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1er juillet 2003
Encore
une
fois, votre chroniqueur Laporte se surpassait dimanche dernier. Son
récit du "Rest Area" —sublimé— était un conte étonnant.
Chaque fois que le Stéphane raconte ses aventures de "petit garçon
rêveur", il nous offre une chronique fabuleusement touchante. Quel
talent !
Pas toujours vrai, Dieu merci, cette phrase terrible de notre
brillant dramaturge Wajdi Mouawad : "L'enfance est un couteau
planté dans la gorge". Ni le constat déprimant du nihiliste
Cioran:"De l'inconvénient d'être né". Pas davantage l'émouvant
Gilles Archambault qui, à Côte Saint-Paul, tout jeune, songe à se
jeter à l'eau. Laporte
a eu la chance d'être un enfant rempli d'espoir, d'une vie meilleure à
vivre. Il en a fait —souvent— des petits contes d'une tendresse étonnante.
Je
lui ai déjà manifesté mon admiration, ici, cette fois, je l'implore
de faire publier l'ensemble de ses réminiscences enfantines. Ce serait
un si joli bouquin, si précieux. Nous pourrions, ses admirateurs, tenir
dans nos mains le magnifique florilège d' écrits à propos d'un garçon
handicapé mais pas moins ambitieux de bonheurs ordinaires. Ce
livre ferait tant de bien. Plusieurs éditeurs québécois lui diraient
"oui' s'il acceptait de colliger en un volume ses chroniques sur
son enfance dans l'ouest de la ville... et jusque dans ce "rest
area" de dimanche dernier où, encore, on voit le petit Stéphane
se fabriquer des songes candides, propres aux rêveries d'un gamin déjà
imaginatif. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||