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Claude Jasmin, écrivain |
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Nous devons encourager les
décideurs du « Point » à présenter
davantage de ces
savoureux débats polémiques.
« La critique est le sang de la pensée », Valéry. L’erreur à Radio-Canada, lors de ce
débat « mariage des homos », est d’avoir mis une
personne célèbre, de grande
notoriété, expérimentée, habile en dialectique, face
à un inconnu sans guère d’expérience en la matière. C’était injuste pour Louis Godbout. Il
aurait fallu, pour seul exemple, lui opposer un Richard Martineau
(pro-mariage gay). À part ce vice-de-forme, les altercations
télédiffusées sont une
sacrée bonne idée. Denise
Bombardier, politisée, à la
pensée fort bien structurée,
pas responsable du choix du débater
qu’on lui opposait n’avait
pas à retenir son cheval, ni son épée. Elle a très bien fait. Certains
observateurs, s’ identifiant à
la victime, manifestent un mécontentement
agressif contre
l’habile meneuse de diatribes. Un
correspondant du Devoir, G. Dion, va jusqu’à jouer d’amalgame et lui reproche
d’avoir attaqué (chez Pivot) l’écoeurant
suborneur de mineures avoué, G. Matzneff, disparu du paysage
médiatique depuis.
Un show, ces débats,
dit-on ? Oui et ils sont trop rares. Ils nous changent
de tant de shows télévisés
aux contenus si vains et si
niais, si vides. Denise Bombardier n’a nul besoin de défenseurs,
je le sais, mais comment laisser
passer des attaques
sournoises venues de
jaloux imbéciles qui n’aiment pas son franc-parler, sa lutte contre la
Rectitude politique des couards et
l’odieuse langue de bois.
D’accord ou pas avec ses positions
idéologiques, Denise
Bombardier ne laisse
personne indifférent,
c’est peu dire. L’envie est sale conseillère et la
tentation québécoise de toujours diffamer nos grandes
gueules nuira toujours à l’expression
libre des opinions.
J’en profite pour faire remarquer que Paul Martin, très
probable futur Premier
ministre, déclarait à la télé
récemment que la québécoise « loi-Bégin »
sur l’union civile de conjoints homosexuels
mériterait seulement quelques améliorations.
Espérons qu’il examinera aussi
le PACS (Pacte civil de solidarité) , en France,
qui a su, lui, éviter les actuels débats stériles. Et vive la polémique ! Claude
Jasmin Sainte-Adèle 22 septembre 2003
claudejasmin@citenet.net
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