Claude Jasmin, écrivain
Venue prochaine du « Vooruit » de Gandtexte plus petittexte plus gros


 



 

 

 


 23 mars 2003

 

M. L’éditeur,

Un certaine Aline Apostolska, séjournant à Gand, nous annonce pour le 23 avril (jusqu’au 10 mai) la venue du groupe flamand « Vooruit » de Gand.  Bienvenue mais… un du « Vooruit », Erick Temmerman, lui dit : « Ici, nous parlons quatre langues, de plus en plus l’anglais et de moins en moins le français ». Eh b’en ! « Vooruit » serait peut-être plus à l’aise à Toronto ? Il ajoute : 

« Nous avons plus d’échanges avec Londres, Berlin, Amsterdam (etc.) qu’avec Paris ». Diable ! On peut imaginer qu’a Montréal, où l’on jase bien peu en flamand, les échanges culturels vont se dérouler… in english. Vive les échanges culturelles subventionnées madame la ministre, Louise Beaudoin ? 

       Luc Dewaele de ce même groupe flamand dit : « Ce qui nous unit à Montréal c’est le plurilinguisme, le multiculturalisme » —vive notre survivance française en Amérique où nous ne sommes que 2 %. Comptons sur « Vooruit ». Ce Dewaele ajoute : « Faut faire évoluer le classicisme artistique ». Qu’est-ce que c’est que cela ? Danse et musique contemporaines, certes, peuvent se présenter hors la langue mais  pour échanger vraiment, cette union Québec-Flandre me semble hypothétique en diable. J’aimerais bien savoir si nos ex-résidents du « Vooruit » de Gand, tels Marie Chouinard et Pierre Hébert (cinéaste), échangeaient en français ou en anglais-américain.

       Ou en Flamand mais j’en doute.

 

Claude Jasmin, écrivain

Sainte-Adèle

-30-