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1- Un paysage de blancheur ce
matin. Après midi, ça
passe au gris là-haut! Mon drapeau sur la rive , m’ indique un
vent d’ouest. Faible. Ce soir , avec
les J., bouffe à la vieille gare de Mont Roland. Que de gares rénovées
au long de la voie à vélos à skis de fond de Saint-Jérôme à
Mont Laurier! Fondu bourguignonne en vue, yum.
Correction importante pour mes
affionados, ceux qui
iront voir mes deux téléthéâtres (1964 et 1965) ‹et me
rencontrer‹ à la cinémathèque, boulevard
de Maisonneuve.
a) c’est en février, et
" non en janvier ", le
premier :
" Blues pour un homme
averti ", avec
un Jacques Godin, inoubliable
à mes yeux, en vieil
enfant, " bomme " perdu quêtant un père rêvé... C’est
le 8 " février " donc à 8 h.p.m., ou 20 h quoi. Salle Fernand Séguin. ET
b) le 12 février, 4
jours plus tard, à 7h.p.m. cette fois, 19h
quoi, , ce " Tuez le veau gras " avec un " jeune "
Benoît Girard étonnant, un"
instruit ", revenu
de la Sorbonne, dans
sa petite ville il osera trahir ‹il avait pu les faire se révolter‹
les ouvriers en grève une Janine Sutto en môman couveuse
merveilleuse.
Hier, je
terminais donc ce ÉCRIRE. Je vais poster cela à Victor-Lévy B.
tantôt. Ouf! Content de cet " adieu à la littérature
". Ne reste que mon journal, ici.
Aurais-je la force de cesser le roman ? On verra bien. Je veux
revenir à mes pinceaux, à
mon encre de Chine.
2-
Vu hier soir à ARTV, "
Le sea horse " de Carrier avec Godin et la " grand jaune
" la Filiatreault. Couple vieillissant perdu, paumé,
insécurisé et
cherchant une sortie à leur existence misérable. Une tenancière
de " pub " et un marin mécanicien se confrontant. Duel
captivant et un récit bien triste. Une fin faussement heureuse.
Deux vies impossibles. Freud veillait sur cette femme
Battue, à
l’enfance trahie, piétinée,
qui refuse de croire que son vieux voyou, candide,
la ramènera au bonheur. Plus de confiance, répétera-t-elle
quand le générique défilera.
Ensuite, départ
pour une des salles de cinéma en bas de la rue Morin. Quand on y
va, on a
l’impression du cinéma à Wells Beach ou à Ogunquit, l’été. Eh oui! Sais pas trop pourquoi! À 21h 30, "
L’étranger de Las Vegas ", ou
" Ocean Eleven ", car
ils sont onze voleurs de métier!
Le film
divertissement classique, sauce
bien américaine, attaque
du coffre-fort de 3 casinos à Las Vegas. Matt Damon, Brad
Pitt, la siliconé
des babines, Julia
Roberts. Le héros aux allures de James Bond, qui
cherche à ravoir son ex, la
grosse babine enflée! Qui pose et fait peu!
Déception : plein de gadgets, " full " électroniques, dira un jeune Peu crédibles outils ultra sophistiqués, de
ce cambriolage gigantesque et réussi. On vous en jette plein les
yeux, ça revole et
on espère que le public n’aura pas le temps d’interroger tant
de machinations brillantes. Film fraudeur au fond! On ne nos
reprendra pas, c’est
juré Regrets vifs de n’être pas allé voir " Kandahar
", visions d’Afghanistan,
hélas, tournées au Pakistan pour des raisons bien connues, c’était
une salle voisine.
3-
Faut que je questionne mes
enfants : avons vu du " Sol et Gobelet " antique sur
ARTV. Plutôt niais, mal
fait, cucul pas mal
On tente de mythifier (!) ces bouffons d’antan. Vaine nostalgie
à mon avis. Un Sol-Favreau toujours crachotant, feu-Luc
Durand bien mécanique, une
histoire abracadabrante. Bref, je
veux savoir si c’est la vérité que ces bouffonneries
infantiles télévisées sont des devenus d’impérissables
souvenirs pour ceux qui ont 40 ans aujourd’hui. Si oui, pourquoi
donc ?
4-
Ce soir, à
l’Actor’s studio, ARTCV,
21 h., l’invité
Tom Hanks. Nous regarderons encore. Susan Sarandon y fut, la semaine dernière, plutôt fascinante, non
? Et l’on s’habitue peu à peu à ce questionneur rempli de
suffisance, il pose
de bonnes questions, est
bien documenté et fait voir des extraits des films de son invité
pertinents.
5-
La boxe. Le film " Ali
" se mérite pleins d’étoiles. Nul doute que cette
biographie de Cassius Clay (son nom d’avant sa conversion à
l’Islam) doit être bien menée Mais la boxe! Une bêtise grave.
On sait bien, en 2001, l’importance
de cette merveille humaine : la tête, le
cerveau. Faut être sauvage, abruti,
inconscient, arriéré mental profond, (de jeunes gueux exploités par des brutes ?) pour se cogner
à coups de poing sur la tête. À la rigueur, je tolérerais un combat où l’on se casserait les bras, les
jambes, le cou, les reins
(alouette! ) tout quoi mais se frapper le cerveau ? Folie
furieuse, imbécillité
navrante! La boxe devrait être interdite L’ONU devrait déclarer
" hors la loi " ces combats! On en voit aux Jeux
Olympiques et c’est dire la connerie universelle qui continue!
Avec ces badauds-voyeurs (que
nous sommes, tous)
qui rêvent de voir la mort, pulsion
morbide.
6-
Ce soir nous télévisionnerons
: a) Raymond Devos en récital de drôleries surréalistes à
L’Olympia de Paris en 1999 ‹il nous décevait, il
y a quelques années, au
Saint-Denis‹ mais Devos est si étonnant si souvent Canal D, 19h.
Touchons du bois et espérons qu’il sera redevenu l’étonnant
humoriste de ses commencements ce grand ami de notre Félix.
b)
Coup d’oeil au film-docu de
Labrecque sur " Anticosti ", à partir de celui de M. Menier, (Meunier ?)un chocolatier de France, millionnaire qui voulut installer un village autonome au
milieu du fleuve jadis. Nous regrettons encore, Aile et moi, de
n’y être pas allés quand l’on parcourait toute la Côte
Nord, il y a deux étés. Paresse de touriste.
c) aussi, donc
Tom Hanks chez ARTV. Nous aurions aimé revoir ce petit film
simple, bien fait, ce
" Marius et Jeannette " à Marseille, un
film attachant, modeste,
avec plein de coeur, c’est
à T.-Q à 21h, ça
aussi, mais on ne
peut pas tout voir!
Bon, si
on allait marcher un peu sous ce ciel gris ? Oui.
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