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Objet : MICHAUD:LA CAUSE AVANT
TOUT!
M. l'éditeur,
J'ai voulu conseiller Yves Michaud
en début de querelle. M. Rény de Mercier, me fit part, au téléphone,
qu'Yves était, dans son salon, en grande discussion avec Jacques
Parizeau, qu'il me rappellerait. Il n'en fit rien, hélas. Ce que je
voulais lui dire? Ceci:"Prudence! Silence! Surtout ne pas envenimer
la querelle débutante, ce qui ferait bien l'affaire de tous les John
Charest et autres ennemis de notre cause sacrée, l'indépendance.
Plusieurs commentateurs ont cité
mon nom en exemple dans ce genre de conflit au P.Q.
Justement. Candidat à l'investiture péquiste dans Outremont, en 1994,
découvrant que la centrale du P.Q., alors rue Saint-Hubet, se
questionnait sur l'utilité (le danger?) du candidat-Jasmin, j'avais
donné ma démission. M. Parizeau joua le grand inquisiteur et
plastronna aux "téléjournaux" qu'il m'avait "jeté",
que mes idées ne convenaient pas avec l'idéologie du parti.
Des militants en colère firent
parasdce aux assemblée publiques d'Outremont, clamant que j'étais
"leur meilleur". Des dizaines de demandes d' interviews firent
"rougir" mon répondeur téléphonique mais je refusai toute
rencontre avec les médias. Je gardai un silence total et je m'enfuis...
dans mes terres. Je savais trop bien que l'on voulait jeter de l'huile
sur le feu. La cause sacrée passait devant ma frustration et les
accusations folichonnes. Yves Michaud devrait se taire, s'éloigner au
plus vite des troublions intéressés à semer la pagaille chez les indépendantistes.
Le "vox populi" (on l'a
bien vu dans les tribunes publiques à la radio comme dans la presse)
est de son côté. Cela devrait le consoler et puis, diantre! on ne
meurt pas d'un blâme unanime de l'assemblée des élus orchestré
par deux énervés de la "rectitude politique". Il n'a qu'à
dire qu'il s'est exprimé maladroitement et qu'il retire ses propos. Il
le fera s'il a vraiment à coeur notre combat politique pour l'indépendance.
Tout le monde comprendra qu'il pense ce qu'il pense (avec raison à mon
avis). Ce qui a été dit a été dit. Nos adversaires vont rager de
voir ce feu s'éteindre quand ils croyaient tenir enfin un bon filon
(tison!) de dispute grave parmi les indépendantistes.
Qu'il m'imite, ne tombe pas plus
longtemps dans le piège des fédéralistes sauce John Charest.
Claude Jasmin
Sainte-Adèle |