Samedi
soir donc, bonnes pizzas " au four " visible chez "
Grand-pa " à Val David. Les J., nos voisins et
commensaux, en verve. J.-P. a le coeur fragile mais il fait encore
du ski alpin à 74 ans. Je lui passe " Le couac " chaque
mois et ce " canard déchaîné ", made in Québec,
semble Le captiver. Il le passe à son fils, P. Un " vert
" méchant ! Longue jasette sur les allumeuses. De Marilyn
Monroe à Lara Fabian. Jadis, la fille trop accorte passait vite
pour une guidoune, une folle facile. J.-P. et moi, Aile et P.
toutes amusées, nous faisons le tri entre l’agace et la
pulpeuse de bon aloi. " Avoir de la classe " reste mon
modèle féminin. Non sans offrir du sex appeal ! Conversation légère
rigolote. Nos souvenirs de jeunesse : les " clubs de nuit
", ce Ballroom, rue Bleury et Ontario, l’orchestre du parc
Belmont, les dancings des plages, adolescent.
Deux p’tits vieux à souvenirs attendris Dans un coin, un chansonnier au micro, sa guitare, avec la
belle toune de feu John Lennon : " merry
Christmas and an
happy new year "
J.-P. et moi avions lu Dion, si souvent
amusant dans Le Devoir. Son papier, samedi matin, sur la
" non-mémoire " des histoires comiques, si vrai. J.-P.
et moi, tentons de nous souvenir rien d’abord.
Plus tard, je raconte : "
Une fois c’est un type aux toilettes publiques. Un
bonhomme entre dans la cabine voisine et dit : SALUT ! L’autre,
par bonté, répond : SALUT ! Le voisin : " Comment ça va ?
" L’autre : " PAS PIRE, PAS PIRE ". Le voisin :
" QU’EST-CE TU FAIS DE BON ? " L’autre : "
B’en, comme tu sais, j’suis aux toilettes comme toi ". LE
VOISIN : " Bon, écoute, il y a un cave qui répond à tout
ce que je te dis, je te rappellerai. " FIN.
Rions, c’est l’heure !
Une autre : À la porte d’un club privé, un type lit : "
CLUB PRIVÉ. POUR INTELLECTUELS SEULEMENT ". Il sonne. Le gérant
ouvre l’huis : " Vous avez lu l’affiche, oui ? Êtes-vous
un intellectuel ? "
Le type : " Faudrait définir le terme d’abord. "
Le directeur : " Entrez, entrez ! "
Suffit !
Reçu le mensuel de la Bibliothèque
Nationale, section archives. Une page montre une photo de mon père.
Petit choc ! Mort il y a 13 ans déjà
! Je m’ennuie de lui. J’ai vendu tous ses papiers de " céramiste
du dimanche ", fort bien coté jusqu’aux USA. Ce père
ultramontain fut mon enragement, ado révolté contre la religion
d’ici, et puis, son caboulot abandonné, sa gargote fermée,
papa se transformait en artiste-naïf, primitif. Ma joie
alors de découvrir que ce petit restaurateur, mon père, avait
retenu son âme d’artiste pour mieux éclater devenu vieux !
Le vieil " abbé Pierre "
est nommé " l’homme le plus admiré ". En France. Je
me souviens quand il était venu ici, à l’Oratoire, il avait
causé un vrai scandale en osant déclarer dans ce vaste lieu
ambitieux : " Le Christ n’a pas froid dans ses belles églises
mais dans chacun des pauvres ! " Il y avait eu une gêne
" hénaurme ", un silence éloquent.
Eh b’en :chocolat (pur à,
au moins, 70 %) et la cocaïne :même effets sur le cerveau quasiment ! Daniel Pinard, récemment, laissa entendre la
chose. Une drogue ? Le suis-je, moi qui croque si souvent des
morceaux de ce chocolat fort en cacao que l’on disait très sain
pour la santé ?
Dimanche soir, visionnement d’un
enregistrement d’ " À la maison blanche ". Nous
estimons beaucoup, Aile et moi, cette série américaine, euh non,
états-unienne, bien filmée. Du mouvement sans cesse, justifié,
des types, tous intéressants, bien joués, qui fricotent autour
du " bureau ovale ".
Évidemment, des histoires qui se déroulent
à la " centrale " du plus fort pouvoir politique et économique
sur la planète, ça aide à captiver l’intérêt. Tous les
adjoints de M. le Président sont d’ineffables queues-de-veau dévoués
à la maintenance du pouvoir présidentiel. On ne voudrait pas
manquer un seul épisode. Nous voilà " accrocs "
maintenant. Pourtant l’auteur Aaron Suskind ne simplifie pas les
choses. Il installe beaucoup trop d’intrigues, " plot
", " sous-plot ", sous-sous-plot " ‹pour
parler américain, euh.,..état-unien. C’est une erreur, on a du
mal souvent à bien comprendre les tenants et les aboutissants des
épisodes.
Bon, devrais-je lui envoyer un
courriel à ce Suskind ? Et puis m’écoutera-t-il ? Suivra-t-il
mes conseils ? Hum . L’équipe, réalisateur, techniciens et
acteurs, est supérieure aux textes, ils méritent mieux. J’ai
dit !
Hier matin, dimanche, neige
tombée nuitamment, premiers exercices de déblayage. Bon pour la
santé ! Ce matin, lundi, exercice de dégivrage, glace aux fenêtres
de l’auto. C’est l’hiver pour de vrai ? Pourtant, les jours
rallongent depuis le 21. Hourra !
Sur ma neuve radiocassettes :
Mozart,
Verdi, fanfares, marches militaires, Puccini, Ravel, Brel, Gagnon,
Ferré, sans culture musicale vraie, je pique partout.
Un roman du jeune Sénécal, " Aliss
", ‹paraphrase ambiguë et salissante de l’ " Alice
au pays des merveilles "‹ me tombe des mains. C’est
grossier, facile, avec les clichés éculés sur une certaine
jeunesse déboussolée Mélange des niveaux de langage, argot parisien et joual
invraisemblable, pages remplies de dialogue de série-télé-cheap.
Vraiment, est-ce la littérature de demain. Sans doute que non. Le
besogneux jeune romancier de ce " Aliss "‹sang, sperme
et fantasy à quatre sous‹ obtenait de bonnes critiques pour ses
deux précédents romans dont " 5150 rue Des Ormes ".
Sont-ils mieux fabriqués ? On l’a même comparé à Stephen
King ! Pas sûr de poursuivre ma lecture. Sa " Aliss ",
dix-huit ans, décrocheuse de banlieue (Brossard), obsédée
sexuel précoce, sent le mâle infantile L’auteur peut-être,
puisque l’on dit " qu’aucun écrit n’est innocent
". Une histoire univoque, racoleur, influencé par quoi ?, de
la plate porno industrielle.
Un médecin dans La Presse, se porte
à la défense de son collègue (Amir Khadir) démoli par Lysiane
Gagnon, j’en ai parlé.
Il rappelle les liens Bush avec Ben Laden. Le Al-Qaeda, Ben
Laden créatures états-uniennes au temps des méchants
envahisseurs Russes. Vérité encombrante, chère Lysiane ?
Dimanche dans " La presse ", un
petit gars de Bolton se vidait le coeur. Il racontait son horreur
désormais de la guignolée, son panier de vivres offert à
un camarade de sa classe et puis , à l’école, la honte
effrayante du donneur et du receveur, la perte d’un compagnon. Vérité
encombrante là-aussi. Terrible réalité. En effet, il faudrait
la plus grande des discrétions lors de la remise des "
paniers aux pauvre ".
Paroisse de L’Épiphanie, un curé
rare : Raymond Gravel. Sur quatre colonnes (toujours La Presse) il
renie Dieu ! Oui. Celui des Bush et Ben Laden. Il publie que
Dieu ne savait plus où se cacher durant les Croisades (en sa
faveur), durant les bûchers de l’Inquisition, dans l’Allemagne
nazi des fours. Gravel ajoute qu’on a bombardé Dieu dans les
avions sur les Tours. Il va jusqu’à ajouter que Dieu a en
horreur les ayatollahs et les papes ! Ce Gravel se fera-t-il exilé
en Suisse comme, jadis, le Frère Untel ? Le curé achève sa
diatribe étonnante en nous demandant de libérer Dieu, le dépossédé,
à Noël. Eh b’en, on est loin des sermons d’antan, si
ennuyeux !
Demain, bouffe de Noël dans la
tribu d’Aile, à Saint-François de Laval. La Fernande aux
chaudrons, ça devrait être désirable. Le Jacques, frère d’Aile,
me racontera de nouveaux savoureux épisodes sur ses "
enfants " de l’école secondaire où il enseigne.
Pierre, autre frère d’Aile, docteur en physique nucléaire,
directeur des études au cégep Saint-Laurent, et ex-général en
chef de nos armées de réserve, nous taquinera sur les déplorables
effets du laxisme contemporain sur tout
le monde.
Prises de bec au menu ! Entre tourtière
et dinde farcie, entre canneberges et cornichons, nous allons
trinquer à la bonne santé du petit Galiléen, né à Nazareth et
qui a changé le monde.
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