Rome finit par l’interdire aux catholiques.
Coup funeste, coup fatal. Changement de nom. En 2002, la revue est
moderne désormais. On y lit des articles solides et, oui,
modernes. Mon père, décrocheur du collège Sainte-Thérèse,
y travailla comme petit commis, en face du théâtre cinéma
Saint-Denis, vers 1920. L’abbé Groulx était « le »
patron.
Vadeboncoeur —un nationaliste
progressiste de gauche, il y en a plein et j’en suis—
y signe un papier terrible illustrant comment les
gouvernements désormais ne gouvernent plus. Les machines
transnationales, avec
ses complices le FMI et l’OMC, sont aux commandes partout en
Occident, dit-il. La vérité, hélas ! Aucun élu, et tout le
pouvoir ! En ce moment à New-York caucus des politiciens désarmés
avec ces magnats financiers, à Porto Allegre, au même moment,
grand caucus des sociaux-démocrates. Pas trop de police au Brésil.
La police partout dans Manhattan, ah ! Comment ça se fait donc ?
Le peule menacerait cette élite des non-élus réunie à New-York
et aussi nos « valets
élus » ?
4-
Je vais me
mettre à la rédaction d’une lettre ouverte. Oui. Ma monomanie
qui me reprend malgré le défouloir journal ? Bon. Contre qui
Jasmin cette fois ? Je vais m’adresser au monde entier. Eh
b’en, on vise haut, on voit grand ? Oui. Je vais écrire au nom
de…Mahomet. D’Allah lui-même, ce « Allah ou Akbar»
écœuré de ses fidèles fous furieux ! Une idée quoi.
J’imaginerai un Mahomet absolument furieux contre… ses propres
zélateurs ! Il va vraiment tempêter, fulminer, fustiger …ces
« fous de lui ». Ce texte m’est venu en tête en
visionnant ce terrible bon docudrame fait par des Français, à
propos du « Vol 93 », l’avion détournée et
« re-détournée » par quelques courageux passagers américains,
le 11 septembre. Une histoire fatale, un récit horrible.
Reconnaissant, j’ai fabriqué un
diplôme d’honneur aux feutres de couleurs pour les profs et élèves
de l’école hôtelière d’ici. Un parchemin pour rire. C’est
que ce « Paris Brest » était si bon…et les fruits
de mer à la sauce je-sais-pas-quoi, et le foie de veau, et
l’agneau, et le chocolat maison, et le reste, alouette ! Nous
nous régalons et à prix modéré. Quelle veine d’avoir cette
école à deux coins de rue !
Dans « Voir » Grenier
nous apprend ceci : le comprimé d’ecstasy son coûte :
50 cents, prix de vente ? 40$ Ça c’est du profit chers « dealers »
!
Je reviens —hier midi— de Vidéotron,
rue Viger, canal VOX. Rencontre avec Serge Laprade qui, vétéran,
revient au talk-show. Un autre. Moins que 15 minutes pour jaser
sur mon dernier bouquin —illustré
de photos que l’on fait voir à la caméra,. Ce « Je vous
dis merci », Laprade semble l’avoir beaucoup aimé.
Tribune téléphonique à la fin. Une dame me questionne « comment
je fais pour avoir une si bonne philosophie de la vie. » Je
reste embarrassé et ai répondu « Ma mère a su… ».
Oui mais j’aurais dû répondre plutôt ceci : « Il
faut s’estimer avant tout ». Un (ou une) jeune qui a une
bonne estime de lui se conduira toujours « comme du monde ».
Il ne va pas se droguer, ni rien. Il faut s’aimer pour pouvoir
se tenir debout et ne pas se laisser enliser dans les conneries
qui font « placebo » à l’insupportable mépris de
soi-même. Tant d’enfants, élevés sans affection, —milieu
riche ou pauvres— sont
incapables, ne trouvent pas de raison, sont sans motivation,
perdus, gâtés et abandonnés à eux-mêmes, bref, ne peuvent
s’aimer. Socrate a parlé !
5-
Hier soir,
vu « Un gars, une fille ». Encore l’ouvrage d’un
obsédé sexuel, Guy Lepage et ses scripteurs nombreux ! À une
heure où les enfants ne sont pas au dodo ! La SRC s’en
contrefout ! Il n’y a plus de responsable nulle part. Dommage !
La « fille », bonne actrice, obligée de jouer l’obsédée
sexuelle vendeuse de gadgets cochons, pénis de plastique,
godemichés, vibrateurs, films de cul…Etc. C’est très triste.
Débilitant. On en a, Asile et moi, une sorte de…haut le cœur.
Rien de plus triste, de plus sinistre même que les pornographes.
Connaissant un peu Lepage, un jeune homme cynique mais sain (en
apparence), j’en arrive à croire qu’il se fait obsédé
sexuel pour attirer la foule. Un salaud, démagogique auteur méprisant
les téléspectateurs ? Ce serait pire encore, tiens, j’aime
mieux croire qu’il est vraiment un pathologique obsédé.
À la fin d’Un gars... vol,
vandalisme à la maison et bon, efficace et, hélas, bref sketch.
Avons regardé à ARTV « Le pélican »
de Strindberg, traduction d’Adamov et adaptation (!) de René
Dionne, musique de Léveillée, réalisation de Carrier. Une pièce
aux bons ressorts dramatiques, à l’intrigue excitante
mais…qui se cantonne dans un… surpace (?) énervant et vain. Serge Turgeon en vicieux exploiteur des
femmes, fille ou mère, Gadouas
Junior et Dorothée Berryman en enfants accablés par une mère
avare et dénaturée, fort bien
rendue par Marjolaine Hébert. Il manquait un…un
je-ne-sais-quoi… Aile et moi, au générique de la fin, déçus.
J‘avais lu du Hervé Guibert.
« À l’ami qui… » où le bavard pédé osait révéler
que le célèbre Foucault (son ami) pratiquait des perversités
sexuelles d’un masochisme scatologique défrisant ! Un tel
cerveau si détraqué faisait réfléchir entre « jugement
sain et intelligence froide ». Cela ne va pas du tout
« de pair ». Hélas !
L’on
publie « Le mausolée des amants’ un journal intime (Ah !)
si j’ai bien compris. Pierre
Thibeault, comme il croit nécessaire, recense son livre sans
communiquer le moindrement de jugement…moral. C’est la mode
actuelle et c’est la grand’ peur de passer pour moraliste. Une
pitié. Il se laisse épouser par une Christine assez maso merci,
lui flanquer son Sida, à ses deux gamins aussi…Thibault apprécie,
semble-t-il, la sexualité crue, omniprésente. Une dimension de
vie à sens unique quoi ! Il dit « morbide » mais
« pas de complaisance ». Eh oui ! Dix ans après sa
mort (du Sida) la Cristine toute dévouée (Mormonne, je dirais)
s’autorise comme prévu à publier le…torchon :
« Journal sur le mausolée ». Guibert : Zola le dégoûte
(« L’œuvre ») et il se sent déshonoré de sa
propre écriture. C’est fin, non ? Qui a envie de se plonger
dans ce sinistre désarroi ? Pas moi. Tous les Thibault de cette
terre littéraire déboussolée, oui.
Le même Thibault pose des questions
utiles cette fois sur ce gala qui se prépare pour le mobde du
livre. Quatre éditeurs
reconnus a viennent de déclarer : non, gala vain et idiot !
Donnez, Ministre Diane Lemieux, cet
argent du gala pour faire éditer davantage de nos
manuscrits. Oh !
Le 23 avril, il y aurait 28 prix. Il
y a plus de mille (1,000) livres à faire lire ! P. T. demande :
« comment ? Lire 3 livres et demi par jour d’ici avril
!» Donc, pas de crédibilité
aucune pour ce gala des auteurs ? Eh ! Hélas, il termine par une
basse allusion à Marie Laberge…Pourquoi donc ? Le succès
enrage certains ! Curieux cette manie au Québec !
Éric Grenier (dans « Voir »
toujours) jase sur le 12 millions de Coutu- pharmacien —et
« magasinier général » de tous les coins de rue—
offert généreusement pour faire avancer « la science des médicaments ».
Un « juge et partie », demande Grenier ? Gros
applaudissements du mécène…hum… désinteressé, en médias !
Avec justesse Grenier écrit que, face au 60 millions d'argent
public, celui des contribuables, offert par la ministre Marois
pour ce même bâtiment universitaire, c'est le silence compact.
On fête pas la générosité des travailleurs taxés, du peuple.
Belle connerie en effet !
Je vais lire sur « un chef de
guerre », cette dénomination étrange. Sur le fameux
Massouf, Afghanistan du nord, anti-soviétique envahisseur tué. Hâte
de savoir s’il mérite tant l‘admiration de Bernard-Henri Lévy.
Marielle, ma quasi-jumelle,
m’expédie une jolie carte pour me remercier de
l’organisation de son anniversaire à la Piccola le 19 dernier.
Aussi une lettre. Je lui ai rédigé aussitôt une réplique.
Ma lettre mensuelle. Elle craint beaucoup avec ces « J.N »
ici. Elle me dit : « Claude, fais bien attention, la
vie privée … c’est privé. ». Wengne ! B’en
oui…je le sais !
Entendu chez Bazzo sans Bazzo (est
b’en souvent malade la brillante grande slaque, non ?) une
entrevue avec trois cinéastes à propos d’un docudrame :
« Le cobra magique » ou un titre du genre. C’est à
« L’ex-centris », rue Saint-Laurent. Ils ont
embrigadé une bande d’ados pour se faire la guerre. Du « paint-ball ».
Mon petit-fils, Simon, en fut friand un temps. Il y alla deux ou
trois fois. C’est cher ce camping sauvage et encadré à la fois
. Et cela m’inquiétait. Or,
l’un des trois gars affirme au micro de CBF-FM : « On
a vite vu, constaté, comment l’obéissance, l’armée,
l’encadrement organisé, (« notre scénario en somme »
) peut mener
vite des jeunes au fascisme ! Ils perdent volontiers toute identité.
Notre film illustre cela aussi même si nous savons bien que
l’instinct, le besoin viscéral,
de combattre, de batailler, est
au coeur même du jeune mâle ! »
Oh oh ! Aïe ! Ma crainte est entière de nouveau. Je vais
en jaser avec mon fils, le père de ce Simon. Vu, justement, hier
soir, bout de film sur l’entraînement de jeunes cadets —qui
iront en Afghanistan bientôt— de notre armée. Tous disaient
candidement : « On a lâché nos études trop tôt. On
avait pas d’avenir. Ça nous a fait un job quoi… » Les
cris cons, les marches au pas,
le masochisme accepté, les plus vieux en dominateurs
gueulards, sadiques contentés, des jeunes automates, machines
humaines décervelées, oui, hélas…Ce milieu en est donc resté
à une sorte d’ esclavagisme bien puant.
L’attirail vicieux de l’ obéissance aveugle…
Frissons chez Aile et moi devant le
petit écran ! Gauche , droite, gauche…Une deux…Trois
quatre…Quelles idioties navrantes, que de « caporal Lortie »
aliénés, cinglés se font mâchouiller la cervelle… J’irai
vite voir ce « Cobra… ». Et avec mon
fils si je peux. Avant de partir civiliser les méchants
Arabes intégristes ! Ce mot… intégriste…tiens ! J’ai peur.
Au coin de Bélanger et Saint-Denis,
en face du Rivoli, il y avait un petit garçon de mon
âge qui brillait dans ses études. Il fut admis comme moi,
au Grasset des sévères Sulpiciens. Il est devenu un savant en
matière de criminalité, je lis, mercredi matin,
un savant « papier’» de ce Jean-Paul Brodeur.
Il cause d’aide juridique…et de motards criminalisés.
Il a grandi en science et en sagesse, c’est une sommité désormais.
Hélas, il ne sait pas encore bien vulgariser ses études sérieuses.
J’ai eu du mal à le suivre. C’était plus une simple flânerie
aux vitrines du « Rivoli Sweet ».
Ça viendra
tit-pit Brodeur, (tit-cul Jasmin, hon !) un jour, oui ?
À Brossard blâme sur des policiers
qui ont laissé travailler des cameramen pendant qu’ils
faisaient une besogne…descente
dans…un bordel brossardien. On reproche aux agents d’avoir
risqué que l’on voit bien les clients débauchés du lupanar !
Pis après ? Maudite justice
tatillonne. Tu vas chez les putains…on peut les filmer prises à
leurs pièges mercantiles…mais pas les clients ?
Allons-donc…cette « légalité » à formulaires, à
codes gonflés, à règlements variés, fait froid dans le dos.
Pas de machos bien mâles, caméra,
stop ! Femmes bien mal prises car ceux qui n’aiment que les
femmes-damnées, les pauvres salopes, caméra, oui, filmez ces
prostituées, pas de gêne.
Certains ne respectent que la
« femme-vierge ou la
femme-maman », « la mère de mes petits », dit
Kid Macho le con !
La femme-putain,
ça c’est pour le plaisir, payée comptant, content ! On
voit le jeu de ces braves clients. Kodak, arrière !
Si la femme est une truie, une
cochonne, c’est la femme des joies physiques. La veille chanson
chez les mâles tordus : t’as vu la danseuse à poil, ça
c’est de la peau hein Farnand ? »
Reste qu’ à brutaliser un peu peut-être ? Qui, c’est
pas Putain chic Nelly Arcand, call-girl snob pour enrager papa
parti….pour messieurs délicats et fortunés !
Pas de kodak de ce côté huppé du
monde ! Les exploitées volontaires… qui n’ont jamais mis les pieds
en fac de lettres, elles, bienvenue les caméras…Épargnez les
clients SVP. Policiers
Linda DeLaplante et Pierre Bergeron, SVP, du monde respectable ces
clients de motel louche ! 100 tomates la chienne, c’est pas des
pinottes en partouze brossardienne , la paix à ces petits crésus
en pantalonnade collective ! « Échange » de bons procédés,
messieurs les avocats de ces vils maquereaux !Saviez pas ça ? Même
le bozo lubrique ont droit à la discrétion. Société de droits,
SVP. Ignominie !
Vive les caméras partout ? Si vous
avez rien à cacher. Moi ? Rien. Honnêtement . Alors ? Quoi ?
Quoi ? Je devrais avoir honte, gauchiste-à-la-Monique-Simard,
caviar-et-fourrures, genre madame la féministe
Cocue-Sartre-de-Bavoir. Car il faut te crier des « gros noms »
si tu oses admettre dans nos rues (et nos motels)
les caméras —cachées ou pas cachées. Le crack d’Attak,
l’autre Jasmin, fulminerait…celui qui est à Porto Allegre en
ce moment. Je
l’entend gauchir à la radio, j’ai baissé mon Mozart opératique
un peu… Ce Jasmin aurait honte de me lire ici, il dirait :
mauvais gauchiste cousin de la fesse gauche !
M. Mignault du « Comité de déontologie
policière », vous venez donc, en somme, de décréter : Partouzes
à 100 dollars ou non, on verra plus rien à l’avenir dans
nos quotidiens, braves citoyens encourageurs du vice ! Revenez à
Bordel-Brossard-Motel-Ville ! On verra juste, c’est juste,
seulement les belles guidounes, employées payées par des hommes
invisibles . Amateurs de mamans-putains !
Eh bien moi, je dis :des caméras partout messieurs
les hypocrites. La démocratie partout. Le génial ethnologue,
anthropologue, le jésuite (si détesté par le Vatican qu’il
l’expédiera en exil), Teillard de Chardin, lui, oui, lui,
l’avait prédit :
« Nous vivrons tous un jour dans des maisons de verre ».
Mettez-en même dans les bureaux des députés et des
ministres qui se font offrir (hier, aujourd’hui demain, dans
tous les partis) des valises avec des demi millions de piastres.
Et qui n’appellent pas la police. Pas fous. On sait jamais si le
fric venait à manquer, hein mon bon monsieur Royer, pas vrai sire
Chevrotine joliettin ?
Déjà que plein de quidams qui s’en installent
volontiers au-dessus de leur ordinateur. Petit œil crasse va ? La
vie sera donc un reality-show, à Brossard, au petit motel-bordel,
comme au Château Frontenac ? Eh oui ! Encore plus de kodaks à la
cour-toute-neuve des bandits à Mom Boucher. Oui. Le peuple veut
voir. Tout. Société fourbe qui dit « non à la caméra »
pour pouvoir jouer en paix ses jeux de grands frustrés, de
magouilleurs, de
profiteurs.
Bon, voyons, du calme mon
vieux, du calme. Bon. Je me tais.
Je
m’emporte comme ça des fois, ne craignez rien…je sens de
bonnes odeurs qui
m’attendrissent et puis le ciel est tout noir à présent, et la
neige se devine à peine sur le lac Rond…et j’ai faim…
On vit pas de caméras partout
Monsieur Teillard de Chardin, pas vrai, vieux génie mort ?
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