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1-
Ça continue, un hiver tout
doux. Je devine que cette absence de neige n’arrange en rien,
les industriels du ski. Ici, c’est dans l’air cette ambiance
" commerce et tourisme ". On le sent à des
riens, par exemple, les mines maussades des restaurateurs, des
hôteliers. Je n’y peux rien, n’étant pas du tout dans ce
monde, un tel hiver fait très bien mon affaire à moi. Ce matin,
une clarté diffuse tentait de combattre un ciel bourré de
blancheur opaque. Qui triomphera ? On verra.
J’ai terminé hier soir,
au lit, ce " Évadé de la nuit " de Langevin,
publié en 1951 qui m’avait comme envoûté à l’époque. J’ai
dit ma grande déception. Langevin lui-même serait d’accord.
Incroyable monde de noirceur indicible. Au départ, le père
meurt, le fils, le héros, Jean, en est comme soulagé L’enfant
a été parqué dans un orphelinat….J’ai songé à un roman de
Langevin : " Une chaîne dans le
parc ", où l’auteur raconte l’orphelin maudit. Or,
nous savions qu’il l’avait été et la lecture de ce captivant
livre s’en trouva comme augmenté d’intérêt. Non mais
combien sommes-nous à vouloir traquer la vérité au travers les
proses qualifiés de " roman " ? Normal ?
Humain. Comme rien ne se fait de rien et qu’ " aucun
écrit n’est innocent ", il est facile de conclure qu’un
texte soi-disant inventé doit forcément beaucoup à ce qu’a pu
vivre son auteur. " Évadé de la nuit "
voltige de mort en mort, c’ est l’hécatombe, on y voit
sans cesse les méfaits de l’alcool et là-dessus aussi, hélas,
l’auteur sait de quoi il jase !
2-
" Les vieux
dehors ", voilà une réalité. Troublante, émouvante
confession, là-dessus, d’un ex-ministre dans La Presse de ce
matin. Hier soir, à TVA, c’est " le petit
" bom " favori d’Aile ", le
ministre Chevrette, qui s’en choquait, s’en désolait, face au
gros Nonours Paul Arcand. Soudain, étonnement de tous et du
questionneur, le Chevrette, en verve de confidences, révèle qu’on
lui a offert un demi million de dollars dans deux valises au
bureau du parti, rue Saint-Hubert. Paul : " Vous
avez refusé mais n’avez pas alerté la police ? "
" En effet, il y avait là une tentative de corruption
flagrante. Réponse peu crédible de Chevrette et, plus tard, du
chef Jean Royer. " Bof, bah… " Mon œil ! Là
encore, il faut comprendre que ces pratiques sont fréquentes ne
surprennent pas (pas du tout !) ces zigues à coulisses variées.
Il y a refus. Bravo. Mais pourquoi ne pas aller plus loin ? Hum…C’est
un manège délicat. Si tu frappe là, il peut y avoir une chaîne…Chaque
gang a ses secrets. A ses erreurs. Si l’un accuse, l’autre
(qui peut être le corrupteur lui-même)sortira de sacrés
squelettes, bien embarrassant, dans de vilains placards.
Alors ? On joue le jeu. Il
y a la peur…Le " Tout finit par se savoir ".
Accepter le fric des pégrieux —craignant l’étatisation des
vidéos poker qu’une loi de Bourassa défendue part le pieux
Ryan— était un risque grave.
Mais…que j’aurais voulu
être dans le bureau du petit père Royer à ce moment-là. Des
secondes de stupeur ! D’hésitation ? Mais oui, mais oui ! Ce
sera " non, et sacrez-moi votre camp d’icitte ".
Point final. Oh que ces vieux routiers des favoritismes divers
connaissaient la musique ! Si j’étais riche et oisif je
chercherais une loi et j’ attaquerais en justice les Royer et
Chevrette pour " refus de dénoncer malfaiteurs
corrupteurs ". Il y a dans la loi :
" Refus d’aider personne en danger ", non ?
Soyez sûrs d’un
fait : le gang libéral de John Charette ne bougera pas d’une
oreille sur cette affaire.
L’état s’enfoncera
dans le style maffia, la loi sera votée. On disait avec une
moralité bien dégueulasse " La pègre y fait tant de
sous "…des millions , alors, à nous tout cet argent d’un
vice connu. Ce matin un correspondant étale les ravages de
Loto-Québec qui offre des cadeaux (oui, oui) à ceux qui sont
compulsifs de ses casinos ! À vomir, non ?
Ces permis d’exploiter
ces machines maffieuses…que de bons moyens de récompenser les
amis des partis politiques. Je me souviens du permis (de vente de
billets de loterie) accordé prestement à la veuve de Johnson…Patronage
toujours ! Et n’imaginez pas un type louche avec lunettes noires
pour le demi million dans deux mallettes, rue Saint-Hubert ? Non,
non, un digne membre du barreau, une distinguée avocate qui a
fait " son cours classique " comme on dit.
Cette affaire du
demi-million s’est retrouvée dans toutes les gazettes ce matin
sans commentaires graves sur la non-dénonciation. Journalisme d’amateur.
Prudence ? Copains comme cochons les gens des journaux et de la
politique. Vous le savez bien. Mon Arcand doit jour de son succès
en tous cas
3-
À Historia hier : les
protestants s’installant en nombre à L’Acadie proche de
Saint-Jean-Richelieu. Nos gens y adhérent. Mais dix ans plus
tard, 1840, Mgr Bourget, grand zélateur en piété, monte au
zénith. La religion va consoler la terrible défaite des
Patriotes de 18437-38, " mes bien chers frères, rien ne
sert de se révolter, bonnes et pieuses ouailles laissons régner
sans vraie démocratie nos bons maîtres les angla ".
Papineau se trompait ! " Les catholicards triompheront
et le calme moutonnier s’installera pour une centaine d’années
! Jusqu’en 1960 quoi. Les protestants sont mal vus dès lors. On
les invite à " se convertir " ? Plusieurs,
intimidés, le feront. C’était du joli la tolérance religieuse
chez nos chefs catholiques ! J’aime beaucoup ces capsules d’histoire
avec Claude Charron, fort instructives.
Vendredi matin, hâte d’aller
voir une fresque du fameux Cosgrove, celui qui alla, tout jeune,
étudier au Mexique où l’art des murales triomphait avec Diego
Rivera, Orozco et Sequeiros). C’est au collège Saint-Laurent
où étudiait mon fils, Daniel. On avait recouvert cette
" moderne affreuse bebelle " dans le temps.
Cosgrove, maintenant, est fort coté à la bourse de l’art !
Alors on va monter le trésor ! Le frère d’Aile, Pierre Aile
(!) directeur des études à ce cégep, insiste pour que j’assiste
au dévoilement nouveau (!) pour que j’aille visiter la chose
rénovée ! Je suis curieux.
Avec Carole et son
Pierre-Jean dit Spooner, théâtre samedi soir. Une pièce —en
reprise— se déroulant au pôle sud, dans la zone glaciaire du
sud ! Critique unanime, donc pas de mauvaise surprise ! Les
Cuillierier (ouch ! ce nom !) et Aile sont des théâtreux
terribles. Moi…prudent…Quand c’est plate au théâtre c’est
atroce. Au cinéma vois pouvez vois rabattre sur les paysages, les
décors extérieurs, le mouvement quoi…Cela s’endure mieux !
Mon opinion quoi !
4-
Un documentaire —merci
zapettte— sur Medhi Ben Barka, assassinée à Paris très
mystérieusement, un bon film de Costa Grava l’illustre las
cochonnerie sous De Gaulle— cet indépendantiste marocain qui
fit de la prison, jeune, deviendra Président d’un Maroc
libéré de la France avant l’Algérie. De la bonne télé ! J’aime.
Hélas : des pubs là-aussi, merde !
En 1942, le débarquement
américain aida aux secousses de la décolonisation, de l’exploitation
des puissances d’avant 1939. Roosevelt, disait-on, jetai de l’huile
sur ce feu. Quel désintérêt hein ! Ouen ! Il y eut ddes manifs
d’abord, des émeutes aussi, des chicanes de clans, c’est
inévitable, communistes contre progressistes prudents, royalistes
(Paris ramena, de Madagascar, le roi en exil du Maroc) contre
républicains, etc.
De la sacrée bonne télé,
loin des niaiseries des " Mamies ", où Lise
Payette - qui n’est pas une créatrice, pas une artiste—
montre ses idéologies militantes et empêche le naturel des
intrigues etc des actrices de se faire valoir. J’en assez
regardé pour percevoir une fois de plus que les idées ne font
jamais, jamais, jamais, de la bonne dramaturgie, partout, au
cinéma, au théâtre ou à la télé. Sauf exceptions géniales.
5-
Aux " Francs –Tireurs ",
T.Q., où, (hélas !) Richard Martineau joue à l’acteur comme
un pied, parle mou et efféminé comme le gros comique Parent,
offre d’un débat sur le " bon frança "
entre un auteur, Jean Bienvenue, et mon Gilles Proust. Dialogue de
sourds : tout le monde est pour la langue mieux parlée,
Proulx qui n’est pas un artiste, ni un créateur,(telle Payette)
est incapable de faire la différence en matière de niveaux de
langue, il ne comprendra jamais ce que veut dire la musicalité d’un
patois, d’un slang. Il est borné là-dessus. Le débat tourna
donc à vide. Perte de temps.
Quelle impasse ce
" La famille ", série de télé, un produit
raté par SOVIMAGE. Ambiguïtés, longueurs, policiers niais,
potaches, coupures futiles d’un lieu l’autre, redites,
enchevêtrement des faits, un fouillis d’amateur, une longue
connerrie visuelle où une chatte retrouverait jamais ses petits.
Ah oui, si j’avais encore colonne ou micro : bedang ! Je
fesserais ! J’en ai assez parlé. C’est fini, Dieu merci !
C’est le juge italien
Atoli, qui déclarait : " Si on stoppait l’argent
sale ce serait l’effondrement —assurément— mondiale des
économies des États !" Je m’en reviens toujours pas.
Ceci explique cela : Les polices qu’on décourage. Les
enquêtes avortées, et ce caïd pincé à Toronto dans sa
luxueuse villa, enfin mis en prison : " Il fera le
sixième de sa peine. En 2003, il sera remis en liberté
! ", disait le commentateur de " La
famille " avec sa voix imbuvable, celle des pubs de
" Canadian Tire ".
C’est rare mais le
" Bureau au si beau bureau ", hier, a raté
son interview avec l’intellectuel parisien, Atali. Une platitude
grave. Des phrases d’ un conformisme assommant ! Bureau a fait
" patate " complètement avec sa navigation
cucul entre nomades riches (ordi-portable, celllulaire et avons )
et nomades pauvres, enfin, nous, les " nomades
entre-deux ", comme moi sans cellulaire, ni portable, ni
" avions-à-air miles points ", nous les
" demi-pauvres " avec Internet et jeux
électroniques, comme disaient les deux larrons qui divaguaient.
Ça arrive, le brillant Atali pas inspiré pantoute ! Rien ne
cliquait. Perte de temps. Bon, je crois que je vais lire davantage
désormais !
6-
J’y reviens : mon
Chevrette qui déclare : " Les compagnies, les
entrepreneurs, ils gaspillent leur fric, ça sert à rien les
démarcheurs payés, les projets de l’État sont
" normés " (avec règles à suivre strictes,
formulaires, devis visés, soumissions publiques… "
Ah ben ! Oh bin là ! Je ris. Allons, le contact personnel, le bon
ami du ministre, le bon petit repas arrosé, la partie de golf,
allons ! Mossieu Chevrette parle pour rien dire ! Mensonge :
les petits copains, les petits amis, c’est évident, cela
favorise les prises de " contrats ", pas juste
les prises de " contact ". Mensonge vicieux
mossieu Chevrette ! Est-il innocent et candide ? Oh non ! je l’
ai vu de près le " bom chéri d’Aile " du
temps de CJMS : il y a pas plus malin, pas plus ratoureur, c’est
un vieux singe et fort intelligent.
Vrai que le Canada est mal
connu des grands boursificateurs du monde industriel. Des fameux
" six ". Il est le numéro 7 et on dit que c’est
les USA qui forcèrent le gang à l’admettre pour équilibrer
les continents. Bon. Cela peut faire, en effet, que les bourses
méprisent le dollar de ce petit Canada et fait que le huard soit
tombé. Si bas ! J’y crois. C’est une vieille histoire.
Malheur aux petits !
Miss Thibault à TVA aux
actualités prend souvent une vox traînante, comme lasse,
souvent, elle devient…quoi ?… lymphatique. Donnez-lui du
Prozac ou autre chose. C’est plate à écouter une
présentatrice amorphe…qui somnole…
7-
Je lis ce matin (l’article
de l’ex-ministre qu’on a mis à la porte et qui voyait aux
sciences) : " pour le monde du sport (des
regardeurs des autres qui, eux, se démènent) il y a 15
journalistes dans un quotidien. Pour le monde des sciences ? Un.
Un seul ! " Est-ce assez clair, cochons de pauvres
payeurs de nos canards ? On nous méprise.
Fort amusé de découvrir
un rapport du Conseiln des arts du Québec : des mots mon
vieux, des ternes ma chère…Il y a les
" artistes-boursiers ", aïe ! Il y a les
artistes-professionnels ", dites-moi pas ? Quelle belle
profession hein ! Il v a eu pour l’année qui s’enfuit :3000
demandeurs de " B.S, culturel " et 955 gagnent
la bourse, la cagnotte, le gros lot ! Deux sur trois vont se
ré-essayer l’an prochain ?
Un tas de chiffres idiots.
Et des moyennes. Rien de plus trompeur que cela. Exemple : un
groupe de 10 personnes est réuni : 9 vagabonds et un
millionnaire. La moyenne dira : " 100,000 dollars
chacun comme revenu ! " C’est cela la stupidité des
moyennes !
Enfin, ce Conseil parle de
deux groupes : les chercheurs et les créateurs ! Eh b’en…
le créateur ne cherche plus ? Le chercheur ne crée rien ?
Vraiment, cette soupe de chiffres est un fameux leurre, On parle
pas de " vie des arts " véritable avec cette
sorte de poutine niaise ! Bureaucratie inepte !
Ah la satisfaction de lire
mon Foglia ce matin, comme moi, avant lui avec J,N, il fustige
éloquemment " l’État Mafia ", Québec, et
ses " pousse au vice du jeu ". Fameux de faire
groupe mais lui il a des centaines de milliers de lecteurs à
informer à tenter d’influencer, le chanceux ! Aussi, ainsi,
comme je l’ai fait dans mes " J.N ", il se
moque de la PUTAIN de Nelly Arcand et de la TOUTOUNE,…qui,
toutes les deux, braillent qu’on ne voit que " pute et
toutoune " avec leurs écrits, et pas leur grand talent
de scripteures !
Léandre Bergeron le frère
de feu le " chic and souel "
Henri-Rédio-Kénadah, n’a rien du chic industriel en petits
gâteaux et en pain blanc mou. À Rouyn il fabrique 50 pains (de
blé entier) par jour dans sa cuisine ! Oh !. L’État dit :
" ça suffit l’amateur, te faut un vrai local, une
organisation technique, des machines " seurieuse "…etc.
L’artisan est un empoisonneur ? C’est ça ? Combien de morts
en Abitibi depuis qu’il fonctionne en boulanger naïf ? Danger
pour la santé, on va le farmer ! Nos ancêtres en ont pris des
risques, non ? Hon ! Des caves ? Avec ces vieux fours à pain
" dououor ", dans le champ ! Frissonnez
mortels d’icitte !
Ô bureaucratie maudite…
Je connais des fonctionnaires brillants, intelligents, peuvent-ils
secouer les confrères cocos un peu, oui ?
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