|
1-
Marchant vers j et c, le merveilleux temps doux ! Je
chantonnais la toune de Léo Ferré —" C’est le
printemps "— le long de mon chemin vers mon
dépanneur. Le ciel plein de trous bleus. Du Marc-Aurèle Fortin!
Le cher homme, c’est ici, à Sainte-Adèle, hélas, qu’une
voiture le frappa sur son vélo (sur la 117, près du site du
Petit Chaudron, dit-on. Il refusa de se faire hospitaliser
" le sauvage, le bougon, le génial peintre. Encore
hélas! M.-A. F. en gardera des séquelles énormes et il allait
payer bientôt pour ce refus de soins.
J’ai montré à ma chère Aile les six ou sept premiers
essais de peinture sur…vieille pages de journal. Je tente de
conserver des photos, des titres, des pubs même. Je tricote tout
autour. Feutres de couleur, gouaches, marqueurs noirs, aquarelle,
taches avec éponges etc. Cela me fait du papier comme froissé. J’aime
bien. Aile pas trop certaine d’aimer le papier
" ridé ", mais pour mes gribouillis, ça va,
il apprécie ma folie graphique. En tous cas que tout cela aile à
la poubelle ou non, je m’amuse comme…un enfant à la
maternelle.
Katleen (Hélie) est l’adjointe efficace de
Victor-le-matamore de Trois-Pistoles. Elle m’expédie, merci
ordinateur !, une photo de ce Ludovic belge venu me mitrailler de
mille " clics " chez moi samedi, en ville. Le
choix est fait, je crois. Assis sur le divan de cuir, au salon, je
suis en train de lire le cahier " spectacles "
de La Presse, j’ai mes bésicles sur le nez, et je semble
inquisiteur et grave ! Je me laisse faire en cette matière
éditoriale. Je suis pas le " boss ".
Pour le Stanké, ce " Je vous dis merci ",
Cornellier qui m’a fait des éloges dans " Le
devoir ",a dit que " la couverture est très
vulgaire , laide, une honte " et que moi, artiste,
j’aurais dû protester… " Or, c’est moi, pour une
fois, qui avait proposé cette couverture…avec une photo d’Aile,
moi en " overall " avec une
" canne " de peinture et un gros pinceau…Vulgaire
? Non mais… Mon Stanké a bien rigolé, tordu !
2-La Chine devrait acheter ses avions en France. Ou ailleurs,
chez nous, tiens !Quelle idée d’acheter USA. Elle a été
" pognée ". Les micros cachés…et le Busch
mal pris…La CIA travaille fort ! Elle vient de gaffer gravement
! Encore !
" Life savers ", ces bonbons que nous
aimions tant déjà dans les années 1930, les enfants suceurs
vont se fabriquer à Ville Mont-Royal chez Kraft Co. Icitte ! Okay
! Voilà que malgré les millions (62 M. Can, ou 38 M. US.)offerts
pour rénover sa vieille usine de Holland (Michigan),
" Life Savers " préfère produire où l’argent
coûte moins cher. Avantages d’être pauvres ! C’est 750
emplois pour stimuler les caries des enfants du monde!
J’enrage encore : Plamondon titre son nouveau spectacle
musical : " Cindy ". Pas
" Cendrillon ". En France, à Nice. Une jeune
beauté a été primée et engagée aussitôt par Plamondon dans
sa nouvelle " patente à tableaux ", cette
chanteuse participait à une sorte de concours de beauté, et cela
se nommait : " Star Academy " ! Non mais,
ces gnochons de fascinés par les USA, ces colonisés de Français
toujours à genoux face à la langue des amerloques… Assez non ?…Que
de coups de pied au cul qui se perdent ! Nous, collés sur eux,
nous tentons de résister et eux, au lieu de collaborer à nos
efforts, à notre résistance, à la défense du français,
glissent dans la mode " mondialiste ", qui
est, au fond, une mode étatsunienne ! Traîtres !
3-
J’ai connu ce ministre Baril à CJMS, 1993-1994. Une queue de
veau. Collant. Fouineur. Il se sortait de la drogue et se
démenait pour collaborer à une maison de désintox qu’il
patronnait. Je le trouvais un peu baveux, il avait des allures de…rastaquouère…Je
me retiens tant que je peux de juger les gens sur la mine, le
masque, la binette quoi. Pas facile. Comme tout le monde, une
tête me revient…ou pas. Bon, le Baril en question a réussi à
se faufiler dans un parti politique, il est devenu
" indispensable " et je le crois suractif et
dévoué et tout. Le voilà qui embarrasse son ami Bernard Landry
avec son copain André Desroches, un démarcheur qui n’a pas
froid aux yeux. Ce " Desroches à Baril "
organisent des " fêtes " avec ministres
invités et gens de compagnies de marketing, de pub, pour
favoriser…le favoritisme. Hum ! Patate chaude !
Au fond, plein de Gagliano partout dans ces réseaux de
contacts politiques, un monde que je fuis comme la peste depuis
toujours.
On m’a fait des approches dans le temps que j’avais journal
et micro. Tant de journalistes glissent vers ce que je nommerais
" l’attachisme-de-presse " ! Plein des
personnages maniganceurs qui tentent d’arracher des faveurs, des
contrats. Un mascarade qui dure depuis toujours. C’ est
pour cela que j’ai tant ri en voyant les gens des médias jouer
les scandalisé Eux-mêmes mangent avec ces politiciens et leurs
bons copains dans les " cafés " des
parlements. Un Pierre Pasco, à CKAC, jadis, les avait vertement
dénoncés. Ils savent bien ce qui se passe. L’un de ces zélés
en fait trop,se fait prendre, et voilà nos reporters jouant les
surpris ! Non mais…
Déclaration de ce dégueulasse de Dutrou (x) belge en
prison : La Justice (en Belgique) ne veut pas s’intéresser
aux réseaux de pédophilie… " Aïe! S’i disait
vrai? Il sait de quoi il parle le chien ! En fouillant dans son
dossier ( à Dutrou (x) , les chefs politiques pourraient avoir
découvert des noms de dignitaires parmi ces pédés dégoûtants.
À suivre…ou bien à ne pas pouvoir suivre, les gens bien
installés sauront peut-être enterrer et Dutrou (x) et les
réseaux affreux où martinent des gens respectables, très
respectables !
4-
La Lysiane ce matin : quatre motifs pour ces gens
instruits, riches, bien établis, qui vont en politique malgré
une baisse de revenus. a) pour leur " égo "
vaniteux, b) par besoin de changer d’existence, lassitude quoi,
c) pour des idées, d) pour " servir ".
Par deux fois —aspirant-échevin dans Ahuntsic avec le FRAP
en octobre 1970, et aspirant-député dans Outremont avec le P.Q.
en novembre 1994— j’ai voulu " servir ".
Je me disais que, chanceux dans la vie, je devais remettre cela
aux gens. À ma modeste façon. Deux échecs dont je jase dans ce
" Écrire " que je viens de confier aux
éditions Trois-Pistoles.
Après le lunch, —un reste de pâtes réchauffées, j’aime—
promenade de santé autour du lac sous un soleil radieux. Aucune
rencontre une fois de plus. Plus personne ne marche ? Nous sommes
allés dans le sous-sol de l’église pour vérifier le travail
récent des " cadastreurs " du " gov’ern’ment ".
Aile tenait à voir, de visu, si son terrain avait été arpenté
et mesuré de la bonne manière. Eh oui ! Rien n’est changé.
Une farce ce gros ouvrage de vérification ? Allons ! On fait cela
pour ramener les constructeurs autodidactes (!) aux chalets ou
maisons construites sans permis vers les bureaux des taxes…municipales
! Je le crois fermement. Un voisin dans la queue à qui je fais
mes confidences de néo-anarchiste opine du bonnet et rigole fort.
On est du même clan ?
Je lis " Le coffre de cèdre ", de madame
Mac Donald, un fort succès de librairie. C’est amateur. Ouvrage
d’écrivain du dimanche. Dialogues faux. Intrigues mal
tricotées, pas d’économie scripturaire habile, punch soudain,
accident imprévu, changement étonnant…peu importe…on tourne
les pages. Ce long récit, une sorte de saga, se lit avec le
sentiment que l’auteure raconte la vraie histoire de sa famille
au bout du Cap Breton. Ça sonne vrai ! Aussi je poursuis ma
lecture et je comprends bien son succès. Mal fait , mal écrit ,
peu importe, les événements narrés semblent tout droit sortis
de l’album de famille de MacDonald. C’est ce qui comte
maintenant : l’autofiction. Comme J.N. ? Comme la vérité.
suivant
 |