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Claude Jasmin, écrivain |
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Critique de Martel dans la Presse Une brique légère de Claude jasmin
Voulant la portraiturer un brin, Jasmin donnait, dans ses ouvrages, à sa compagne Raymonde, le prénom de Rolande souvent. Parfois celui de Rachel. Anecdote vraie : à la suite d’un faux diagnostic —de cancer appréhendé— (en mi-décembre dernier), l’auteur, pas moins angoissé que « la femme de sa vie » se jetait (diversion, fuite salutaire du réel, déni ?) dans la rédaction, (en moins de 20 jours) d’un neuf roman, ce « Rachel… » frais imprimé. C’est un retour au roman-roman après cinq ans de journal et de récits. Pour la première fois son héros est une femme, Rachel menacée, mourante. C’est une sorte de quête du surnaturel, de l’après-mort, de la survie de l’âme, mais c’est aussi une sorte polar : « qui veut sa mort ? », se questionnera-t-on dès les premières pages. Un suspense. « Rachel au pays de l’orignal qui pleure », (Trois-Pistoles éditeur) offre aussi, comme en parallèle, la visite articulée du village laurentien dans lequel une Rachel comateuse… victime d’un accident « trafiqué » dans sa Jetta bleue… rôde sans cesse, de jour comme de nuit… et aussi le lieu où vit l’auteur, Sainte-Adèle. Pourtant jamais nommé mais qui sera facilement reconnu par les familiers du lieu. L’auteur (aussi artiste plastique) fera un bref portrait dessiné de chaque acheteur à son kiosque du Salon. Bienvenue aux intimes du site !
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