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1-
Hier, un mercredi (sans
J.N.) avec problèmes sur ma vieille machine « Mac ».
Oh la la ! Arrivais pas à expédier des J.N., celui du 7 ou du 8
janvier ! Des appels SOS à Daniel et Marco, le fils et le gendre,
si habiles, eux, en
« ordinations ». Et Aile chez le toubib et à
Notre-Dame… « Rien de grave », dit-elle à son
retour d’hôpital où elle a croisé un Michel Chartrand, tout
sage, en ligne avec tout le monde dans un couloir. On ramasse les
victuailles et on remonte à Ste. Ad. Bouffe au St-Hubert « barbàqueue ».
La bonne soupe poulet-riz…yum !
Vu le « Bureau-au-si-beau-bureau », « Le
Point », avec
un monsieur Roy, spécialiste de l’Islam. Conversation éclairante.
Clichés « musulmans » mis aux vidanges un après
l’autre. Au matin, « in » Le Dev., lu ce Patrick
Declerc, un savant psychanalyste
ex-Canadien vivant à Paris
—longtemps— parmi, oui, au milieu
les SDF, itinérants. Encore le cassage des stéréotypes.
Parfait ! Je viens de retrouver ce bonhomme dans un article du
dernier « Nouvel Obs » acheté au dépanneur sous Le
Manoir. P.D. dit : « des fous volontaires. Oui.
Une folie. » Il publie un livre sur la question. J’y
reviendrai. Il dit
que les clochards (clochardes)
refusent toute forme de vie sociétale. Leur libre choix.
Comme on est loin des sincères (!) démagogues (maire Tremblay et
Cie) qui veulent absolument les encadrer, les ramener…à nous !
2-
Ma « voisine »
d’en face, de biais si vous voulez, Chemin
Bates, est la femme de mon
fils. Lynn travaille comme relationniste pour les
publications de Quebecor. Quand je ramène j. et c. au Phénix, je
passe souvent la saluer. Mardi matin, elle est de belle humeur. On
pique une jasette. Elle craint un déménagement. Projet de
regroupement à la Maison mère, rue Saint-Jacques, en face de la
Tour de la Bourse. Elle dit : « ce sera le métro
obligatoire alors, pas de place pour stationner dans ce bas de la
ville ! »
Son boss », Simard, n’était pas à son bureau,
voisin de celui de Lynn. Ce Simard fut mon éditeur, le monde est
donc petit, pour un conte-jeunesse :« Partir à
l’aventure, loin… » et de deux autres livres :
« Un été trop court », journal d’une saison (l’été
de 1994) et un essai sur le mode « fantasy »,
l’horreur : « La nuit, tous les singes sont gris. »
J’avais cru, candidement, vu leur puissante machine
concentrationnaire, à des moyens publicitaires énormes ! Mais
non…rien ou pas grand chose en promotion dans leurs revues,
journaux etc. Chaque « cabane » de Péladeau tient à
garder sa liberté, n’est-ce pas, cela devient l’envers du
« productif », les dirigeants se méfient même de
leurs produits annexes ! Et puis, on le sait : la familiarité
engendre du mépris ! Résultat pour mes trois publications ?
« Mévente ». On a mis en charpie mes livres. Je
m’envolai alors chez un autre voisin, rue Ducharme, Jacques
Lanctôt.
3-
Attendant Aile à ses
tests médicaux, j’ai
visionné cette Biographie du Canal D : « Claude
jasmin, touche à tout », un jack-of-all- trade » ?
Je revois mon fils affirmant que… « Mon père ne
m’épanche pas facilement, il se garde bien de se confier en
profondeur… » Je reste songeur !
L’image que l’on projette sur autrui, sur ses enfants même,
est en dehors de votre contrôle.
Il est vrai que j’ai une sorte de curieuse
pudeur…surtout envers mes descendants. La crainte de les charger
du poids de mes…anxiétés ? Peut-être. Je me suis souvenu
d’un vague camarade d’Aile à la SRC, qui, subitement, nous
confiait ses problèmes intimes :
divorce, délicat partage…etc. Je l’avais vite
interrompu à la grande stupeur d’Aile. Explication exigée après
son départ : « Bien…Je craignais qu’il regrette,
après ses confidences, de s’être livré trop crûment. »
Eh oui ! Folie ? Je ne sais trop.
4-
Ce mardi soir, le restau
encore. Ma chère « Moulerie », (sauce roquefort ou
sauce indienne, miam !) rue Bernard. Rencontre d’une comédienne,
madame Martineau, qui
« tient salon » à Outremont ! Littérature, musique,
chant, poésie etc. Elle me remercie de l’avoir installée dans
le livre « Outremont » , l’an dernier. Me menace
d’une invitation à son « salon ». Brrr… Je n’ai
rien d’un salonnard, moi !
Jeune, l’insulte courante pour tous ces redresseurs de
jeunes personnalités en friche, nous : « Maudit achalant,
pas de morale hein ! » ou « Fais pas ton moraliste,
okay ? » Nous confondions deux mots : moraliste et
moralisateur. Il arrive qu’on me fasse le fameux reproche. Eh
bien oui, je suis moraliste et très fier de l’être. Ça fait
enrager tous ce monde libertaire, désaxé, mou, flou, pour qui ,
il n’y a de bon que « liberté à gogo ! » Deux
grand auteurs, d’une nature pédéraste pourtant, étaient des
moralistes solides, André Gide et Henri de Montherlant. Ils
avaient leur échelle de valeurs, des critères, des balises.
S’il faut haïr les moralisateurs qui se répandent en
interdictions futiles, qui ont davantage de peurs idiotes que des
valeurs essentielles, il faut soutenir les moralistes.
Je parle de cela car j’ai envoyé encore des messages à
mes jeunes mousquetaires, les cinq petits-fils. Je ne cesse de
leur recommander « l’estime de soi ». Quand on a de
l’estime pour soi on se conduit bien. Les dérives de tant de
jeunes viennent, à mon avis, de ce bafouement de soi-même. Je
dis à ces adolescents :
« Vous êtes
uniques. Vraiment des
êtres uniques. Comme tout le monde certes mais trop de monde
l’oublie etc c’est alors le glissement vers des modes néfastes,
ils deviennent des suiveurs en chutes funestes, drogue etc. Jeune
je m’aimais, je m’aime, et je
me suis conduit comme quelqu’un qui s’aime, qui croit
en lui. J’ai toujours fui à toute vitesse, d’instinct,
les « essais » niais juste pour être à la
mode, porno, échangisme, communes naïves,
alcools à satiété, expériences
« juste pour voir ».
Vous devriez, lecteurs, voir la tête des jeunes quand,
aux écoles, je dis : « Soyez différents,
ne vous habillez pas tous de la même façon, fondez votre jeune
personnalité hors des rangs, ayez le courage de ne pas être
moutonnier, combattez ce « grégaire » si rassurant,
évitez de vous fondre dans la masse ordinaire des écoliers. Oh
oui, leurs têtes alors !
5-
Aile me chicane souvent.
Parfois avec raison. Je suis d’un naturel salissant, sauvage,
d’une « bohème » malcommode. Elle se fâche fort à
l’occasion, en devient moins … Aile —ou ange— que démone.
Une diablesse ! Et c’est les altercations comme dans tous les
couples où l’on ne peut rouler sempiternellement en douceur. La
diablesse, la satane en colère contre son « petit maudit
cochon », en a comme des cornes sous sa jolie frange de
cheveux, invisibles aux étrangers, un pied de bouc, de biche ?,
hon ! un « crow bar »? La tempête passe, je fais des
promesses : « ça ne se reproduira plus, je
respecterai nappes, tapis, meubles… »
La tempête me fait me réfugier dans la lecture de cet
« Été top court », cet été de 1994. J’écris
pour moi ? Mas foi, oui,
j’aime bien, après presque une décennie, revoir, revivre nos
éphémérides. Calmée, Aile écoute, toute souriante, mon
rapport des faits et gestes —et pensées—
de notre couple voyageant au Saguenay cet été-là, puis
nous dorant la peau en lisant au soleil d’août au bord de l’Atlantique
du Maine, à Ogunquit. Je recommande à tout le monde de rédiger
ainsi des calepins de mémoires. C’est fort divertissant à déchiffrer
plus tard, il faut me croire, essayez. Quand je voudrai, je
relirai, amusé, étonné parfois,
le temps qui filait, de septembre 1987 à février 1988 (« Pour
tout vous dire », chez Guérin) ou bien les jours qui
passaient de mars 1988 à décembre de cette année-là (« Pour
ne rien vous cacher », chez Leméac).
Dés 1984, un an après la mort tragique de la première
épouse, bizarre, je publiais, chez Leméac, cinq romans policier.
Cinq fois, l’assassin du polar était une femme ! Oui, curieux !
Un psy qui me lit dira-t-il : « Hum, c’est
clair, tentative inconsciente de déculpabilisation
? » Eh !
6-
Ce matin, jeudi, ciel
uniformément gris. Temps doux hier, mercredi à Montréal et
encore aujourd’hui. Hier soir tombait une neige toute molle,
fondante. Aile ravie de cet hiver qui ne vient pas vraiment. Cette
vieille maison centenaire nous fait des factures en chauffage
mirobolantes, époustouflantes…alors…
Actualités du matin :
ce terminus où tournoyaient les tramways de ma jeunesse,
rue de Fleurimont (disparue, rayée de la carte !) vaut dans les
20 millions de dollars ! Québec, l’acheteur, veut un méga hôpital.
À quoi s’opposent certains dont un fameux gynécologue (celui
d’Aile). Ce lieu était aussi proche de notre grande frayeur :L’École
de réforme (devenu école de théâtre) . Menace de nos parents
quand on cassait des carreaux : « on va vois faire
renfermer à l’école de réforme ! ». Lieu aussi, plus
tard, lieu de regroupement des manufactures de lingerie où mes sœurs
ont sué, bossé, où des juifs hassidim —discrets, cachés—faisaient
de l’argent; les ordres aux midinettes venant de petits-boss, de
sous-patrons, les contremaîtresses honnies par mes sœurs. Pas
loin encore, l’hôpital des enfants, Sainte-Justine (déménagée
Côte Sainte-Catherine) où
l’on m’opérait pour une appendicite à 13 ans, premier séjour
hors foyer, éprouvant. Ce CHUM donc où
virevolteront, au lieu des trams, des civières par
centaines !
Le réalisateur Laforce, sur la piste du « Petit
train du nord », nous
en contait une bonne : un jour il fait la connaissance de
l’acteur Gilles Renaud. Pas vraiment un inconnu ! Sa tante,
« vieille fille » midinette, (c’est le lien de ce
coq à l’âne !) assise à sa machine à coudre pendant vingt
ans face à une autre « catherine-ouvrière »
racontait en détails la vie de son cher neveu, le petit Laforce.
Et vice-versa. Cette autre tante était celle de l’acteur Renaud
! À Rosemont, à la maison : tout se savait de l’un ou de
l’autre sans, évidemment, qu’ils se connaissent !
Étonnant, quand, vieillis, le réalisateur et le comédien
travaillèrent ensemble, ils savaient tout l’un de l’autre par
ces commérages des deux « ma-tante », trente ans
durant !
Cui, cui, cui, cette histoire, cocasse non ?, est finie !
7-
Plein de civières de
nouveau dans les couloirs des « Urgences ». La
ministre Harel passerait à la Santé, le Trudel, jugé « chancelant »,
dehors. Aïe ! Ce jeu (bien peu musical) de la chaise honteuse !
Quoi encore ? Le ministre Gagliano soupçonné de nouveau de
favoritisme, d’ingérence grave. La farce. Le bon peuple n’est
pas dupe et sait fort bien qu’en ces milieux politiques le
favoritisme est florissant et cela depuis la nuit des temps, dans
tous les échelons de tous les partis « politichiens »
quand ils arrivent au pouvoir… ou qu’ils s’y maintiennent.
Qui croit-on étonner ? Allons, c’est connu comme
« Barrabas dans la passion ». Un cas éclate au grand
jour et voilà les graves « informateurs »
patentés, hypocrites, qui crachent manchettes et commentaires,
jouent les scandalisés. Combien de journalistes à bons contacts
se font vite nommer relationnistes, chefs de cabinet, directeurs
de bureau dès l’élection terminée ! Hen ? Oui, une farce.
« Tu penses qu’on s’en aperçoit pas », chantait
Vigneault ?
Mon Dieu, je me sens depuis ces J.N. comme en 1989 quand
j’arrivais pour cinq ans, à la radio de CJMS, avec mon « débater »
Arcand, pour gueuler sur les actualités. Je ramassais, découpais,
empilait les nouvelles chaque jour. J’aimais ça ! J’aime
encore ça et ça se voit hein ?
8-
Je lis des déclarations
d’un ex-ministre de l’Éducation qui se fit mettre à la porte
pour Jospin quand des foules descendirent dans la rue, contre sa réforme
globale. Ce Allègre, à Paris, éclate : deux forces énormes
bloquaient mon travail de rénovation :les bureaucrates du
ministère en question et les bureaucrates des syndicats installés.
Il aurait préféré sonder la population par référendum. Je dis
à Aile pour illustrer la vérité
d’Allègre : « Tu t’es présentée et
tu as été élue, tu es ministre de la culture, mettons.
Te voilà dans ton neuf bureau. Aussitôt, sous-ministres,
directeurs de ceci et de cela, t'entourent. Eux, ils savent tout.
Eux, ils sont informés des dossiers. Pas toi. Eux vont te
dire quoi faire, quoi dire, comment manœuvrer, pas vrai ? Et toi,
tu deviens quoi ? Tes projets, tes promesses, tes idées neuves ,
ton envie de changer les choses…Les « permanents »,
bien installés, inamovibles,
vont t’expliquer le réel, comment on peut contourner
leurs semblables, la hiérarchie syndicale bien bureaucratisée,
elle aussi, qui déteste le moindre changement. Et tu te tairais ?
Oui ou non ? À moins d’être forte, indépendante d’esprit en
diable, fonceuse…
Aile réfléchit longuement.
9-
Enfant, il y avait deux
abbés pédophiles dans Sainte-Cécile, l’un, aux petits garçons,
l’abbé B., —le jeune frère d’un ami l’apprit à ses dépens—
l’autre aux petites filles, l’abbé F.
—une de mes sœurs dut le combattre.
Des parents portaient plainte sur plainte chez le curé.
C’est long mais ils finirent par partir. On parlait d’une
« prison des prêtres » ! Je n’en revenais pas !
Dans le Nord ! Légende urbaine ? Rome vient de recommander, urbi
et orbi, que l’on ramène les cas de pédophilie au Vatican.
Quoi ? On a plus confiance aux évêques depuis le silence écœurant
d’un évêque de France, qui a reçu une peine de prison pour
son « cover-up » scandaleux. Voila qu’ici, nos évêques
refusent cette loi… écrite en latin. Un code ? Apostat, hérésie
! Non, Rome s’incline : « Vrai que la justice chez
vous est bien menée. » Envie de rire…en latin de servant
de messe !
Appel de Trois-Pistoles tantôt : V.-L. B. Ne pas
oublier mon dessin, la age manuscrite et trouver le titre définitif
et envoyer copie avec
espaces larges pour les corrections, etc. Le titre ? Ce sera :
« ÉCRIRE POUR L’ARGENT ET LA GLOIRE. » Ça fait pas
trop littéraire, hein ? Une provocation encore tit-Claude ? Non,
jeune, naïf, je croyais vraiment devenir et riche et plein de
gloire. J’y songe, n’étais-je pas « cocu » de
Beaulieu ? Quand, la nuit souvent, il téléphonait ses longs
tiraillements scripturaires pour « L’héritage » ou
pour « Montréal P.Q. ». Des heures enlevées à ma
compagne quand je l’attendais au lit ! Oui, il me « cocufiait »
ma foi du bon yeu ! Aile rit quand je le lui ai dit cela tantôt.
Un soir d’été, on aperçoit le V.-L. B. , éthylique en
ce temps-là, écrasé dans l’escalier de son chef et copain,
Jean Salvy, rue Hutchison près de chez nous. On fit un détour,
craignant une longue diatribe larmoyante. C’était son temps déraisonnable
comme il est agréable désormais cde jaser avec l’auteur guéri.
10-
Brume dans le port de
Yarmouth, un midi d’été, au bout de la
en Nouvelle –Écosse. Aile et moi attendions le bateau
pour nous rendre aux USA, à Bar Harbor. Ce matin, l’on parle de
pêcheurs de ce port qui vendent aux amerloques complices, sans
l’avouer au fisc maudit, des tonnes de homard. Hon ! Souvenir :
traversée en bac donc et la pluie qui tombe. À Bas Harbor,
aucun motel libre. Nous
filons vers Bangor où je souhaite piquer une jase avec Stephen
King —il y habite— que nous lisons souvent Aile et moi. Or, à
Bangor deux autoroutes sont comme en parallèles et nous y
tournons sans arriver à en sortir, malgré les échangeurs, les
bretelles…Ah oui, l’horreur ! Oui, du Stephen King vécu dans
cette la nuit orageuse. Cette épopée inusitée m’a toujours étonné
! On a fini, tard, trouvant une issue par hasard,
par nous réfugier dans un motel, le lendemain, soleil et
nous filions vers Mount-Desert voir le site de la grande
Yourcenar. L’effrayant King ? Non, on en voulait plus, échaudé
par la mésaventure de me plus pouvoir nous dégager des
autoroutes emmêlées.
11-
Lire ou regarder ? Choix
fait. Offre de seize (oui 16) épisodes de télé sur l’histoire
complète des Britanniques. Non !Trop c’est trop. Esclavage ! La
lecture, c’est mieux. Nous avons plus appris sur les pays d’Afrique
« en chamailles » en lisant le formidable « Ébène »
de Capuscinsky que de regarder seize émissions sur ce sujet.
J’en suis sûr. Cependant il y a lecture et lecture : je
tentais depuis deux jours de lire avec profit une sorte de manuel
un brin scolaire sur la science. Merde ! Je me suis senti de
nouveau ce collégien quand je ne pigeais rien en mathématiques.
Pourtant pas un livre pour initiés ! Ce blocage me déçoit
gravement. Aile au souper : : « T’en fais
une tête ! Qu’est-ce t’as? Tu sembles abattu ! » Je lui
raconte et ajoute : « Comment ont fait tes deux
frères ? L’un si doué en chimie, l’autre docteur en physique
nucléaire ? » La démoniaque Aile : « Ah,
que veux-tu, c’est des Boucher ! Pas bouchés. En rien ! »
Pourquoi n’ais-je pas un esprit capable de saisir les choses
scientifiques ? Suis-je borné, suis-je intelligent ? J’en
doutais hier soir. Heureusement, je cause et Aile ne cesse d’émettre
des « Eh maudit que t’es brillant ! »
Consolation.
12-
Nath Pétro, ce matin,
chronique sur la
laideur. Johanne de Bellefeuille cherche désespérément des gens
laids pur un « spécial » de télé. Comme dit une
chanson : « Gaston… y a le téléphon et y a personne qui répond… » J’avais
songé, jadis, à un concours anti-Lise Payette : « Le
plus laid homme du Québec. »
Certes, on aurait récompensé le plus laid et, à la fois,
le plus charmant. Cela existe si souvent. Je me retiens (hélas
?) de rédiger sur les avantages d’avoir un bon, un beau
physique. Avantagé comme je le fus, jeune, je saurais de quoi je
parle. Des facilités indéniables pour ceux qui sont plaisants à
regarder. J’avais constaté, jeune, les injustices faites à
ceux qui sont vraiment pas jolis à voir. Deux mondes terribles,
au fond des choses. Un sujet moins léger qu’on croit, plus métaphysique qu’on
croit, vous savez. Je songe à l’acteur Lepage, pas avantagé du
tout physiquement et qui a su séduire la plus joie actrice de années
’80, Louise Laparée. Ah, il y a le charme, vous voyez bien. Si
un laideron et courageux lecteur veut se manifester, à Johanne la
désespérée, qu’il compose le (450) 670-3384.
Je lis les « lettres ouvertes’ il y a de fameuses.
C’est rare. Ce matin, Claude Poulin, prof de cégep retraité
qui maudit Norman Lester et son célèbre « Livre noir… »
écrit : « ce sont des Québécois incapables
d’accepter le fait que la présence anglaise fut un facteur
essentiel (sic) de leur survie (sic)
en Amérique,anglophobie… »
Tabarnak, ces cornichons enseignaient à nos enfants ! Je
sacre parfois quand je suis révolté. Quel ignare et quel toupet
d’ignorer, lui, un prof d’histoire, que l’Anglais conquérant
nous laissait des privilèges (religion et langue) dans la
mesure où il craignait notre ralliement aux indépendantistes du
sud. Les Américains rôdaient à nos frontières souvent. C’était
leur grande frousse et nos maîtres imposés regrettèrent
tant leur générosité « calculée » que, par
la suite, ils ne cessèrent plus de tenter de nous diluer, de nous
noyer, de nous faire disparaître : forcing avec l’Ontario,
1841, dilution avec les provinces, 1867, etc. etc.
Eh oui, ces caves myopes, enseignaient ! Heureusement ces
Poulin, fédérats bornés, maintenant retraités, ne peuvent plus
tromper les jeunesses. Nuisance au rancart !
12-
Des clés pour le bonheur ? Il y en a. Ah le bonheur, hein ! Boris Cyrulnik,
que j’ai peu lu, est un psy « éthologue », publie
et livre une longue
entrevue captivante sur le sujet dans le dernier « Nouvel
Observateur », no. 1939, première semaine de janvier. Je
vous en re-jaserai un peu plus tard dans J.N. En attendant comme
c’est intéressant d’en apprendre sur des plus jeunes que soi,
Montréalais.
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